Test de Gravel (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PlayStation 4 Pro, fournie par l’éditeur.

C’est toujours meilleur avec du gravier

Titre enflammé en italique, voix de chroniqueur Skyrock anglophobe, vidéos de présentation façon MTV du pauvre : il n’y a pas à dire, Milestone a été élevé à bonne école. L’habillage de Gravel transpire littéralement le DiRT, à tous les niveaux. Sauf que le budget n’est clairement pas le même et ça se ressent fortement. Les personnages de seconde zone côtoient une mise en scène certes plus inspirée que de simples écrans fixes, mais un peu trop cheap pour convaincre. Là-dessus, Codemasters conserve plus d’un tour d’avance et s’il ne s’agit que d’enrobage, c’est tout de même la première impression que laisse Gravel, celle de se retrouver face à une copie mal fagotée du concurrent principal. Du DiRT, sans le budget, ni la parfaite maîtrise des anglais.

Pour autant, en termes de gameplay pur, Milestone se rachète une conduite. Inutile de chercher de la finesse ici, Gravel est un pur jeu d’arcade. Comprenez par là qu’il est permissif, bourrin, nerveux et surtout fun. Il y a bien quelques options pour pimenter le tout et rendre la conduite plus pointue, mais rien qui pourrait faire passer le jeu des italiens pour une simulation. Après tout, même un Mario Kart parle de centimètres cubes. Si les tracés ne se valent pas tous, certains étant réellement ennuyeux, la plupart sont agréables à parcourir, à condition de ne pas trop regarder les autres pilotes. L’IA peut se révéler plutôt idiote, en tout cas assez pour décoller sans même essayer de corriger sa trajectoire. Étrange.

Pour ce qui est du contenu, Milestone a là-aussi su gérer la comparaison. A chaque course le joueur gagne de l’XP qui lui permet de gagner des niveaux, qui lui permettent de débloquer de nouvelles épreuves et des voitures. Linéaire, limpide, la progression ne s’embarrasse pas d’éléments superflus. Tout est clair et le joueur ne risque pas d’être perdu par une carrière trop touffue. Contenu solo basique mais efficace donc et toujours plus accessible qu’un mode multi pour ainsi dire désert. Il nous a été impossible de trouver la moindre partie, moins de 3 semaines après le lancement du jeu. Et ne cherchez pas un mode multi local : il n’y en a pas. Niet. Que dalle. Triste.

Il faut dire qu’à 50 ou 70 euros, l’addition est plutôt salée. Jamais le jeu ne propose le niveau de finition offert par un DiRT, quel que soit l’endroit où on regarde. Visuellement ? C’est propre, jamais sensationnel. Enrobage ? C’est pauvre. Le contenu ? Décent, pas transcendant. Seule la conduite permet (ou non) au titre de se démarquer et on est obligés d’admettre que l’amusement est bien là. A 30 euros, Gravel aurait été parfaitement légitime. Au prix auquel il est vendu, il est juste destiné à être très rapidement soldé face à un bide programmé.

LE VERDICT
LA MOITIÉ D'UN PLEIN
5
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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