Test de Moving Out (PC, PS4, Nintendo Switch, Xbox One)

CONCLUSION

Incontestablement fun dès que l'on arrive à réunir de 1 à 3 personnes autour de soi, Moving Out sait aussi gâter ses joueurs avec un honnête contenu et un challenge pas inintéressant pour qui veut se lancer dans la quêtes des scores parfaits. Mais au-delà de son caractère charmant et charmeur, le jeu de DevM Games et SMG Studio n'arrive jamais à passer à l'étape supérieure et stagne dans un esprit bon enfant. La coopération, si elle est au cœur du gameplay par diverses mécaniques, n'est hélas pas au centre des intentions de Moving Out et ne récompense que ceux qui savent composer avec une maniabilité excentrique plutôt que de réellement encourager le travail d'équipe. Idéal pour déménager, oui, mais pas sûr que Moving Out sache s'imposer une fois l'emménagement digéré.

Après avoir régalé les papilles avec ses Overcooked, la Team17 s’en est allée trouver les développeurs de DevM Games et SMG Studio pour tout déménager dans Moving Out. De la coopération, du fun et des engueulades dans un jeu qui donne envie de faire ses cartons, c’est ça Moving Out.

Quel est le c** qui a jeté les cartons ?

moving out screenshot testNouveaux salariés d’une entreprise de déménagement, le joueur et ses acolytes se voit tout d’abord confiés le déménagement de maisons relativement modestes. Meubles classiques (canapé, table, lit…) et appareils électroménager basiques (réfrigérateur, TV, radio…) à déplacer d’une maison jusqu’à un camion, les premiers niveaux permettent de tranquillement prendre en main le jeu de DevM Games et SMG Studio et de se familiariser avec son concept ultra-simple : déménager un nombre donné d’objets en un temps minimum.

Une fois les bases posées, Moving Out peut dévoiler son environnement (la ville de Packmore) où l’on se déplace en camionnette (coucou Overcooked) pour passer d’un niveau à un autre. Là encore, la structure n’est pas inédite pour deux sous mais elle colle à l’esprit du jeu et à sa volonté de nous permettre d’enchaîner rapidement les parties. D’ailleurs, notez que le titre se compose d’une trentaine de niveaux auxquels se greffent d’amusantes épreuves d’adresse et des mini-jeux dispensables, le tout étant absolument à faire en coop tant le mode solo est d’un ennui mortel.

moving out screenshot testPreuve que le jeu à plusieurs est encourager, tout est fait pour faciliter l’accès au gameplay de Moving Out avec des options d’accessibilité dont certains feraient bien de s’inspirer et des paramètres permettant de ne pas freiner la progression si le challenge venait à être trop élevé. Ici tout le monde a droit de jouer, de s’amuser et d’enchaîner les niveaux même sans viser le meilleur scoring. D’un autre côté, les complétistes ont de quoi s’occuper s’ils souhaitent obtenir la meilleur d’or à tous les levels mais aussi s’attaquer aux objectifs bonus (3 par niveauà.

C’est marqué « fragile »

L’une des particularités de Moving Out est sans conteste ses objets qui ne peuvent être déménagés qu’à deux. Vous essayez de déplacer un canapé tout seul ? Bon courage. Votre avatar va suer à grosses gouttes, n’avancer que très peu et même lâcher quelques pets désespérés devant la lourdeur de la tâche. On se rend rapidement compte qu’une stratégie doit incontestablement être mise en place pour s’occuper de ces encombrants objets avant que chacun ne se répartisse le reste des choses à déménager. C’est là que l’aspect stratégie du jeu entre dans le danse et que la coop commence à devenir délicieusement infernale.

moving out screenshot testComme dans Overcooked et bien d’autres, on s’engueule, on s’accuse, on se fâche et on se marre dans Moving Out où tout est toujours la faute de notre compagnon lorsque l’on échoue alors que la réussite est forcément personnelle quand tout se passe sans encombre. Bref la mauvaise foie bât son plein. Mais contrairement à son modèle culinaire, le jeu de DevM Games et SMG Studio n’arrive jamais à atteindre le degré de fun coopératif que l’on espère. Le manque d’un « je ne sais quoi » qui rend le jeu certes fun mais pas aussi exaltant qu’espéré.

Des moufles à la place des mains

La jouabilité du jeu à l’approche volontairement brouillonne est peut-être pour quelque chose dans cette impression de rester sur notre faim. En effet, la réussite dans Moving Out ne doit parfois pas tant à notre aptitude à coopérer qu’à la capacité de chacun de composer avec la physique « poupée de chiffon » des personnages.

moving out screenshot testLe résultat peut donner une expérience frustrante, comme lorsque l’on essaye de jeter un canapé dans le camion mais que l’un des joueurs ne vise pas le bon endroit, parce qu’il a le stick légèrement décalé sur le côté. Conséquence ? Le jet de canapé dans le camion se transforme en un pathétique lancé sur le bord de la route. Fâcheux. Idem quand il s’agit de simplement déplace un encombrant, tâche qui peut vite devenir laborieuse quand on se coincer dans le décor…

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par le distributeur, sur Xbox One.

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Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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