Test de Gal*Gun Returns (PC, Nintendo Switch)

Développeur : Inti Creates

Éditeur : PQube

Sortie : 12/02/2021

Supports : PC / Nintendo Switch

CONCLUSION

S'il prend soin d'afficher ses demoiselles sous leur meilleur jour, Gal*Gun Returns n'en reste pas moins un remaster bien léger d'un jeu dont les mécaniques vieillissent mal. Il faut dire qu'en choisissant de calquer le contenu d'origine sans le booster (DLC inclus d'office mis à part), PQube et Inti Creates livrent un rail shooter qui, au-delà de son caractère fripon et mignon, ne propose rien d'autre. Sans réel challenge, jamais capable de varier sa formule et extrêmement court, Gal*Gun Returns n'est clairement pas l'épisode à conseiller pour qui voudrait découvrir la série.

Véritable phénomène au Japon, Gal*Gun n’est pas en reste en Occident. Une licence de plus en plus populaire qui fête ses dix ans et que PQube a récemment remis à l’honneur aux joueurs PC et Nintendo Switch à la faveur d’une version remastérisée du premier volet. C’est ainsi que Gal*Gun Returns, c’est son nom, nous balance ses phéromones à la tronche. Et après ?

Coquin ? Oui. Malin ? Non.

screenshot test galgun returns PCEt si vous étiez frappé par un Cupidon du dimanche ? Et que toutes les demoiselles croisées devenaient subitement folles de vous ? Ce postulat, c’est celui de Gal*Gun Returns reprend bien évidemment l’histoire d’origine, celle du mal-aimé Tenzou Motesugi qui va donc se retrouver, grâce à la gaffe de Patako l’apprenti ange de l’amour, face à des hordes de lycéennes amoureuses.

Comment calmer les ardeurs des jeunes filles ? Avec le Pheromone Shot bien sûr !

Rail-shooter de son état, Gal*Gun Returns nous ballade donc aux quatre coins de la Sakurazaki Academy en suivant un modèle propre au genre. Aucun contrôle sur la caméra donc, notre seul objectif est de bouger le curseur à l’écran et de shooter les donzelles avec des phéromones jusqu’à plus soif. Du shoot basique du début à la fin, avec comme seule variante des séquences Doki Doki plus intimes où l’on doit scruter une jeune fille sous tous les angles, la shooter jusqu’à la faire rougir de plaisir créant alors une sorte d’état d’extase telle une grenade qui explose dans un jeu de tir classique. Des mini-jeux tentent aussi de pimenter les ébats (celui de l’escabeau est le plus « marquant »), tout comme la trame de fond avec une fille, LA fille, que l’on choisit au début de l’aventure (parmi quatre trames possibles) et que l’on va tenter de séduire pour avoir droit à une scène finale aussi risible que ridiculement niaise.

screenshot test galgun returns PCGal*Gun Returns c’est du rail shooting basique du début à la fin, avec comme seule variante des séquences Doki Doki plus intimes où l’on doit scruter une jeune fille sous tous les angles. Si l’amusement est là les premières minutes et que les mimiques, les animations et le voice acting des demoiselles possèdent un certain charme, n’ayons pas peur de l’avouer, Gal*Gun Returns montre rapidement ses limites. Très rapidement. Les gémissements des personnages deviennent alors juste gênants, les scènes s’enchaînent sans entrain et le gameplay ne se montre jamais capable de procurer de véritables sensations de tir. Autant dire que les 4 petites heures nécessaires à boucler l’histoire (une première fois) paraissent, paradoxalement, bien longuettes.

Pour un rail shooter c’est plutôt embêtant, et ce ne sont pas les modes supplémentaires qui rectifient le tir, qu’il s’agisse de la déclinaison frénétique Doki Doki ou des nombreuses galeries d’images. Oui, Gal*Gun Returns fait partie de ces jeux nippons où l’on est censé prendre le temps de photographier une jeune écolière sous tous les angles, en lui faisant adopter des postures osées et en personnalisant ses habits avec des tenues, pour certaines, vraiment limites. Après tout c’est peut-être ça l’esprit Gal*Gun, cela ne doit toutefois pas excuser un manque criant d’originalité et de diversité.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Avatar
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

L'ACTUALITÉ

Laisser un commentaire...