Test de Night Book (PC, PlayStation, Xbox)

CONCLUSION

Julie Dray réalise une belle performance, cela ne sauve pour autant pas Night Book de la médiocrité. Dans cette nouvelle production, les britanniques de Wales Interactive tentent de jouer la carte de l'horreur et de l'occulte mais à aucun moment l'expérience ne se montre capable de nous faire frissonner. Au mieux, un ou deux sursauts nous guettent. Au pire, on pouffe de rire devant le jeu d'acteur de la plupart des seconds rôles et on hausse le sourcil devant la pauvreté de l'histoire. Très court, Night Book est censé profité d'une grande rejouabilité avec ses plus de 220 scènes à découvrir. Encore faut-il avoir envie de revivre cette aventure également très limitée dans sa structuration.

Un jeu en full motion video, nous en gardons un bon souvenir grâce à Late Shift. La production de 2016 de Wales Interactive s’était montrée convaincante, tant sur le rythme que sur la réalisation. Presque une exception cela dit, le genre ayant connu bien des déboires depuis quelques années malgré quelques pépites (Her Story en tête). Mais Wales Interactive n’a pas envie de laisser tomber la fiction interactive et persiste en cet été 2021 avec Night Book. Une histoire orientée horreur qui a la particularité d’avoir été tournée lors du confinement.

À chacun son Kannar

night book screenshot test jeuxvideo24En précisant les conditions de tournage de Night Book, Wales Interactive cherche surtout à justifier le fait qu’on ne voit jamais deux acteurs ensemble à l’écran. Ici, chacun est chez soi et les interactions entre personnages se font par écrans interposés. Pas gênant cela dit, et le fait de vivre la fiction à travers l’écran du PC de l’héroïne principale trouve pleinement sa justification. On suit ainsi la mésaventure de Loralyn, une interprète qui travaille de nuit dans son appartement.

Enceinte, la jeune femme doit composer avec son père à moitié fou, enfermé dans la chambre d’à côté. Parce qu’il est parti à l’autre bout du monde, pour plancher sur la construction d’un complexe hôtelier sur des terres a priori sacrées (le coup du cimetière indien, vous voyez le genre ?), le petit-ami de Loralyn a installé tout un tas de caméra de sécurité dans l’appartement. Ce sont les images de ces caméras, ainsi que la webcam de l’héroïne (et de rares fois l’écran d’un smartphone), qui sont utilisées pour raconter le récit. Pratique.

Maudit ou mauvais ?

night book screenshot test jeuxvideo24Le problème de Night Book est que son récit semble toujours décousu. Lorsque ce ne sont pas les scènes qui sont maladroitement imbriquées, c’est l’intrigue qui peine à convaincre. Le jeu a beau se targuer de proposer plus de 220 scènes à découvrir (après notre premier run, seule une quarantaine ont été visionnées) et quelques 15 fins différentes à débloquer, il est difficile de trouver de la cohérence à certains moments. Des raccourcis scénaristiques grossiers, des faux raccords, des décisions à prendre dont les conséquences sont douteuses… On est prisonnier d’une histoire à la structure très limitée et qui nous impose une poignée de choix à des moments donnés.

 À retrouver : Notre vidéo de l’expérience complète de Night Book.

Dans sa réalisation, la nouvelle fiction interactive de Wales Interactive paraît également faiblarde à bien des moments. Les décors, basiques mais efficaces, ne sont pas à remettre en cause. Difficile en revanche de se satisfaire des effets vidéos digne d’une série Z, sans parler des acteurs qui paraissent pour certains bien peu impliqués. Cela concerne la majorité des rôles secondaires, parmi lesquels le britannique Colin Salmon donne heureusement l’impression de surnager. Quant à l’actrice principale, la française Julie Dray, elle est convaincante dans un rôle qui ne lui permet pourtant pas de pleinement s’illustrer.

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Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox Series X.

Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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