Test de Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice


Développeur : CrazyBunch

Éditeur : Assemble Entertainment

Sortie : 18/05/2021

Supports : PS4 / Xbox One / Switch

CONCLUSION

S'il semble avoir pris des leçons de cohérence, Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice n'en reste pas moins un point & click inférieur à ce qui se fait actuellement dans le genre. Certes plus abouti que Wet Dreams Don’t Dry et plus construit dans sa progression, le jeu d'Assemble Entertainment peine toujours autant à moderniser la beauferie de Larry Laffer. Les quelques situations amusantes et les moments qui nous arrachent un sourire ont encore bien du mal à exister dans une expérience qui préfère, hélas, forcer sur les symboles phalliques et les blagues graveleuses plutôt que de chercher à développer les situations loufoques dans lesquelles est plongé Larry.

Moins de deux années après un Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry qui nous a franchement laissé de marbre, Assemble Entertainment a remis ça en sortant sa suite directe : Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice. On profite de l’arrivée de cet épisode sur consoles pour donner une nouvelle chance au dragueur lourdingue Larry Laffer. Oui, il y a du mieux par rapport au jeu de 2018. Non, tout n’est pas rose. Loin de là.

Incorrigible Larry

Leisure Suit Larry Wet Dreams Dry Twice screenshot testOn avait laissé Larry libre mais séparé de son nouvel amour Faith, tragiquement disparue, à la fin de Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry. Si un épilogue avait donné quelques pistes sur le destin de Faith, nul ne savait encore où Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice allait nous mener.

Le ton est donné dès les premières minutes, Larry est bien décidé à retrouver celle qu’il aime. Pas question de partir tout de suite à la recherche de Faith toutefois, les développeurs de CrazyBunch ont concocté une longue, très longue introduction permettant aux nouveaux venus de prendre le train en marche. L’idée est louable, sauf que ces précieuses infos sont balancées de manière assez indigeste. Surtout, elles se permettent d’introduire de nouveaux éléments scénaristiques à la va-vite pour faire une transition grossière avec ce second volet. Soit.

 À retrouver : Notre vidéo des Premières Minutes de Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice.

Leisure Suit Larry Wet Dreams Dry Twice screenshot testAprès ce début déconcertant, on découvre rapidement que Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice a décidé de prendre des couleurs par rapport à son prédécesseur. Les environnements sont plus exotiques, colorés et variés, et les tableaux offrent de jolis détails visuels. Un bon point pour cet épisode dont les scènes s’enchainent d’ailleurs avec plus de cohérence, donnant le sentiment que l’on a droit à une réelle progression scénaristique à défaut de composer avec une histoire pleinement digne d’intérêt.

(Not so) Wet Dreams

Au-delà d’une présentation globale plaisante et d’une progression un peu plus maîtrisée, difficile pour les amateurs de point & click de trouver pleine satisfaction avec Leisure Suit Larry : Wet Dreams Dry Twice. Comme dans tout bon jeu du genre, CrazyBunch nous propose un tas d’objets à trouver, à combiner, pour des énigmes parfois bien tordues. Rien d’original et c’est même pire que ça : le jeu use et abuse des items à ramasser, une overdose de combinaisons et de déductions pour finalement parfois ne faire qu’un tout petit pas dans l’histoire. Huit heures de jeu au final ? Oui, mais combien a-t-on passé de temps à réaliser des actions qui nous paraissaient bien futiles ?

Leisure Suit Larry Wet Dreams Dry Twice screenshot testReste alors l’ambiance Leisure Suit Larry, l’atmosphère si particulière de la licence que Wet Dreams Don’t Dry avait eu toutes les peines du monde à moderniser. Dans Wet Dreams Dry Twice le constat est un peu moins amer, les idioties sexy et sexistes de Larry Laffer arrivent quelques fois à nous extraire un sourire. On se surprend même à retrouver un peu de cette loufoquerie d’antan qui caractérisaient tant de productions du genre.

Dommage, ô grand dommage que les symboles phalliques et les blagues graveleuses soient toutefois utilisés à outrance, enlevant toute subtilité à une franchise qui aurait beaucoup à gagner en trouvant de nouvelles voies pour jouer la comédie coquine. Au final c’est la facilité qui prime et c’est surtout l’intérêt du jeu qui en accuse le coup.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One.

Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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