Test de ONRUSH (PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, sur PlayStation 4 Pro, fournie par l’éditeur.

A l’aise Blaise !

ONRUSH débute comme tout bon jeu d’engins motorisés moderne qui se respecte : par une voix off “trop chébran”. Codemasters a eu le bon goût de zapper le sempiternel quinqua à la puberté tardive au profit d’une voix suave, que l’on appellera Trish, digne des JOI vidéos les plus prisées des polissons du web. Profitons de cet aparté de bon goût pour torcher la question de l’habillage du titre : ONRUSH est un titre désespérément ringard. Qu’il s’agisse de la narratrice affamée, des danses des pilotes, des cinématiques ou tout simplement des couleurs choisies, tout semble venu d’un autre temps. En plus, les menus sont laids. Sur un jeu à 20 euros trouvable sur la 27ème page de la boutique Steam, pourquoi pas. Venant d’un jeu Codemasters vendu plein pot, c’est inconcevable.

Bref, en une poignée de métaphores graveleuses, Trish nous présente ce qui semble être un jeu de course… sans course. C’est là toute la spécificité de ONRUSH, qu’il est impossible de vendre en l’état. Un titre dans lequel l’important n’est pas d’être devant tout le monde, mais constamment au milieu d’une meute féroce de véhicules lancés à toute blinde, dans 4 modes introuvables chez la concurrence, ce n’est pas commun. D’autant plus que chaque véhicule possède ses propres spécificités, à savoir non pas des atouts de vitesse ou d’adhérence, mais bien des capacités propres, qui lui permettent d’avoir plus de boost et plus de « rush » pour défoncer tout le monde. Certains parleront de League of Legends ou de Overwatch. Pourquoi pas. Après tout, il s’agit bien d’un jeu en équipes, avec des capacités, dans le but d’accomplir un objectif parmi les quatre proposés.

(Very) fast and (even more) furious

Sauf que contrairement à un Overwatch, la différence entre les huit modèles proposés par le jeu ne semble pas si flagrante. Déjà à l’écran, il est parfois difficile de voir ces effets matérialisés, mais alors manette en main, c’est peu ou prou la même chose dans tous les cas. ONRUSH ne nécessite littéralement que 3 touches : accélérer, booster (donc accélérer encore plus) et rusher (donc booster encore plus). La vitesse, la vitesse encore, la vitesse toujours. La volonté derrière ONRUSH, de l’aveu même des développeurs, est de ne jamais lâcher le joueur. Un peu en retard ? Il est téléporté près des autres voitures. Trop en avance ? Même sentence. Tout est fait pour imposer un rythme fou furieux aux épreuves. Force est de constater que la sauce prend totalement.

Quel pied de voir les véhicules s’entrechoquer à tout blinde, dans une multitude d’effets pyrotechniques que ne renierait pas un Michael Bay des beaux jours ! A la manière d’un Titanfall, les deux équipes sont accompagnées d’IA faiblardes qui viennent se mêler à la course, rajoutant une couche de chaos à l’ensemble. Pour faire simple : on n’avait plus vu jeu de bagnoles aussi véner depuis Burnout Revenge, il y a 12 ans. Malheureusement, en solo, on tourne rapidement en rond, faute de contenu. Aussi grisantes soient les courses, la variété vient très rapidement à manquer, aussi bien dans le renouvellement des objectifs que du design des tracés. Ce qui nous amène logiquement vers le multi, qui vient compenser la faiblesse du contenu par un intérêt décuplé. Il faut réellement coopérer pour espérer gagner des parties, même si les parties rapides voient de trop nombreux joueurs « se la jouer perso ». Les parties classées n’étant pas encore disponibles, nous n’avons pas été en mesure de juger de leur intérêt. On espère que le titre sera suivi sur la durée par une solide politique de DLC, avec l’ajout de nouveaux modes et de cartes un peu plus folles. Un comble que Forza Horizon puisse se payer du Hotwheels quand ici il faut se contenter de banals canyons !

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
RÉGRESSIF
7
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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