Test de Knack (PS4)

Ce test a été réalisé à partir une version PlayStation 4, fournie par l’éditeur.

Charlotte :'(

Au secours, les gobelins nous attaquent ! Pour contrer cette menace, les humains doivent employer la manière forte. Mais alors que l’on prévoyait d’envoyer du robot à foison, un professeur préfère détruire la force adverse avec sa nouvelle invention : Knack. Sorte de bipède ayant comme tête un tronc d’arbre et un corps non-solide à base de morceaux de reliques, cet héros possède la particularité de pouvoir grandir en amassant de plus en plus de matériaux. Le joueur comprend très rapidement les quelques capacités de Knack à travers un tutoriel d’apparence simpliste : il peut sauter, donner un coup en l’air tel un Sonic, frapper avec ses poings ou encore esquiver des attaques. Mais alors que l’on commence nos premiers combats, un gros problème apparaît : la difficulté. À peine débute-t-on notre premier ébat durant cet entraînement que l’on se prend une jolie rouste tant notre héros est fragile. En deux coups on crève, nous faisant parfois reculer de plusieurs minutes en arrière à cause de checkpoints très souvent mal placés. Autant dire que quand on en a déjà sué lors des deux premières arènes et que l’on meurt à la toute dernière, une énorme vague de chaleur nous envahit.

Mais c’est encore pire dans le premier chapitre lors des affrontements avec les gobelins. Entre ceux qui frappent au corps-à-corps, ceux qui nous balancent leur sabre tel un boomerang et enfin les archers, on a parfois l’impression d’être devant un Ninja Gaiden du pauvre tant il est difficile de gérer autant d’attaques en même temps sans pouvoir encaisser plus de trois coups (une flèche peut d’ailleurs nous tuer instantanément). Plus tard, ce sont les tanks qui nous énerveront à coups sûrs, puisque c’est parfois au frame près qu’il est seulement possible d’éviter l’obus tiré. L’horreur totale pour les nerfs. Pourtant, des diamants peuvent nous aider durant ces joutes avec trois types d’attaques spéciales à la clé. Mais leur collecte est tellement longue que l’on a tendance à les économiser coûte que coûte. En outre, la jauge de diamants ne se recharge pas si l’on meurt juste après. De quoi rendre, la fois suivante, le même affrontement encore plus difficile qu’il ne l’était déjà. Si les contrôles et le frame rate étaient réactifs, cela arrangerait bien les choses, mais Knack n’offre ni l’un ni l’autre pour assurer des combats un tantinet dynamiques. Notre personnage est extrêmement lourd, les attaques en boule ont tendance à taper dans le vent et le frame rate baisse très facilement dès qu’il y a un peu trop de particules à l’écran (ce qui est souvent le cas).

Si les contrôles et le frame rate étaient réactifs, cela arrangerait bien les choses, mais Knack n’offre ni l’un ni l’autre pour assurer des combats un tantinet dynamiques.

En restant dans l’aspect visuel, que dire de la tronche de notre personnage qui ne ressemble définitivement à rien ainsi que du chara-design des personnages secondaires ? Alors certes, si le jeu avait ciblé un public jeune, la pilule serait bien mieux passée, mais là c’en est à mourir de rire et de désespoir. Il y a pourtant quelques petites idées intéressantes, comme le fait que Knack change de forme durant la progression. Une idée plutôt sympathique, qui ne demande qu’à être développée dans des niveaux bien plus ouverts. Certaines capacités (devenir invisible, se mettre en feu) sont bien trouvées, mais ne sont utilisées qu’un temps extrêmement limité, mettant en l’air la diversité des situations. Et enfin, certaines textures, voire éclairages, font plaisir à voir. Dommage que tout le reste ne soit que frustration pendant la grosse dizaine d’heures de jeu pour venir à bout de l’aventure. Même la coopération à deux joueurs sur le même écran n’arrange rien à l’affaire.

LE VERDICT
SAUCISSE
3
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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