Ce test a été réalisé à partir de versions PS4 et Xbox One, fournies par l’éditeur.

Nouveaux horizons

Quand on s’appelle NBA 2K et que l’on possède un contenu déjà gargantuesque, comment grossir le tableau ? En apportant une poignée de nouvelles équipes historiques tout d’abord, notamment les Spurs version 2013-2014 avec un TP au taquet et un jeune Kawhi Leonard explosif. Au total ce sont 68 équipes All-Decade qui répondent présentes, de quoi se refaire quelques belles affiches avant de profiter, pourquoi pas, de l’arrivée de la WNBA.

Tout comme NBA Live depuis deux saisons maintenant, la ligue féminine débarques avec ses stars, ses douze équipes, ses joueuses modélisées avec soin et la possibilité de se lancer dans une saison 100% WNBA (pas de carrière ni de management au féminin, donc. Une première incursion du basket féminin plutôt timide cela dit puisque le gameplay, lui, est inchangé par rapport aux parties en NBA. Si l’effort de 2K et Visual Concepts est louable, il n’est que le premier pas vers une présence renforcée de la WNBA (mais pas que ?) dans les années à venir.

Si le gameplay ne change pas selon que l’on joue en WNBA ou NBA, cela ne signifie pour autant pas que NBA 2K20 fait l’impasse sur les nouveautés côté jouabilité. Fort heureusement non. N’attendez pas de gros bouleversements pour cette franchise qui semble avoir atteint sa perfection depuis quelques saisons maintenant, mais plutôt de petites touches notables et appréciables. En premier lieu : la défense. Plus que jamais, intercepter la balle requiert un sens de l’observation et du timing. Mieux encore, piquer la balle des mains adverses ne signifie pour autant pas que ce dernier ne cherche pas à rattraper le coup, offrant des situations exaltantes où chacun s’arrache pour la possession du ballon.

Au revoir les interceptions à tout-va donc, on apprécie aussi que le jeu nous oblige à faire appel à de vrais schémas tactiques pour enchaîner les séquences de dribbles (profitez des animations des superstars ne suffit donc plus) ou encore de la possibilité de personnaliser son mouvement sous le cercle pour éviter la punition d’une défense trop bien préparée.

N’attendez pas de gros bouleversements de gameplay, mais plutôt de petites touches notables et appréciables.

Ma Carrière : la marque d’un géant

Premier gros morceau de NBA 2K20, et mode de jeu que l’on préfère dans la série, la Carrière a droit à une version 2020 de haute-volée. Après un détour par un menu de création de joueur retravaillé et plutôt complet, on incarne un jeune prodige, Che, qui met volontairement à mal sa carrière universitaire pour prendre la défense de l’un de ses coéquipiers gravement blessé et « abandonné » par l’école.

Un scénario qui fait le choix judicieux de nous montrer la progression classique d’une jeune pousse du basket US, de l’université aux premiers pas en NBA en passant par la NBA Combine, les essais avec les équipes NBA, la Draft et la Summer League. Encadrez les parties et les entraînements par un scénario convenu mais agréable à suivre avec des cinématiques soignées et bien réalisées (coucou à Rosario Dawson et Idris Elba, au passage) et vous obtenez l’un des meilleurs démarrages en mode Carrière de la série. Tout simplement. On regrette d’autant plus l’arrêt brutal de cette scénarisation dès nos débuts en NBA, dommage.

Ce que l’on ne regrette pas en revanche, c’est la possibilité de débuter une autre partie en mode Carrière en zappant toute la partie scénarisée du prélude. L’intérêt ? Profitez de toutes les fonctionnalités offertes par le créateur de joueur où l’on ne sélectionne plus seulement les traits et qualités physiques de notre personnage, mais aussi ses spécialités, ses limites et tous les aspects qui lui octroieront au final un archétype totalement personnalisé.

Impossible de trop abuser de telle ou telle caractéristique donc ni d’être trop incohérent dans le choix des compétences de notre joueur, l’équilibre est trouvé. NBA 2K20 se dote aussi d’un nouveau système pour la progression et le déblocage des Insignes. Ces derniers se méritent, clairement, et leur nombre accru tende à conforter l’idée que l’on doit spécialiser son poulain dans un secteur bien précis.

Il fait quoi Mon Joueur ? Il joue aux cartes avec Mon GM.

