Test de Monster Hunter World : Iceborne (PC)

CONCLUSION

Iceborne est une très chouette addition à la base solide qu'était Monster Hunter World. Joli avec le pack de texture HD, bourré de détails amusants, de trucs inutiles mais marrants et de mini-jeu débiles mais divertissants, le jeu respire la joie, la bonne humeur et propose de nombreuses heures de contenus à faire tout seul, avec des amis ou en ligne avec des inconnus. Il faudra juste passer outre certains défauts de conception, plus agaçants que rebutants. Préparez-vous juste à en baver sévère sur certains combats, mais aussi à réveiller vos voisins avec vos cris de joie une fois le monstre à terre. Et oui, les titres des différentes parties de ce test ont été inspirés par les magnifiques cinématiques des petits chats qui nous préparent à manger...

Après quatre mois à attendre sa sortie sur PC, la première extension de Monster Hunter World a finalement pointé le bout de son museau en début d’année. Après le succès de la version vanilla, il ne nous restait plus qu’à vérifier si Capcom était capable de confirmer son essai.

Note de l’auteur : On va faire un travail d’imagination collective. Imaginez-vous quelques mois plus tôt. Non. Mieux ! Imaginez le lapin blanc. “En r’taaaaard, je suis en retard !” hurle-t-il en apportant son test bien à la bourre comme il faut. Voilà ! Maintenant, rajoutez lui un peu du gras de bidoche, et vous avez votre serviteur qui se lance dans son test sur Monster Hunter World : Iceborne.

Rafraîchissement polaire

Image de Monster Hunter World sur PC Steam, jeuxvideo24Avant de commencer à parler de l’extension, il faut se situer un peu. Monster Hunter World nous avait laissé un super souvenir (et pas loin de 180h de jeux), du contenu de quoi occuper le premier confiné venu. L’histoire principale n’était pas folle (on était plus ou moins là pour sauver l’écosystème d’un nouveau monde en butant ses habitants) mais le jeu nous faisait progresser de palier en palier de difficulté de manière fluide, jusqu’à nous lâcher dans un endgame rythmé par la sortie d’événements (les patchs ajoutant des boss, souvent en partenariat avec d’autres licence comme The Witcher).

Le plus marquant aura été l’événement en partenariat avec Square-Enix et Final Fantasy XIV, nous laissant un monstre qui nous aura arraché un cri de victoire (de quoi réveiller un mort) lorsqu’enfin on avait réussi à le voir tomber : le Béhémoth. Alors c’était sympa mais au bout d’un moment, on sentait la lassitude pointer le bout de son nez. Les équipes de Capcom ont cependant travaillé dur et Iceborne est arrivé juste à temps. Au programme : une nouvelle campagne, plein de nouveaux monstres à tuer, des nouvelles maps. Bref, forcément, on a affuté nos marteaux et nos cornemuses, et on est parti se cailler les miches dans le grand froid.

Bavard-oise et limonade

La campagne commence et le premier défaut pointe le bout de son nez : purée que c’est bavard ! Les cinématiques CGI sont certes toujours aussi cool à regarder, mais il est conseiller de laisser la logique rangée bien comme il faut dans un tiroir. Partez du principe que vous et vos compagnons êtes stupides, et vous vous mettez volontairement dans la mouise. S’enchaînent donc des situations où vous imprimerez vos doigts sur votre front à grand coup de facepalm, et quand la cinématique se termine enfin, ce sont les phalanges d’un monstre qui s’impriment sur votre perso.

Le jeu est bête sur ce point là. Ce n’est pas méchant mais à chaque cinématique introduisant un nouveau monstre, le cut entre la phase video et la phase gameplay est trop brutal, et ça commence par un combat très difficile où l’on est déjà mid hp avant d’avoir pu dire Palico. Le jeu aussi force sur des dialogues monotones au possible, où Capcom se permet l’économie des doublages pour nous mettre des onomatopées à chaque ligne. C’est donc au rythme des “huh”, “HAHA !” et autres “hmmmm…” que vous allez apprendre les tenants et aboutissants qui vous conduiront à éradiquer une nouvelle créature. Si cet aspect un peu niais de la campagne n’est pas embêtant, le point suivant est vraiment plus problématique.

Routine de Kuru Yaku

Monster Hunter World est vendu comme un jeu coop, tout est fait dans le jeu pour vous pousser à partager l’aventure avec des amis, ou encore des râleurs à la cornemuse qui ne font que mourir. Mais le jeu vous oblige à faire des étapes chiantes comme les histoires de Tata Monique pour vous permettre enfin de jouer en multi. Détaillons.

S’enchaînent donc des situations où vous imprimerez vos doigts sur votre front à grand coup de facepalm, et quand la cinématique se termine enfin, ce sont les phalanges d’un monstre qui s’impriment sur votre perso.

Le pattern est très simple. Vous venez de latter une créature, et la campagne va introduire une nouvelle menace à éradiquer. Première phase pénible, l’exploration en solo. Le joueur va devoir se promener dans le monde, suivre des petites lucioles qui vont le guider sur des échantillons ou autres traces de patte à analyser. Le tout rythmé par des mini-dialogues où votre assistante, un PNJ qui vous accompagne partout, viendra commenter vos découvertes tout en bloquant vos contrôles, des fois jusqu’à une minute pour dire “ho regarde, ça doit être le monstre que l’on chasse, il a dû sûrement passer par là”. Super. Merci.

Cette phase d’exploration est obligatoire, impossible de passer ces mini-scènes où parfois il ne se passe rien, et on attend que le PNJ finisse son “incroyaaaaaable”. Mais, quand on arrive au bout, on a enfin la cinématique d’introduction du monstre dont on a ramassé les poils de cul dans la forêt juste avant et on en prend plein les yeux. Iceborne se permet une certaine longueur pour vous introduire la bestiole en vidéo, ce qui délaye encore plus votre phase en multijoueur. Bref, la cinématique se termine, le monstre vous met une grande baffe, vous courez pour vous éloigner et rentrer au camp ou claquer une fusée de détresse pour que votre pote vous rejoigne. Tout sauf fluide et intuitif.

Du topping sur mon couscous

Ces désagréments mis de côté, Monster Hunter World : Iceborne reste au final un grand panard. Une fois que les combos de notre arme sont appris, c’est un vrai festival ! Et le jeu s’est étoffé, des coups ont été rajoutés pour chacune des 14 armes. On note aussi l’ajout de combos permettant d’utiliser la grande nouveauté du jeu : le grappin. Assez jouissif une fois maîtrisé, l’outil permet de se cramponner plus facilement sur nos ennemis, pour déclencher des phases où l’on bourrine son dos pour ensuite le faire tomber au sol, octroyant ainsi à vos équipiers une phase de bourrinage sans risque.

Monster Hunter World : Iceborne mise à jour 3 screenshotMais ce n’est pas tout, les phases de grappin ajoutent une nouvelle mécanique : celle de diriger le monstre pendant sa course. A grand coup de poing dans la tête, vous allez pouvoir orienter votre adversaire pour le rapprocher d’un mur, et si vous videz vos munitions de votre fronde sur sa tête vous allez le projeter sur le mur et l’assommer, là encore pour offrir une fenêtre de DPS à votre équipe.

Bref Monster Hunter World s’est étoffé de nouvelles mécaniques rendant les combats un peu plus stratégiques, ce qui est vraiment un plus vu la foire que pouvaient être certains affrontements dans la version vanilla du jeu. Mieux, en coop avec des copains en vocal ça rend vraiment certains combat triviaux. Chacun va ainsi assomer le monstre à tour de rôle pour lui infliger un maximum de dégâts.

Le bestiaire lui-aussi s’est étoffé et certains combats seront particulièrement galères à appréhender. Même s’il y a eu de la rage, des cris et des larmes, tout a été un régal. Par contre, pour éviter les révélations infâmes (car la découverte de ces monstres est vraiment chouette par moment), on évite de vous spoil tel un très cher rédacteur d’un site Xbox (il se reconnaîtra) histoire de ne pas vous gâcher la fête.

Raclette sans pain

Par contre, il y a quelques hics qui viennent entâcher l’aventure et c’est bien souvent les mêmes défauts qui étaient présents dans le jeu de base. Le principal problème est parfois la capacité que les boss ont à pouvoir vous enchaîner comme jamais. Bien que ce défaut est souvent dû au joueur qui bourre la touche pour se relever trop tôt, ou un mauvais placement bref, une mauvaise connaissance du combat en question, cela ne reste pas moins frustrant car on peut littéralement se faire enchainer jusqu’à la mort sans ne rien pouvoir faire.

Monster Hunter World : Iceborne mise à jour 3 screenshotEn multi c’est le pire. S’écarter de votre groupe pour prendre une potion enverra un message télépathique au monstre qui décidera de ne bouffer vous et que vous. Il y a aussi la problématique du monstre “fuyard”, entendez par là que parfois l’IA va écourter les combats et le monstre va changer de zone. Si la mécanique est classique à un Monster Hunter, ici c’est frustrant au possible car on a parfois l’impression de passer notre temps à courir après un monstre, alors que le combat est vite plié.

En dernier défaut notable, le jeu est très souvent ponctué d’événement ingame vous permettant de chopper des récompenses très très cool, par contre l’interface et les explications les concernant sont juste imbitables ou incompréhensibles, vous renvoyant vers un youtubeur des bas fond du web qui vous expliquera quoi faire, comment et pourquoi.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

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Gwaudika
Troubadour qui traubade un peu trop. Crie fort quand "ça ne touche pas".

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