Test de Happy Birthdays (Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Nintendo Switch.

Et mon cube, tu l’aimes mon cube ?

Dès la création de son titre, Yasuhiro Wada a imaginé un jeu aux multiples versions avec l’ajout progressif de nouvelles fonctionnalités. Ainsi, Birthdays The Beginning était censé être une vision simplifiée du projet initial de Wada, un titre tellement ambitieux qu’il n’avait pas les moyens de tout proposer en un seul volet. Est-ce pour cela que l’expérience PS4/PC s’est finalement avérée assez (trop) basique ? Peut-être. Toujours est-il que voilà Happy Birthdays, une version améliorée du jeu d’origine mais qui en reprend évidemment les ingrédients, à savoir la création d’un monde sous forme de cube dans lequel il faut développer un véritable écosystème, en gérer les particularités et donner naissance à de multiples formes de vie. Petite nouveauté sur Switch, le joueur n’est pas obligé de débuter à partir d’une copie vierge puisque trois mondes sont déjà crées et prêts à accueillir notre avatar : un cube verdoyant à l’écosystème équilibré, un monde désertique un peu plus hostile et enfin un biome constitué de neige et de glace pour un défi plus grand.

Ce qui ne change pas en revanche, c’est la présence d’une petite créature du nom de Navi qui sert d’assistant au joueur. Une précieuse aide puisque comme la version de base, Happy Birthdays nous abreuve d’explications et d’informations à assimiler avant de nous laisser prendre les choses en main. Les moins patients sont prévenus, il faut prendre son temps et écouter tout ce que Navi a à dire avant de réellement prendre le contrôle des opérations. Si l’interface utilisateur a été retravaillée pour cette mouture Switch, les différences sont loin d’êtres flagrantes. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver et la navigation se révèle parfois laborieuse, que l’on soit joueur de Birthdays The Beginning ou nouveau venu. Une fois les bases bien en tête, le jeu déroule son concept de god game mignon et plaisant mais toujours aussi peu varié et répétitif dès quelques heures de jeu cumulées.

Birthdays, acte 2

Selon nos envies ou en fonction des objectifs que le jeu nous propose d’accomplir, on façonne un monde en créant des plans d’eau, des montagnes et en modifiant le terrain, mais surtout on prend soin de faire en sorte que la température et le taux d’humidité soient adaptés. Des formes de vie apparaissent alors, on laisse le temps faire son ouvrage et des créatures de plus en plus imposantes font leur apparition. Collectionneur d’ans l’âme ? Chaque bestiole peut être capturée pour ainsi garnir une base de données. Pour apporter un peu plus de consistance, Happy Birthdays accueille un système de compétences qui nous encourage justement à développer un maximum de formes de vie pour cumuler des étoiles. L’idée est d’ensuite les échanger contre des actions dites radicales, comprenez par là qu’elles permettent de modifier drastiquement les caractéristiques de son monde sans les contraintes habituelles et de manière immédiate. Les étoiles servent aussi à se procurer des éléments purement esthétiques à condition là encore d’accomplir des défis précis. Des choses auxquelles les autres versions ont eu droit en tant que DLC, mais surtout des éléments totalement dispensables.

Pour apporter un peu plus de consistance, Happy Birthdays accueille un système de compétences qui nous encourage à développer un maximum de formes de vie.

Un peu plus intéressante, à condition d’être assez persévérant, la possibilité de débloquer un trio de grosses créatures. Des dragons, plus précisément. N’espérer toutefois pas les obtenir en quelques minutes seulement, il faut réunir des paramètres très précis pour espérer les faire apparaître. Enfin un objectif motivant pour Happy Birthdays, il était temps. Pour le reste, le jeu a beau avoir gagné en intérêt avec ses étoiles qui encouragent le développement de la faune, on tourne rapidement en rond et ce n’est pas la possibilité d’emmener le titre partout avec nous qui va corriger le problème. En fait, c’est même pire en mode nomade puisque le manque de lisibilité est flagrant et le confort de jeu en souffre sérieusement.

LE VERDICT
DANS TON CUBE
5
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

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