Test de Heavy Fire : Red Shadow (PS4, PlayStation VR)

Ce test a été réalisé sur PlayStation 4 (avec et sans PSVR) à partir d’une version physique fournie par l’éditeur.

Arme lourde pour un jeu lourd

La tension monte entre les Etats-Unis et la Corée fraîchement réunifiée, mais sous le contrôle du Nord. Le conflit est incontournable et les gentils soldats US vont devoir mener l’attaque pour éradiquer la menace coréenne. Comment la combattre ? En étant bien installé dans une tourelle de mitrailleuse. Oui, avec Heavy Fire : Red Shadow la guerre se résume à un soldat planté dans sa tourelle qui se contente de repousser de longues vagues d’ennemis. Pas de rail-shooting donc, cet épisode tranche avec ses aînés sur cet aspect-là et ne propose qu’un spot dans chaque mission avec un viseur à bouger sur 360 degrés. Mastiff appelle ça une évolution, nous on pense plutôt à une régression.

On a toujours eu une attirance pour le rail-shooter, ce genre qui se fait de plus en plus rare dans le paysage vidéoludique et qui ne cesse de nous renvoyer à nos belles heures passées dans les salles d’arcade à dépenser tout notre argent de poche. Mais là, même en souvenir du bon vieux temps, il est difficile de se faire avocat de Heavy Fire : Red Shadow tant il semble se moquer des joueurs qui lui montrent de leur intérêt. En plus de faire l’impasse sur l’aspect mobilité, le jeu de Mastiff réussit la prouesse d’être inintéressant au possible. Les quatre seuls environnements proposés (déclinés en versions jour/nuit) sont vides, peu inspirés et techniquement très pauvres. Masi c’est surtout la mécaniques de vagues d’ennemis qui pose problème.

 À lire également : Heavy Fire : Red Shadow, les premières minutes du jeu

Vous ne passerez pas

Peu importe le niveau, il faut à chaque fois venir à bout de quatre série de vagues d’ennemis avec une difficulté progressive et un nombre croissant d’assaillants. Sauf que dans les faits, le soft nous balance toujours les mêmes soldats (des troufions avec un fusil AK ou un lance-roquette et des kamikazes) et véhicules (jeeps, camions, bateaux) à la tronche, sans jamais se renouveler. Dès le premier niveau, la répétitivité grimpe en flèche et le caractère rébarbatif du jeu ne doit son salut qu’à une durée de vie ridicule (2h30 maximum pour venir à bout du mode “histoire”). Heavy Fire : Red Shadow tente quand même d’apporter un peu de profondeur à son gameplay mitrailleuse avec un système d’expérience, mais rien de bien folichon au final.

Au fil des minutes, le joueur accumule ainsi des points d’XP qu’il va pouvoir dépenser pour optimiser sa santé, rendre son arsenal plus efficace ou encore améliorer ses soutiens. Ces derniers, parlons-en. Il existe en effet une jauge de soutien qui se remplit en abattant des ennemis avec des capacités réparties sur différents paliers que le joueur peut déclencher à tout moment. L’idée est toute simple : plus on attend, plus le palier augmente et plus la capacité à déclencher est intéressante (on passe de la simple caisse de munition à l’hélicoptère de soutien). Des capacités passives et actives donc, l’idée est louable mais son utilisation massacre totalement “l’équilibre” du gameplay.

 À lire également : Heavy Fire : Red Shadow, la fin complète

Dès la seconde ou troisième mission, on a débloqué suffisamment de capacités passives pour se faciliter la tâche et repousser sans difficulté les vagues d’ennemis. Du coup, les sessions de Heavy Fire : Red Shadow ressemble à une promenade de santé qui n’a rien de divertissante.

C’est l’enfer, même en VR

Affublée de la mention “PlayStation VR Compatible”, cette version PS4 de Heavy Fire : Red Shadow tente en effet de s’attirer les faveurs des possesseurs du casque de réalité virtuelle de Sony. Mais si vous êtes concernés ne pensez pas même pas prendre une once de plaisir, la VR n’est ici proposée que pour gérer la vue à 360°. Le gameplay ne change pas d’un iota et on se retrouve avec une vue libre bridée par un gameplay au pad qui ne suit pas côté réactivité. Bref, la fausse bonne idée et on ne s’en étonne même pas.

LE VERDICT
ALERTE ROUGE
2
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

1 + huit =