Test de Giraffe and Annika (PS4, Nintendo Switch)

CONCLUSION

Même si l'on peut se dire que Giraffe and Annika est destiné à un jeune public, qui pourrait y voir là son premier jeu d'aventure (et encore faut-il que les enfants en question parlent anglais), difficile de se laisser convaincre, surtout au vu de ce que peut proposer la concurrence. L'exploration est inintéressante, les donjons sont des lignes droites, les quêtes sont répétitives, la réalisation est bâclée, la maniabilité est perfectible et la durée de vie est bien trop courte pour son prix (moins de 6h pour 30 euros).

Sorti sur Steam il y a déjà plusieurs mois, Giraffe and Annika est désormais aussi disponible sur PlayStation 4 et Nintendo Switch. Il s’agit là du premier jeu du studio Atelier minima composé d’un seul membre : le mangaka Atsushi Saito.

Welcome to the family

giraffe and annika screenshot testDans Giraffe and Annika, le joueur incarne Annika, jeune femme-chatte ayant perdu la mémoire. Rapidement, elle fait la connaissance de Giraffe, un garçon qui dit la connaître et avoir besoin de son aide pour rassembler des fragments. A ses côtés, l’héroïne va parcourir l’île de Spica, faire connaissance avec une poignée de personnages, parcourir des donjons et récupérer les fameux fragments afin de découvrir le fin mot de l’histoire et tenter de retrouver ses souvenirs. Ne vous attendez toutefois pas à une grande et longue aventure épique, le titre de Atelier mimina se termine en moins de 6 heures. Pour un prix de 30€ et sans grande rejouabilité, précisons-le, même si cette durée de vie peut être légèrement rallongée via la recherche de collectibles prenant la forme d’artworks.

Côté gameplay, Giraffe and Annika fait dans le grand classique, sans vraiment imposer sa propre patte : Annika se balade dans un open world, explore des donjons, récupère des éléments lui permettant de progresser toujours plus, comme la capacité de sauter, et accepte quelques quêtes par-ci par-là. La seule originalité dans ce titre est l’absence de combats. Dans les donjons, la jeune femme doit se contenter d’éviter les ennemis présents sur place, et les boss sont à défaire via un petit jeu de rythme. Rien de bien méchant, Annika devant simplement se déplacer à droite ou à gauche pour récupérer des orbes ou éviter des projectiles. Un mini-jeu pas bien compliqué, et ce même lorsque l’on augmente le mode de difficulté.

Spice it up

giraffe and annika screenshot testPour tout le reste, le titre de Atelier mimina fait hélas le minimum syndical, et pas forcément de la meilleure des manières. Par exemple, la poignée de donjons disponibles ne représente que peu d’intérêt puisqu’il s’agit la plupart du temps d’aller toujours tout droit, si l’on met de côté bien entendu les artworks à récupérer. Si aucun combat n’est proposé, nous avons en revanche droit à des phases de plates-formes, qui restent là encore très simples. Et ce n’est pas plus mal tant la maniabilité se montre étrange, Annika étant légèrement  »flottante » et ses sauts se terminant toujours par un petit glissement. Ne parlons même pas de la nage, tellement mal gérée qu’elle en dévient épouvantable.

Annika dispose malgré tout d’une barre de vie. Néanmoins, la mort n’est clairement pas punitive puisque le joueur reprend exactement là où il s’est arrêté. Et encore, il faut vraiment en vouloir pour mourir tant les options pour se soigner sont nombreuses. Tout d’abord par la possibilité de ramasser des légumes pour les manger (ou de les stocker dans un inventaire a priori infini), mais aussi et surtout par la présence de cristaux bleus à côté desquels il suffit de se reposer quelques secondes pour récupérer des points de vie. Ces fameux cristaux sont littéralement disposés tous les dix pas ou presque, et ils sont au moins trois fois plus nombreux que les ennemis !

Little big island

giraffe and annika screenshot testL’exploration de l’open world ne se montre pas plus convaincante. Si, au départ, on a l’impression qu’il est relativement grand, on se rend vite compte que beaucoup de murs invisibles sont de la partie et que ce que l’on pensait être de potentielles zones secondaires sont en fait de simples raccourcis. Il faut dire qu’il est difficile de faire la différence au premier abord, puisque aucune mini-map n’est proposée, laissant le joueur dans le flou. On apprend également bien vite que le jeu ne propose aucun voyage rapide et qu’il faudra parcourir et re-parcourir cette île encore et encore. Heureusement, de très nombreux lits sont à retrouver aux côtés de points d’intérêts essentiels, ce qui n’est pas du luxe quant on sait que certaines zones sont accessibles soit uniquement pendant la nuit, soit uniquement durant la journée. C’est déjà ça de pris.

Le fait que le développeur soit mangaka se ressent immédiatement dans Giraffe and Annika, le titre proposant de jolies petites scénettes sous forme de bandes-dessinées ainsi qu’une direction artistique enfantine et plutôt mignonne. Nous ne sommes certes pas dans le haut du panier, mais les différents personnages se montrent plutôt charmants, tout particulièrement Annika et sa petite palette de mimiques. On regrette en revanche que tout le reste de la réalisation n’ait pas eu droit à un tel soin : les environnements sont vides et pas bien beaux, les musiques sont oubliables, aucun doublage n’est proposé, les temps de chargement sont nombreux (y compris pour de petites actions très basiques comme monter à l’échelle) et aucune traduction française n’est proposée.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

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Shauni
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