Test de KWAAN (PC)

CONCLUSION

Malgré un concept original et intéressant, KWAAN peine à totalement convaincre, la faute à tout un tas de petits défauts qui viennent rapidement ternir l'expérience : les objectifs des missions trop obscurs, une maniabilité hasardeuse, un manque cruel de joueurs sur les serveurs (un vrai problème puisque ce titre nécessite de la coopération) et, surtout, le peu de choses à faire entre deux rituels destinés à entretenir l'arbre mystique. Reste tout de même une réalisation en pixel art soignée, un aspect coopération intéressant, une ambiance zen et le côté création qui permet de laisser libre court à son imagination, le tout vendu à petit prix (moins de 10 euros).

Pour les joueurs PC, le nom d’Ankama est synonyme de Dofus, voire Wakfu, et ce malgré tous les autres jeux développés par le studio français. Une vérité que la société tente encore une fois de renverser avec le petit nouveau : un certain KWAAN, disponible sur Steam après être resté un long moment en early access. Un jeu en ligne massivement multijoueur atypique qui tente une approche différente du genre MMO.

Kwaan on arrive en ville

kwaan screenshot testKWAAN met le joueur dans la peau d’un Dwaal, un petit être, représentant de la nature, ressemblant à s’y méprendre à une peste mojo tirée de la série des The Legend of Zelda. Son but dans la vie ? S’occuper du KWAAN, un arbre mystique qui maintient l’équilibre du monde et qu’il convient donc de chouchouter du mieux possible afin qu’il ne dépérisse pas. Pour ce faire, le joueur doit effectuer des actions quotidiennes dans le but de faire apparaître toutes sortes de choses, notamment des animaux (vers, moutons, etc), comme KWAAN l’exige.

Pour pouvoir créer ces animaux, il s’agit de récolter toutes sortes de ressources variées, notamment des fruits, pour ensuite les faire apparaître grâce à des rituels divers. Ces êtres ainsi créés produiront à leur tour des objets nécessaires à l’apparition d’animaux un peu plus complexes, et ainsi de suite. Mais ce n’est pas le seul élément qui a le pouvoir de rendre KWAAN heureux puisque ce dernier, avec son humeur fluctuante, demande également des rituels à plusieurs, comme par exemple des danses, et il devient donc indispensable de jouer en coopération avec les autres pour mener à bien ces missions. Malheureusement, malgré son côté multijoueur imposé, le titre d’Ankawa demeure désespérément vide et il est bien rare d’avoir un nombre conséquent de joueurs connectés en même temps.

kwaan screenshot testCe qui est dommage, d’autant plus qu’un chat en ligne est disponible afin que les joueurs les plus expérimentés puissent aider les nouveaux venus. Une aide qui pourrait être d’un grand secours tant KWAAN se montre relativement obscur sur bon nombre de ses mécaniques. Le Dwaal est ainsi lâché dans la nature après un très court tutoriel et c’est au joueur de se débrouiller tout seul, de comprendre ce que le titre attend de lui. Le problème, c’est que rien n’est fait pour l’aiguiller dans ce sens. Ainsi, une petite campagne solo est proposée et les missions imposées ne sont pas toujours très claires (par exemple :  »Allez en Enfer »), un problème encore accentué par l’absence de map. Résultat, on tâtonne, on explore, on réfléchit… et les moins patients auront tôt fait de laisser tomber.

Malgré son côté multijoueur imposé, le titre d’Ankawa demeure désespérément vide et il est bien rare d’avoir un nombre conséquent de joueurs connectés en même temps.

D’autant plus que l’exploration n’est clairement pas aidée par la maniabilité du jeu d’Ankama, bien trop hasardeuse. Le héros se déplace dans un environnement tout en 2D, dont les graphismes en gros pixels raviront les plus nostalgiques, mais il ne sait pas sauter. La seule possibilité d’atteindre des endroits inaccessibles est d’utiliser le grappin du Dwaal. Un grappin qui se lance grâce à un clic de souris et dont le joueur peut régler la taille de la corde en gardant le bouton appuyé plus ou moins longtemps. Une fois l’endroit désiré  »accroché », il s’agit alors de se balancer à la manière d’un Spider-man pour espérer prendre de l’élan et sauter.

N’importe kwaan

kwaan screenshot testUne maniabilité pas forcément facile à prendre en main et obligeant le joueur à se lancer dans de nombreux essais avant d’enfin réussir à se rendre où il le veut. Le tout en tentant de ne pas tomber dans un ravin ou sur les pics disséminés ça et là dans le monde, ce qui a alors pour conséquence d’entraîner une mort immédiate. Heureusement, la mort n’est pas grand-chose dans le monde de KWAAN puisque le petit héros réapparaît immédiatement dans le téléporteur le plus proche. Mais malgré tout, ce côté exploration reste indispensable si le joueur désire passer du temps à dessiner sur les branchages de l’arbre donnant son nom au titre ou dans des tableaux parfois accrochés dans les décors.

Un aspect création qui occupe finalement bien mieux que les missions du solo entre deux rituels, et qui est un vrai point fort. En échange de pixels de différentes couleurs, qu’il convient de ramasser sur le sol ou dans des coffres-forts, le joueur a ainsi la possibilité de se lancer dans des créations plus ou moins ambitieuses en pixel art. Des dessins toutefois bien souvent éphémères puisque les autres joueurs peuvent repasser par dessus s’ils le désirent. Et pour les moins doués en arts plastiques, quelques formes sont disponible d’office, comme par exemple les fruits, nécessaires à l’invocation des animaux : il ne reste donc plus qu’à remplir avec les pixels de la bonne couleur et revenir quelques temps plus tard pour ramasser l’objet, directement sur la branche ou au sol s’il est tombé entre temps. Un bon moyen de briser une routine qui finit rapidement par s’installer…

Ce qu'il faut retenir

    + Concept intéressant, mais auquel il faut accrocher
    + Le côté création
    + Des joueurs toujours prêts à aider
    + Une ambiance zen
    – Trop peu de joueurs
    – Maniabilité hasardeuse
    – Très peu d’explications
    – Un aspect vite répétitif

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

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Shauni
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