Test de Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry (PC et Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, sur Nintendo Switch.

Retour vers le futal

“Propulsé” n’est pas une façon de parler. Par on ne sait quel miracle, ce vieux dragueur lourdingue des années 80 qu’est Larry Laffer se retrouve littéralement balancé en plein New Lost Wages, en 2018. Autant dire que le bougre a de quoi être désorienté, la société ayant muté de façon considérable en trente ans.

Internet et smartphones ont complètement changé le visage de la drague et c’est avec difficulté que Larry essaie de s’y acclimater. C’est l’occasion pour les développeurs de dérouler une écriture aussi anachronique que paresseuse, jouant constamment sur les mêmes ressorts pour tenter d’arracher un quelconque sourire au joueur.

Tout commence par un prototype de smartphone révolutionnaire, que Larry récupère dans les toilettes dans bar miteux. Partant de là, il est embarqué dans une aventure qui mêle ringardise et références avec une absence de finesse qui force le respect. On découvre ainsi le PiPhone, appareil fabriqué par la société Prune, elle-même fondée par un dénommé Bill Jobs (“BJ”, on ne vous fait pas un dessin), grâce auquel il pourra matcher sur Timber et appeler un taxi sur Unter. En jeu, ça se traduit par des allers-retours incessants et une mécanique de progression rébarbative.

There’s nothing about Larry

L’enjeu des jeux Leisure Suit Larry n’a jamais été très évolué : il a toujours été question de draguer, pour finir par échouer. Wet Dreams Don’t Dry ne déroge pas à la règle, c’est pourquoi Timber est au centre de l’attention. Comme dans la réalité, notre personnage est confronté à des profils, avec qui il matche. Ces profils se retrouvent dispersés aux quatre coins de la map (composée de quatre tableaux, pas besoin de chercher très loin).

C’est en interagissant avec eux que l’intrigue avance péniblement, chaque profil étant associé à une ou plusieurs missions sans la moindre cohérence. La progression n’a strictement aucun sens, la faute à des énigmes mal conçues et une sale tendance à la résolution hasardeuse.

Voyez-vous, il s’agit d’un point & click à l’ancienne, avec ce que cela implique de collecte d’objets incessante et de combinaisons jamais évidentes. Sauf que là où les meilleurs jeux du genre savaient offrir des situations absurdes fonctionnant avec leur propre logique, Wet Dreams Don’t Dry oublie le liant qui donnerait du sens à l’ensemble. Ce n’est pas loufoque, juste bête, et ce sentiment est renforcé par l’écriture qui ne fait rien pour rendre le tout moins crétin.

Enfin, pouvait-on attendre autre chose d’un titre qui place des symboles phalliques à chaque coin de rue ? Fraises, tours, portes : tout transpire le boulard à plein nez, sans pour autant justifier le classement du jeu. L’habillage reste beaucoup trop soft pour émoustiller et ce ne sont pas les 98 564 blagues graveleuses de Larry qui nous feront dire le contraire.

2 Commentaires

  1. SA verbe ??? Wet dreams don’t DIE ???
    Peut-être pourrait-on accorder un tant soit peu de crédit à votre article – voire à votre verdict – encore faudrait-il que celui-ci ne soit pas écrit avec les pieds et soit un tout petit peu relu…

    De mon côté, j’ai trouvé que Larry revenait en grande forme et j’espère pouvoir jouer à une prochaine de ses aventures très bientôt !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

quatre + huit =