Test de Dollhouse (PC, PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

House of the Dead

Se déroulant à Hollywood dans les années 50, Dollhouse met en scène Marie, une détective ayant perdu la mémoire. Son but sera donc en toute logique de tenter de retrouver ses souvenirs et de les remettre en place pour refaire le cours de son histoire… littéralement. Car ces souvenirs prennent la forme de bobines de film à monter dans une salle d’édition. Une idée sympathique, mais qui se heurte malheureusement à un scénario relativement inintéressant et à un gameplay lourd et répétitif divisé en de nombreuses petits phases plus lassantes les unes que les autres.

Jugez plutôt : parcourir un labyrinthe à la recherche d’éléments essentiels tout en évitant pièges et ennemis, extraire les mémoires à une borne, résoudre une énigme dans une salle dédiée, remplir un script dans une autre pièce, éditer un film dans une dernière salle (tout ces pièces étant éparpillées dans le labyrinthe), puis recommencer toutes ces opérations dans les chapitres suivants. Le tout sans mourir sous peine de tout perdre et recommencer de zéro. Youpi.

Il n’y a hélas pas vraiment d’autre terme : le gameplay de Dollhouse est une vraie purge. Comme si jeter le joueur dans un labyrinthe ne suffisait pas, les développeurs ont rajouté tout un tas d’éléments à prendre en compte pour pouvoir progresser, venant toujours plus alourdir une session de jeu. Des tonnes d’objets sont par exemple à récupérer pour une liste qui n’en finit jamais : outre les bobines de film, Marie doit aussi ramasser de la craie, des clés, des piles, des photographies, des potions (à boire pour utiliser des compétences relativement inutiles à débloquer, sachant qu’il y en a tout de même une grosse quarantaine) et ainsi de suite.

Une idée sympathique, mais qui se heurte malheureusement à un scénario relativement inintéressant et à un gameplay lourd et répétitif !

Le tout en étant poursuivie par deux types d’ennemis : les mannequins qui, à la manière des Anges Pleureurs de Doctor Who, ne bougent que lorsque l’on leur tourne le dos, et l’antagoniste principal qui n’aura de cesse de traquer l’héroïne et contre lequel on ne peut rien faire.

C’est toi le chat

Résultat, il faudra passer son temps à courir pour éviter ces poursuivants… et se perdre toujours plus dans les labyrinthes. Ce qui rend encore plus fatiguant – voire frustrant – la recherche des objets-clés pour progresser. Il est certes possible de parfois en apercevoir lorsque l’on décide de basculer dans un autre mode de vue, à savoir les yeux de la Némésis de Marie, mais cela permet au monstre de repérer plus facilement la jeune femme.

La mort étant permanente dans Dollhouse (tout ce qui a été ramassé est donc perdu), il n’est pas certain que le jeu en vaille la chandelle, d’autant plus que le titre joue régulièrement avec nos nerfs : si parfois l’héroïne peut encaisser plusieurs coups avant de mourir, il peut aussi lui arriver de succomber en une seule fois.

Est-ce un bug ou est-ce voulu ? Difficile à dire, car en plus de tout le reste Dollhouse n’aurait clairement pas dû sortir en l’état tant il manque de finition. En dehors du fait qu’il soit relativement laid, ce titre regorge de problèmes techniques plus ou moins handicapants qui attendent toujours d’être patchés (en tout cas sur PS4 et plus de dix jours après sa sortie).

Les sous-titres, par exemple, ne s’affichent que quand bon leur semble, laissant tous les anglophobes sur le carreau ; il n’est pas rare de devoir relancer le jeu car le passage d’un chapitre à l’autre aura freezé ; il peut aussi arriver qu’un item particulier ne poppe pas, comme par exemple une clé qui permet d’ouvrir une porte derrière laquelle se trouve une bobine de film ; sans parler du multijoueur qu’il nous a été impossible de rejoindre en raison de plantages sans fin…

Noir c’est noir

Au final, le seul point vraiment positif de Dollhouse est sa direction artistique, même si là encore il y a à redire. Ainsi, si les labyrinthes sont tous générés aléatoirement et que les salles finissent par toutes se ressembler, chaque chapitre dispose d’une ambiance particulière que l’on prend plaisir à découvrir lors d’un premier run, et certains visuels sont assez intéressants. On apprécie également le côté film noir, finalement peu représenté dans le jeu vidéo, ainsi que l’ambiance sonore qui va avec, mais il semblerait que les développeurs aient un peu trop pris au sérieux le terme noir.

En dehors du fait qu’il soit relativement laid, ce titre regorge de problèmes techniques plus ou moins handicapants qui attendent toujours d’être corrigés !

Même en augmentant la luminosité de l’écran, de trop nombreuses zones sont ainsi totalement plongées dans l’obscurité, empêchant le joueur de correctement se repérer dans les labyrinthes. Une lampe torche est certes de la partie, mais elle se vide tellement vite que l’on ne l’utilise finalement que très peu. Il n’est donc pas rare de ne pas voir les ennemis débarquer… Un mode Voyeur, les supprimant totalement, est certes de la partie, mais le jeu passe de la sorte de frustrant à ennuyeux. Bref, c’est guère mieux.

LE VERDICT
Plus d'espoir
3
Shauni
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