Test de Frantics (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4 Pro.

FranticzzzzzzZZZZZZZZZzzzzzzz

Accueillis par un renard malicieux, les joueurs sont, comme d’habitude avec PlayLink, conviés à connecter leur smartphone à la session de jeu. Suite à quoi ils doivent prendre l’habituel selfie tout moche, se voir attribuer un personnage et écouter les règles du jeu. Ou plutôt des jeux, puisqu’il s’agit d’une compilation de mini-jeux. Qui dit compilation de mini-jeux dit intérêt variable, parce que tout ne peut pas être au même niveau. Même les meilleurs Mario Party ou Wario Ware avaient quelques baisses de régime. Mais contrairement à ces deux-là, Frantics ne connaît pas le syndrome de l’intérêt variable : il ne fait que flirter avec l’intérêt zéro. C’est bien simple, aucun segment n’est intéressant. Pas un seul.

A ce niveau-là, ça relève presque du tour de force. On se demande de quel jeu se sont inspirés les développeurs pour créer Frantics. Tout est laborieux : les menus, la présentation, les instructions, les épreuves, les résultats. Bon, on vous accorde que le design des personnages est amusant. En dehors de ça, le jeu est aussi agréable qu’un lavement. Le rythme des parties est d’une lenteur abyssale. Chaque épreuve, tout en étant très courte, se révèle bien trop longue. On passe plus de temps à écouter la voix off nous expliquer comment utiliser notre téléphone pour jouer qu’à réellement jouer, sachant que le gameplay se répète sur les 14 variantes proposées : pencher le téléphone, swiper sur le téléphone, re-pencher le téléphone. Et c’est tout.

A la rigueur, si la maniabilité était précise, pourquoi pas ? Mais non, c’est visiblement bien plus drôle de galérer à contrôler son personnage que le contrôler réellement. Chaque partie s’éternise et vous, maître du jeu, devenez une véritable boîte à doléances, à commencer par celle de votre petit cousin, frustré de voir son « cochon marrant » faire n’importe quoi parce que l’accéléromètre de son Wiko Sunny est mal calibré. Une partie en enfer, avant de revendre le jeu pour 3 euros dans le Micromania du coin.

LE VERDICT
PARTY LAME
2
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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