Test de Dragon Ball FighterZ (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée du jeu sur PC, achetée par nos soins.

Comme dans le manga

Ce qui frappe (ah ah) en premier, dès l’introduction du jeu, c’est la manière dont les développeurs ont réussi à coller graphiquement au manga. C’est simple, l’immersion est totale et la direction artistique déboîte. Le respect de l’œuvre transposé est là et Dragon Ball FighterZ se place au panthéon des adaptations tant le moindre coup de crayon est maitrisé. Les personnages prennent vie sous nos yeux de bien belle manière tout en reprenant des expressions de visage, des manières de parler et bien entendu des poses que l’on retrouve dans le manga et dans l’anime. Le jeu est beau, très beau et la moindre explosion, le moindre kikoha (et imaginez les Kamehameha !) que l’on découvre pour la première fois arrachent autant de cris d’extase que ceux poussés par un Tortue Génial découvrant la petite culotte de Bulma.

Si le mode « solo » met en scène une histoire « originale » qui n’est qu’un immense prétexte à se familiariser avec les bases du jeu (à outrance d’ailleurs, on aurait aimé mieux qu’une succession de combats à peine scénarisés), les clins d’œil se succèdent à vitesse grand V : Arc System Works a poussé le détail très loin en permettant aux joueurs de découvrir des animations et/ou des finish qui ne se déclenchent, conformément aux événements emblématiques de la série, que si une certaine combinaison de personnages est réunie sur un certain terrain : Goku contre Cell ou encore Trunks contre Freezer mais également Krillin avec C1-8, etc. Les amitiés et les rivalités sont ainsi mises en scène à chaque instant pour le bonheur visuel des connaisseurs. On en prend donc plein les mirettes et cela quelle que soit la version du titre.

Dragon Street Ball vs Guilty Fighter Z

Dragon Ball FighterZ part sur une formule qui fonctionne à plein régime et qui a le mérite de ne pas promener les joueurs dans d’immenses environnements vides. Le titre se concentre sur une arène et des personnages en 3D mais sur des bastons limitées à une zone horizontale. Là d’ailleurs ou un Blazblue utilisait de la 2D, Arc System Works innove en choisissant la 2.5D : cela permet d’afficher de très jolies profondeurs tout en ne perdant pas le joueur (ce qui est souvent le cas dans Xenoverse par exemple). Les combats sont ainsi axés sur la technicité et la rapidité. Le titre emprunte également une gestion d’équipe « à la Marvel vs Capcom » en permettant de choisir 3 personnages parmi lesquels il sera possible de switcher (avec un cooldown pour éviter les abus) ou tout simplement d’appeler un renfort propre à chacun des 24 protagonistes du roster (soin, attaque combinée, diversion…).

Très simple en apparence et offrant une prise en main immédiate (effet garanti et testé sur un enfant de 7 ans), le jeu s’avère en réalité très complexe et technique à maîtriser lorsque l’on commence à se frotter aux joueurs en multi. Les 4 boutons principaux de la manette servent ainsi à lancer 3 types de coups différents qui varient selon les personnages, ainsi qu’une attaque à distance énergétique (la plupart du temps des kikoha avec variation kamehameha en fonction des arcs de cercle effectués avec le stick). Les deux gâchettes à gauche permettent d’appeler en renfort les autres membres de l’équipe via un appui court et de changer de héros via un appui long. Quant aux gâchettes de droite, elles permettent d’effectuer un rush dévastateur (qui peut d’ailleurs être contré si l’adversaire le lance en même temps) ou de lancer les super-attaques. A ces mécaniques de base, il faut ajouter une gestion de l’énergie (qui peut se charger jusqu’à remplir 7 niveaux mais vous laisse vulnérable pendant l’opération) : celle-ci est très importante car son usage est primordial pour se téléporter derrière l’ennemi ou pour déterminer la puissance des super-attaques.

Cerise sur le gâteau, les 24 personnages de base de Dragon Ball FighterZ sont (presque) tous originaux dans leur manière d’être joué et surtout peuvent tous rivaliser.

Une fois toutes ces composantes intégrées, la vraie foire aux bourre pifs peut réellement commencer. Et c’est là que le gameplay aux petits oignons mitonné avec amour par Arc System Works prend toute sa saveur : les combos s’enchaînent à une vitesse ahurissante. Chaque enchaînement peut être contré, évité ou annulé à condition de se situer dans le bon timing. Il est possible de commencer au sol, d’envoyer son adversaire dans les cieux, de changer de personnage à la volée puis de le finir seul ou à plusieurs à l’aider d’un finish dévastateur. Avec Dragon Ball FighterZ, les rois de la compétition vont s’en donner à cœur joie ! Tout comme les néophytes qui peuvent, sans véritablement s’en rendre compte, déclencher combos et prises dévastatrices sans se forcer. Et puisque l’on parle de combos, en effectuer 7 super aboutira à réunir les 7 boules de cristal. Un 8ème super combo fera apparaître Shenron qui exaucera un vœux : ressusciter un allié tombé, redonner une barre de vie complète au personnage actif, devenir immortel temporairement ou utiliser deux fois de suite le Facteur Z (une superpuissance que l’on peut activer une fois par affrontement).

Cerise sur le gâteau, les 24 personnages de base (21 + 3 une fois le solo terminé) sont (presque) tous originaux dans leur manière d’être joué et surtout peuvent tous rivaliser : si les puristes pourront crier au scandale de voir un Yamcha mettre une fessée à Vegeta ou pire à Beerus, les autres y trouveront une manière de laisser une chance à tous. Chaque perso dispose ainsi d’une palette de coups et de combos étendue et surtout différente. Certains privilégiant la force brute, tandis que d’autres seront plus à l’aise avec des déplacements rapides ou des attaques à distance. Ajoutez à cela l’originalité de certains protagonistes qui se battent en duo, voire en triplette tout en comptant pour un, et vous obtiendrez un cocktail véritablement explosif. En tout cas, la composition de l’équipe et l’équilibrage des parties n’est de ce fait pas un stress et rend les affrontements bien plus variés en multijoueur. Même si, il faut l’avouer, les Goku Super Sayen 3, Gotenks (particulièrement nerveux et jouissif à jouer) et Vegeta SSGSS sont légions !

A la mode de chez nous

Côté contenu, Dragon Ball FighterZ est taillé pour être joué en multi. Les joueurs solos n’auront qu’un mode histoire peu intéressant (sauf pour débloquer 3 personnages) à se mettre sous la dent. Un mode arcade est également présent et propose d’affronter, dans des niveaux de difficultés plus ou moins élevés, une IA plus ou moins retorse. Du très classique en somme. C’est pourquoi le jeu force la main pour passer en multi puisque si votre support est connecté à internet, le lobby de démarrage par défaut sera celui du online. On retrouve ainsi dans celui-ci diverses possibilités : regarder les matchs en cours, créer des arènes compétitives publiques ou privées, des mini-tournois ou d’autres plus importants. Bref, plein de possibilités différentes, classées ou non, d’affronter des joueurs du monde entier. Depuis la sortie du titre d’ailleurs, des patchs sont intervenus pour stabiliser les affrontements en ligne. Plus aucune gêne n’est à déplorer.

LE VERDICT
KAMEHA MAIS OUI !
8
Lestat
Gamer depuis sa plus tendre enfance. A fait tout son skill sur Quake 3 mais n'a plus progressé depuis. Best ratio sur BF1 ever. Geek de tout un tas de trucs inutiles et coûteux. Type sympa, quand même.

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