Test de Dynasty Feud (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée de Dynasty Feud sur PlayStation 4, fournie par l’éditeur.

Rien à brawler

Au départ, il y a une bonne intention : proposer un petit brawler en 2D, « simple à jouer, difficile à maîtriser ». Pour servir cette idée, il fallait piocher chez la concurrence. D’un côté, on emprunte l’idée du frag en un coup, pour le côté hardcore. De l’autre, on essaie de créer un univers mignon et cohérent en pixel art, pour minimiser les frais techniques. Au milieu, on colle quelques arènes, une bonne pelletée de personnages aux styles différents et un gimmick de dynasties. Ici, il y en a 8, chacune composée de 5 personnages. Le principe est simple, chaque personnage de la dynastie choisie correspond à un point de vie. Chaque fois qu’on vous tue, le personnage suivant prend le relais, jusqu’à ce que votre dynastie soit épuisée. Sympathique, non ? Ce serait le cas, si Dynasty Feud n’était pas miné par une batterie de problèmes longue comme le bras.

A commencer par une lisibilité plus que discutable. La DA n’a rien de spécial. Ni brillante, ni honteuse, elle fait son travail et suffit à distinguer le jeu de Kaia Studios de ses concurrents. En revanche, il est très pénible de suivre l’action tant les personnages sont petits. Pourtant, les arènes ne sont pas spécialement chargées. Elles sont juste trop grandes pour l’action qui s’y déroule. On peine constamment à voir qui fait quoi, un sentiment renforcé par l’absence totale de feedback des coups portés. Toucher ou être touché, dans une partie à 4, tient plus du hasard que du talent. Autant sur un moniteur de PC, c’est excusable. Pour cette version PS4, dans un salon sur un grand écran, avec plusieurs mètres de recul, c’est difficilement pardonnable. Et comme si ce n’était pas suffisant, malgré une technique aussi avancée que celle d’un jeu en flash, Dynasty Feud s’est permis de ramer sur notre PS4 Pro, aussi bien en local qu’en ligne. Est-ce si difficile d’imposer le 60 FPS quand ce qui est affiché est techniquement digne d’un jeu mobile ?

Enfin, l’avantage, c’est qu’avec un contenu aussi famélique, on n’aura pas à subir les baisses de framerate très souvent. Un mode local, un mode en ligne, zéro tuto. Kaia Studios livre le minimum syndical et mise juste sur la capacité des joueurs à revenir malgré des faiblesses évidentes. Et on se doute que certains reviendront. Parce que si on met de côté les soucis de lisibilité, la latence et le framerate en dents de scie, Dynasty Feud sait être fun. La variété des personnages apporte un semblant d’intérêt au jeu tandis que le bordel ambiant dans une partie contribue à la sympathie que dégage le titre. Il n’égale certes pas ses maîtres, mais il peut divertir de temps à autre, faute de concurrents mieux taillés.

LE VERDICT
DYNASTY ISSUES
5
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !