Test de Nelke & the Legendary Alchemists : Ateliers of the New World (PS4, Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

Firis, Sophie, Marie, Viorate et tous les autres

Nelke est nulle en alchimie. Mais alors vraiment, vraiment nulle. Le cœur lourd, elle a donc décidé d’abandonner cette voix et de se tourner vers une quête de première importance pour elle, à savoir trouver l’Arbre de Granzweit qui, selon la légende, posséderait des propriétés extraordinaires. Son père ne s’y oppose pas, mais à une seule condition : qu’elle deviennent l’administratrice du petit village de Westwald. Issue de la noblesse, la jeune femme n’a pas d’autre choix que d’obéir et de se rendre sur place avec sa servante Misty.

Sur place, le duo de choc va rencontrer des habitants tous plus charmants les uns que les autres, mais aussi et surtout tout un tas d’alchimistes, qui semblent comme magiquement attirés par les lieux, leurs expérimentations les faisant même venir du futur ou d’univers parallèles. Une coïncidence un peu grosse pour Nelke, qui va donc la conforter dans l’idée qu’elle cherche au bon endroit.

Pour cet épisode anniversaire, Gust a donc décidé d’offrir aux joueurs une sorte de Menu Maxi Best Of de la série Atelier en faisant venir des personnages des épisodes précédents. On peut ainsi retrouver les héroïnes du dernier épisode en date, Lydie et Suelle, ou encore celle du tout premier opus de la licence, Marie. Malheureusement, tous ces protagonistes ne feront pas tinter la cloche de la nostalgie chez les joueurs occidentaux, pas mal d’épisodes n’ayant jamais eu droit à une sortie en dehors du Japon. Difficile donc de comprendre certaines private joke et autres liens pouvant unir certains personnages entre eux. Mais, malgré tout, on reste ravis de revoir ces héroïnes avec lesquelles on a passé des heures à ramasser des matériaux et tenté de créer des objets via l’alchimie…

Atelier City Simulator

Et l’alchimie restera hélas de l’ordre du souvenir, Atelier Nelke & the Legendary Alchemists ne proposant pas de jouer au petit chimiste. Hé oui, cet opus laisse totalement tomber le cycle habituel des Atelier (Exploration / Cueillette / Combats / Alchimie) pour se concentrer totalement sur de la gestion. Car, comme son père lui a demandé, Nelke doit faire prospérer la ville de Westwald.

Durant les “Weekday”, le joueur doit donc construire des bâtiments, choisir quelle personne travaillera à tel endroit, quels objets vendront les boutiques ou encore quelles choses les alchimistes devront créer (pour ensuite les vendre, donc). Évidemment, l’argent est à prendre en compte, mais il est quasiment impossible de finir à sec dans ce titre. En revanche, il peut parfois être plus compliqué de terminer tous les objectifs dans le temps imparti tant certains sont flous. Par exemple, l’une des missions principales est de construire de gros bâtiments. Seulement voilà : il faut d’abord les débloquer, ce qui peut arriver de manière totalement aléatoire.

Nelke & the Legendary Alchemists laisse totalement tomber le cycle habituel des Atelier (Exploration / Cueillette / Combats / Alchimie) pour se concentrer totalement sur de la gestion.

Sans être foncièrement difficile, le dernier né de Gust peut ainsi parfois mener le joueur au Game Over tout simplement parce qu’il n’aura pas été assez clair dans ses objectifs… Ce qui est franchement frustrant. Frustrant, c’est d’ailleurs le terme qui conviendrait le mieux à tout le titre qui préfère laisser le joueur totalement passif. Ce n’est pas à lui de faire de l’alchimie, ni même de la cueillette. Il doit ainsi se contenter de voir son petit groupe se balader à l’endroit de son choix et ramasser des matières premières à intervalles réguliers. La seule chose sur laquelle il est possible d’influer durant les phases d’exploration est le fait de marcher ou de courir. Marcher prendra du temps mais permettra de récupérer beaucoup de choses, alors que courir empêchera la cueillette mais lancera davantage de combats.

Fullegendary Alchemist

Les combats, d’ailleurs, sont les seuls moments où l’on peut réellement passer à l’action. En tout cas si l’on choisit d’inclure dans l’équipe autre chose que des alchimistes, ceux-ci agissant seuls (et pouvant totalement renverser l’issue d’un combat grâce à leur magie). Mais, là encore, il n’y a rien de vraiment foufou, les jeux Atelier ne s’étant jamais vraiment démarqués grâce à leur système de combat. On a donc quelque chose d’extrêmement basique pour du RPG, le seul élément un peu différent étant la jauge de Burst qui booste l’équipe une fois activée. Finalement, et ironiquement, on basculera bien vite ces affrontements en mode automatique, ceci permettant d’accélérer le temps et donc d’éviter des combats interminables. Dommage.

L’exploration vient marquer la fin de la seconde grande phase du jeu avec les Weekday, à savoir les Holiday. Durant ce moment, Nelke peut demander à ses alchimistes des recherches spécifiques si les conditions sont débloquées, mais aussi et surtout interagir avec les autres. Attention toutefois, il n’est pas question ici de descendre en ville et de se balader dans les rues pour tailler la bavette avec les habitants. Lorsque quelqu’un veut dire quelque chose, son nom apparaît dans une liste et c’est au joueur de faire son choix, sachant que chaque discussion prend un certain temps et que ce temps est limité.

Doit-on alors parler avec tous ceux qui le désirent ou se concentrer sur l’exploration ? Là encore, c’est frustrant, d’autant plus qu’il faut atteindre un certain équilibre pour pouvoir progresser dans le titre. Les matières premières sont certes vitales, mais tout comme les degrés d’affinité que l’on a avec les alchimistes, qui peuvent par ailleurs donner des missions importantes ou débloquer de nouveaux bâtiments.

Brave New World

Finalement, entre les conversations et l’exploration durant les phases de Holiday, et la construction et les commandes des phases de Weekday, le joueur tombe rapidement dans la routine. Atelier Nelke & the Legendary Alchemists est extrêmement répétitif et ne fait hélas rien pour rattraper la chose, même s’il tente de noyer le poisson en balançant à un rythme régulier des dialogues au mieux insipides, au pire véritablement agaçants. Des dialogues doublés en japonais mais évidemment uniquement traduits en anglais, Gust ne changeant pas une équipe qui gagne.

Ce constat peut d’ailleurs aussi être fait pour tout l’enrobage du titre, assez semblable à celui de tous les précédents : des personnages assez jolis mais des environnements allant de moyens à plutôt vilains, des musiques d’ambiance très vite répétitives et des temps de chargement certes courts mais omniprésents. Bref, rien de bien neuf à ce niveau-là.

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