Test de Lapis x Labyrinth (PS4, Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

Chasse au loot

Comme son nom l’indique tout de même un peu, Lapis x Labyrinth met à l’honneur un labyrinthe. Et plus précisément un labyrinthe se trouvant sous un village endetté jusqu’au cou. Dans l’espoir de renflouer les caisses, le maire des lieux a décidé de lancer un appel aux aventuriers du monde entier, afin que ceux-ci s’enfoncent de plus en plus profondément sous terre histoire d’explorer l’endroit, d’en ramener le plus de trésors possible et, tant qu’à faire, de découvrir l’arbre millénaire censé se trouver tout au bout et renfermer un important pouvoir.

Et c’est hélas tout ce que le dernier né de Nippon Ichi Software a à offrir aux joueurs en ce qui concerne le scénario qui n’est clairement ici qu’un prétexte à aller défourailler du monstre à tout-va. Même les quêtes, qui représentent le cœur du jeu, ne sont pas du tout scénarisées, le but de chacune d’entre elles étant simplement de s’enfoncer toujours plus profondément dans le labyrinthe. Ce dernier est composé de neuf étages, eux-mêmes divisés en huit paliers, chaque quête demandant donc au joueur de terminer un palier à la fois. Afin de parvenir à passer les étages les uns après les autres, le joueur doit se composer une équipe allant jusqu’à quatre personnages.

Pas d’excentricité ici, les classes des héros à disposition (huit en tout) étant assez classiques pour un titre du genre, comme la nécromancienne avec sa faux, le gunner avec ses pistolets ou encore le hunter et ses dagues. La petite différence vient ici du fait que l’on ne contrôle qu’un combattant à la fois, les trois autres s’empilant sur sa tête comme dans un World of Final Fantasy. Il est toutefois possible de switcher de l’un à l’autre à la volée afin de s’adapter au mieux aux ennemis se trouvant en face, même si la plupart du temps on se contentera de prendre un autre héros quand le leader n’aura plus de points de vie.

Tsum Tsum

Si chaque classe dispose d’attaques spécifiques, qu’il s’agisse de l’attaque de base ou des compétences, on se contentera la plupart du temps de foncer dans le tas et de marteler les boutons sans vraiment réfléchir. L’accumulation d’ennemis à l’écran est telle que l’on ne voit pas vraiment où l’on frappe, qui l’on frappe ou qui nous a infligé des dégâts (même lorsqu’il s’agit de combats de boss, ce qui donne d’ailleurs plutôt l’impression d’être dans un beat’em up). Résultat, il est bien difficile d’établir une stratégie…

C’est d’autant plus vrai que Lapis x Labyrinth n’oppose que très peu de résistance, et ce même lorsque le niveau d’une quête est bien plus élevé que celui de la guilde (sauf vers la fin, qui demande forcément un peu de farm). Là encore, il n’est pas bien motivant de tenter quelque chose d’un peu original et de mettre à profit ce que le gameplay du jeu a à offrir.

Et c’est dommage, car Lapis x Labyrinth avait, sur le fond, pas mal de choses pour plaire. Son système de loot est assez addictif et impose au joueur de faire des choix à chaque fin de niveau, et la progression permet de débloquer de plus en plus d’échoppes dans le village, ce qui permet de faire toujours plus de choses. Il devient par exemple vite possible de débloquer des snacks à équiper afin de regagner un peu de vie entre deux étages, un système de craft se met également en place, on doit régulièrement modifier l’équipement afin d’équilibrer les forces et faiblesses de chacun, et ainsi de suite.

La progression dans le labyrinthe demande même un peu de réflexion puisque le joueur a l’obligation de récupérer un certain nombre de cristaux dans un temps imparti pour débloquer le portail l’envoyant à l’étage inférieur. Mais, là encore, la difficulté est minime tant le chrono est large… On peut donc explorer sans trop se presser.

L’accumulation d’ennemis à l’écran est telle que l’on ne voit pas vraiment où l’on frappe, qui l’on frappe ou qui nous a infligé des dégâts

Toujours tout droit

Mais encore faudrait-il avoir l’envie d’explorer le labyrinthe ! Car si chaque étage dispose d’une ambiance et d’ennemis spécifiques, tous les paliers de chaque étage se ressemblent hélas tous. Ils disposent certes chacun d’une construction unique, mais les décors sont si peu variés que l’on a souvent l’impression de re-parcourir le même endroit encore et encore.

Heureusement, la direction artistique de Lapis x Labyrinth vient relever quelque peu le niveau, avec des ennemis globalement variés et un aspect chibi très mignon en ce qui concerne les personnages. Mention spéciale pour le Fever Mode, qui permet non seulement de récupérer tout un tas d’argent et d’être invincible pendant quelques secondes, mais qui fait aussi (et surtout) jaillir tout un tas de rubis et autres feux d’artifice aux couleurs vives, histoire d’en rajouter encore une couche. De quoi égayer un peu des sessions de jeux qui ne sont en dehors de cela qu’ennui et répétitivité.

LE VERDICT
PARESSEUX
5
Shauni
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