Test de Life is Strange 2 Épisode 1 (PC, Xbox One, PS4)

Ce test a été réalisé sur PC à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur.

Douceur d’automne

C’est probablement la première chose que remarqueront les joueurs du premier opus : la plastique de Life is Strange 2 est bien plus jolie que celle de son grand frère. En utilisant la dernière mouture de l’Unreal Engine, Dontnod s’est effectivement donné les moyens de ses ambitions et peut enfin proposer des choses visuellement soignées. Un détail qui a son importance puisque les émotions transmises par Life is Strange 2 passent énormément par le visuel en jouant aussi bien sur les décors que sur des personnages attachants.

Tout en gardant sa petite touche personnelle façon aquarelles peintes à la main, le studio s’est fait plaisir en nous offrant un joli cadre automnal avec des décors hauts en couleurs chaudes et des contrastes finement choisis. Même constat pour les personnages qui sont bien mieux rendus que précédemment, même si on reste toujours un peu sur notre faim au niveau des expressions des visages.

Pour en terminer sur l’habillage on soulignera une bande son très accrocheuse, certes bien moins mélancolique que celle proposée dans les aventures de Chloe et Max, mais qui colle parfaitement à l’ambiance road trip de ce premier épisode. Dommage que la synchronisation labiale soit parfois si hasardeuse et que les anglophobes doivent se contenter de sous-titres en français. L’immersion en pâtit forcément un peu, mais on se permet tout de même de vous conseiller d’essayer de le faire en VO, l’anglais parlé dans le jeu étant vraiment accessible.

Big Brother

Exit Max et Chloé donc, dans Life is Strange 2 on suit l’histoire des frères Diaz, Sean et Daniel. Logiquement le lien du sang apporte d’emblée une relation qui était totalement absente dans le premier opus. Pourtant, malgré ce lien fort, il y a beaucoup à faire pour que les deux frangins s’acceptent et se supportent. Sean, celui que l’on incarne dans ce premier épisode, aurait certainement préféré profiter de sa vie d’ado autrement qu’en devenant une figure paternelle malgré lui. Forcés de prendre la fuite suite à un incident tragique, les deux frères vont donc apprendre l’un de l’autre, même si c’est souvent le petit frère, Daniel, qui ajustera son comportement en prenant exemple sur son grand frère. C’est d’ailleurs quand on le voit mimer des actions que l’on a pu faire durant ces trois premières heures que l’on comprend que nos choix ont bien des conséquences sur le jeu.

Logiquement le lien du sang apporte d’emblée une relation qui était totalement absente dans le premier opus

Si certaines de ces conséquences se voient déjà durant cette introduction, le jeu nous laisse également entendre que plusieurs de nos choix auront potentiellement une incidence plus tard. Ceci étant, après avoir refait l’épisode trois fois avec des choix différents, on se rend bien compte que le jeu suit un fil rouge dont il est difficile de s’écarter, induisant une fausse impression de contrôle mais qui permet malgré tout d’impliquer le joueur. Qui plus est en abordant des sujets aussi profonds que le racisme et l’exclusion, le devoir fraternel, le passage à la vie d’adulte ou encore la solidarité Dontnod arrive sans problème à nous prendre aux tripes et faire en sorte que l’on s’attache très vite aux deux minots. Sans être niaisement tire aux larmes le jeu parvient à nous mettre en colère lorsque les gamins se font agresser et à nous émouvoir lors des rencontres avec des personnages bienveillants prêts à les aider. Il faut tout de même admettre que certaines situations sont assez convenues et que le studio ne prend finalement que peu de risques avec ce nouveau départ.

Enfin au niveau du gameplay, pas grand-chose à redire puisque le jeu reprend les mêmes principes que l’opus précédent. Un jeu qui utilise beaucoup de cinématiques pour raconter son histoire, le tout étant entrecoupé de passages où l’on dirige Sean pour différentes raisons. Le joueur peut interagir avec un ensemble fini d’éléments du décor pour faire avancer l’histoire, ou avec son petit frère pour essayer de faire évoluer leur relation. Prendre le temps de se poser avec Daniel, lui parler, le rassurer ou s’amuser à le faire râler, voilà différentes options qui permettent, petit à petit, de construire une relation plus ou moins personnelle. Les choix importants sont clairement identifiés à l’écran et demanderont parfois une prise de décision rapide. Des mécaniques largement connues, vues maintes et maintes fois dans les productions Telltale Games notamment mais qui fonctionnent toujours aussi bien au niveau de l’immersion.

LE VERDICT
To be continued
6
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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