Test de Disc Room (PC, Nintendo Switch)

CONCLUSION

Malgré les six petites heures pour arriver au bout, voire moins car on s’est un peu perdu en route, on avoue que l’on a fini par s’ennuyer avec ce Disc Room. Plaisant et amusant dans les premières heures de jeu, il devient malheureusement trop vite répétitif pour assurer un amusement de bout en bout. Tout juste sauvé par sa courte durée de vie, il ne lui manquait pourtant juste qu’un petit peu plus de variété dans les situations proposées pour en faire un jeu sympathique que l’on aurait eu plaisir à garder sous la main le temps d’exploser les records de ses amis. En l'état c'est à consommer avec modération sous peine de rapide overdose.

Jan Willem Nijman, Kitty Calis, Teri Vellman et Doseone ça ne vous dit peut-être pas grand-chose. Des développeurs derrière un mystérieux Disc Room qui se sont tout de même débrouillés pour que Devolver Digital s’occupe de distribuer leur jeu, gage d’un certain niveau de confiance (quoique en repensant à Carrion on pourrait douter). Bref, Disc Room est disponible sur Nintendo Switch ainsi que sur PC et on vous en parle rapidement là, maintenant, toute de suite.

In a galaxy far, far away

Du haut de son petit giga octet une fois installé, Disc Room n’a pas la place pour un quelconque scénario. Direction 2089, un disque géant est apparu autour de Jupiter et en bon scientifique que vous êtes, vous voilà propulsé dans l’espace pour aller explorer cette étrange construction.

Au programme 50 salles carrées à explorer, interconnectées entre elles, remplies de disques mortels et dotées de plusieurs portes de sortie, le tout sans aucune arme. Non dans Disc Room vous ne dézinguerez rien du tout et il vous faudra vous débrouiller simplement avec vos jambes. Une fois à l’intérieur le but est donc simple : remplir une ou plusieurs conditions de sortie pour avoir le droit d’aller explorer une salle voisine. Tout l’intérêt de Disc Room réside donc dans ces conditions de sortie qui demanderont plus ou moins de persévérance et auront, parfois, raison de vos nerfs.

Afin de varier les plaisirs il y a évidemment différents types de disque, plus ou moins gros, qui évoluent tous à des vitesses différentes. Certains font simplement le tour de la pièce en suivant ses bords, quand d’autres partent à toute vitesse en direction du joueur après avoir effectué un petit tour sur place. D’autres encore se divisent au bout d’un certain temps, prenant moins de place à l’écran mais rendant ainsi les déplacements plus périlleux. Enfin il y a ces disques qui font office de boss et qui se combattent en ramassant les pastilles qu’ils laissent derrière eux.

Ça va trancher chérie

Petite originalité, la mort dans Disc Room n’est pas punitive. En réalité c’est même une nécessité car pour avancer il faudra effectivement mourir. Hormis les objectifs qui demandent à rester en vie un certain temps dans une pièce, il est parfois nécessaire de se faire tuer par un certain nombre de disques différents pour débloquer une porte. C’est aussi en se faisant tuer par des disques spéciaux que l’on peut récupérer différentes capacités (dash, clonage, ralentissement du temps etc.). Dommage d’ailleurs que ces dernières soient si peu utiles. Dans certaines salles le jeu nous obligera à en utiliser une en particulier, mais globalement seuls le dash et le ralentissement du temps nous ont vraiment été utiles.

Typique des jeux apéro, Disc Room ne fait pas dans la fioriture inutile. Style graphique volontairement simple, jeu rapide à lancer et possibilité de jouer très peu de temps tout en débloquant du contenu font que l’on y retourne volontiers. Le jeu propose même différentes options pour se faciliter la vie pour ceux qui galèrent à progresser ou, inversement, pour rendre les choses un peu plus ardues pour ceux qui trouvent la recette initiale trop fade. Une approche intéressante mais qui ne cache pas les petits défauts de ce Disc Room.

Car malgré les quelques bonnes idées proposées et le challenge bien présent on tourne très vite en rond, la faute à des objectifs pas toujours très bien pensés. Dans une même pièce les différent défis imposés sont rarement compatibles et forceront donc les joueurs à refaire, de nombreuses fois, les mêmes salles pour ouvrir toutes les portes. Certains objectifs sont également particulièrement pénibles car le jeu n’offre aux joueurs aucune possibilité claire pour suivre leur évolution (mourir découpé par un certain nombre de disques différents par exemple) et oblige à refaire, parfois pour rien, une salle déjà maintes fois explorée. C’est dommage car la recette minimaliste de base semblait pour le moins intéressante.

Ce test a été réalisé à partir d’une version numérique, fournie par l’éditeur, sur PC.

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Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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