Test de Paper Beast (PS4, PlayStation VR)

CONCLUSION

Étrangement envoûtante, l'exploration de Paper Beast est une expérience singulière. De quoi séduire les possesseurs de PSVR à la recherche d'un jeu vidéo unique, à condition d'accepter d'être laissé pour compte au point de se prendre parfois la tête. Heureusement, les moments de contemplation sont plus nombreux que les déconvenues que l'on rencontre, Eric Chahi et son équipe réussissant habilement à encourager les expérimentations. Pas de quoi apporter plus de profondeur au jeu qu'il n'en a ni à inciter à la rejouabilité en revanche, malgré la présence d'un mode bac à sable. Pas incontournable, Paper Beast n'en demeure pas moins remarquable.

Quand le nouveau projet d’une personnalité comme Eric Chahi fait surface, il y a de quoi être intéressé. C’est en tout cas une raison suffisante pour être attentif à ce que le créateur d’Another World et From Dust compte proposer, surtout quand il s’agit d’un jeu destiné au PlayStation VR où les expériences vidéoludiques à part, certes de qualité bien inégale, ne manquent pas. Sur le papier, Paper Beast est un jeu d’exploration. Dans les faits, le titre de Pixel Reef est plus que ça.

Odyssée onirique avec introduction amphétaminique

test screenshot de Paper Beast PSVRDébarquer dans le monde de Paper Beast, c’est un peu entamer le voyage vers l’inconnu. Avec un grand I. L’introduction sous amphétamine y est pour beaucoup puisqu’on se retrouve, après la manipulation hasardeuse d’un véritable faux logiciel, sur une piste de danse à manipuler d’étranges formes sur fond d’un hypnotique Speedy Wonder par TsuShiMaMiRe. Le ton est donné pourrait-on penser, mais il n’en est absolument rien. Loin de là.

Comme pour désorienter un peu plus le joueur, Paper Beast troque rapidement son introduction rythmée pour un univers encore plus étrange avec ce fameux écosystème sauvage où les créatures sont faites de papier.

Se laisser guider

test screenshot de Paper Beast PSVRAvec la DualShock 4 ou la paire de PS Move (l’un comme l’autre, les contrôles répondent très bien), nous voilà partie pour un voyage de quelques heures à peine où jamais nous ne sommes pris par la main. Tout en offrant la curieuse sensation de nous laisser complètement libre, Paper Beast trouve le moyen de guider le joueur vers ses objectifs/ses puzzles par d’ingénieuses mises en situation. C’est intuitif, très intuitif, même si on n’échappe pas à des ratés tant Pixel Reef ne donne aucune indication au joueur.

Bien sûr, l’extrême linéarité du jeu aide aussi à trouver la marche à suivre ce qui, dans certaines situations, se révèle bien utile avouons-le. Loin de nous l’idée d’être pris par la main, mais on n’est pas contre un minimum d’information. Là où Paper Beast excelle en revanche, c’est dans sa manière de lier la faune à la flore. Des éléments difficilement descriptibles, comme l’ensemble de l’univers du jeu, mais dont les interactions offrent des moments de contemplation très agréables.

L’envie d’y retourner ?

test screenshot de Paper Beast PSVREt si aucun but n’est donné au joueur au travers des différents chapitres, libre à lui d’explorer tout ce qu’il peut pour dégoter quelques petits secrets mais aussi accéder à tout ce que l’aventure à a lui offrir (c’est aussi utile pour débloquer tous les éléments à utiliser en bac à sable). L’aventure, justement, elle est hélas courte (comptez 2-3 heures selon les profils) et ce n’est pas le mode bac à sable qui va plaider en la faveur d’une rejouabilité.

On a beau apprécier l’univers dans lequel Paper Beast nous a plongé, la carte de la création ne fait effet qu’un temps en bac à sable et on se lasse, après quelques expérimentations, de ce mode libre. La facture (29,99€) peut du coup paraître un peu salée.

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Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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