Au-delà du mode Carrière, notre « Che » (ou peu importe le pseudo que vous lui choisirez dès qu’il entrera en NBA) peut évoluer dans les rues toujours aussi déroutantes du quartier. On ne va pas se mentir, on est toujours aussi dubitatif face à ce hub dont le principal mérite est de permettre les accès aux compétitions en ligne sur les nombreux terrains du Park. De nombreuses activités plus ou moins réussies, on préfère franchement ne pas trop traîner dans ce quartier pour plutôt nous diriger vers le chronophage Mon Équipe.

Bon, si vous avez déjà passé pas mal d’heures à compléter votre collection de cartes dans 2K19, vous constaterez rapidement que les évolutions sont peu nombreuses dans cette cuvée. Tout juste peut-on noter des cartes à faire évoluer en accomplissant des objectifs bien précis lors des matchs. C’est peu mais même avec si peu de nouveautés, Mon Équipe reste un pilier solide de l’expérience NBA 2K.

De son côté, Mon GM a droit à une révision en profondeur avec un mode rebaptisé Mon GM 2.0. Tout comme Mon Joueur, on est invité à créer son GM avec son propre style et surtout plusieurs compétences à développer en fonction du secteur que l’on veut privilégier. Que l’on soit un adepte des finances ou un GM qui ne jure que par les infrastructures, libre à nous d’exceller dans le ou les domaines de notre choix sachant qu’il faut toujours veiller à remplir les objectifs du propriétaire de la franchise.

Enfin, toute l’évolution en mode Mon GM 2.0 repose sur un système de Points d’Action, des points qui se gagnent au fil des succès mais aussi des discussions avec le coach, les différents membres de l’équipe et le proprio. Si on salue la volonté de Visual Concepts de casser un peu les codes de l’ancienne version de ce mode, on regrette les discussions un peu surfaite qui alimente ce Mon GM 2.0, les situations parfois improbables et les conséquences pas toujours mesurées de nos choix d’évolution. Pas de quoi plomber l’excitation des managers en herbe, mais ils sont prévenus.

Dans NBA 2K20, la Carrière a droit à une version de haute-volée.

VC par-ci, VC par-là

On pourrait conclure ce tour d’horizon de NBA 2K20 en évoquant la technique toujours aussi impressionnante du jeu, ses modélisations à tomber par terre et ses animations de grandes classes. Mais ce serait trop facile. Et surtout ce serait occulter le point noir de ce volet, voire de la franchise, la monnaie virtuelle VC et ses (trop) nombreux appels du pied à céder à de véritables euros.

Au cœur de nombreuses mécaniques du jeu, et essentielle pour progresser convenablement dans les modes Ma Carrière et Mon Équipe, la VC est plus que jamais présente dans ce nouveau NBA 2K. Rien n’oblige le joueur lambda à mettre la main au porte-monnaie, certes, mais la progression est tellement lente et peu reconnaissante à la base que l’on imagine mal comment un acheteur de NBA 2K20 peut s’en sortir convenablement en ligne face à ceux qui payent la VC, à moins de jouer 20h/24h 7 jours sur 7.

Vous ne jouez pas en ligne ? Le constat est à peu près le même si l’on s’en tient aux plaisirs en solitaire, tant pour avoir un avatar crédible en NBA que pour mettre la main sur des cartes potables en Mon Équipe. Alors oui on l’aime notre NBA 2K20 et on passe d’innombrables heures en Carrière et en Mon Équipe, mais on aurait clairement souhaité que la loyauté des fans soit récompensée autre que par l’omniprésence de l’écran d’achat de Packs de VC (entre 5 et 100 euros…).

Il paraît que les joueurs ont le pouvoir de faire changer les choses et de faire évoluer les mentalités sur l’usage de la monnaie virtuelle. Reste que pour le volet précédent, déjà au cœur de la polémique sur le sujet, les ventes de VC ont apparemment atteint des sommets. Alors pourquoi 2K se priverait d’une telle mécanique alors que la demande est bel et bien là ? À ceux qui haussent le ton d’être cohérents avec leur pratique donc, peut-être que NBA 2K affichera alors un autre visage pour ne laisser apparaître que ses nombreuses et brillantes qualités.

LE VERDICT
TENANT DU TITRE
8
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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