Test de Devil May Cry 5 (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Le retour du roi

Le scénario d’un Devil May Cry n’a jamais volé bien haut. On mélange une histoire de démon qui veut régner sur le monde des humains avec une histoire de famille mêlant une ribambelle de protagonistes et l’on obtient le fil rouge de la licence Devil May Cry. Ce cinquième épisode ne change donc clairement pas de fusil d’épaule et va même encore plus loin dans son approche typée « serie B » avec des dialogues et une mise en scène complètement déjantés. La scène d’introduction sens dessus dessous résume d’ailleurs parfaitement ce constat pour le plus grand bonheur de tous.

Cette approche à la limite du manga décomplexé permet par la même occasion d’éviter les pièges dans lesquels étaient tombés Devil May Cry 4 et ses scènes avec Kyrie à nous faire grincer les dents. Quant au langage fleuri, ils sont un ici peu plus présentes si on les compare aux DMC made in Capcom sans pour autant être aussi abondantes et injustifiées que dans le remake DmC. Bref, tout est juste ou presque.

Dante, Nero et V : trio de fête

Comme dans le quatrième volet, Dante n’est pas le seul personnage jouable de cet épisode. Nero s’est coupé les cheveux (pas que) et est toujours de la partie, tandis qu’un petit nouveau, V, rejoint la petite bande aux cheveux blancs. C’est d’ailleurs le mariage de ces trois personnages qui fait véritablement la force de cet épisode. On oublie l’aller-retour décevant du précédent opus avec la prise de contrôle de Dante. Ici, chaque personnage possède ses propres niveaux et sont parfaitement équilibrés dans la vingtaine de chapitres disponibles.

On commence ainsi avec Nero qui, s’il reste très accessible au départ, possède une très grosse marge de manœuvre pour le maîtriser. En effet, l’épée « Red Queen » possède toujours son « Exceed » permettant de rendre ses coups plus puissants si l’on appuie sur la gâchette au bon moment. Tandis qu’une petite nouveauté, le « Devil Breaker », permet de jouer du poing mécanique pour ajouter encore plus de technicité à l’ensemble parmi la dizaine de variantes. On a ainsi l’embarras du choix avec ces capacités allant du coup de jus au lance-missiles en passant par le canon de Mégaman (avec l’animation de saut qui va avec) ou une simple fourchette.

Tant sur le plan tactique que technique

Si le côté emo de « V » n’est pas des plus réussis, son gameplay quant à lui s’avère extrêmement jouissif. Plus limité dans ses mouvements, il fait appel à des créatures démoniaques pour attaquer à sa place et à longue distance. En combat, on se retrouve ainsi à marteler les différents boutons d’attaque pour exterminer les adversaires, les éviter pour ne pas se prendre un sale coup, puis une fois que l’ennemi est paralysé, se rapprocher de lui pour qu’on lui assène le coup final avec notre canne. C’est quelque peu différent du système de combat de nos deux touffes blanches mais cela reste diablement plaisant.

Ici, on se mange un boss à quasiment chaque fin de niveau, et sans recyclage pour notre plus grand plaisir.

Enfin que dire de Dante qui reste le personnage le plus complexe à maîtriser de par ses quatre styles de combat disponibles. Le fait de pouvoir changer à la volée ses armes à feu ainsi que ses armes au corps à corps avec les deux principales gâchettes rendent les combats d’une profondeur quasi-inégalée. On se retrouve à essayer de faire le maximum de mouvements pour garder un score élevé en faisant parfois un peu n’importe quoi (l’ergonomie n’est pas des plus réussies). De quoi être frustré tant on a l’impression d’effleurer seulement un petit bout des capacités de notre antihéros favori.

Boss à gogo

La progression dans les niveaux reste archi-classique et fidèle aux épisodes précédents. Divisée en chapitre, l’aventure, linéaire, se boucle en une dizaine d’heures avec les nombreuses cinématiques comprises. On remarque comme petite amélioration, comparée à Devil May Cry 4, un nombre de boss qui a explosé. Le précédent épisode en manquait assurément. Ici, on s’en mange un à quasiment chaque fin de niveau, et sans recyclage pour notre plus grand plaisir. Tout juste on pestera sur l’un d’eux pas franchement réussi à la mission 6.

Autres petits clins d’œil aux fans de la série : les ennemis et les musiques qui les accompagnent. Bien qu’il y en ait une pelletée d’inédits, Capcom ne s’est pas gêné de recycler d’anciens modèles qui feront plaisir à défourailler de nouveau. Quant à la musique, c’est carrément de précédents morceaux remixés qui peuvent réapparaître lors de certaines rencontres. Un bonheur.

Dante ta face

Enfin que dire de la partie technique de ce Devil May Cry 5, si ce n’est qu’il n’y a quasiment rien à redire tant c’est propre et maîtrise ? Si les derniers niveaux manquent peut-être d’inspiration, la très grosse majorité de l’œuvre prouve à quel point l’équipe japonaise maîtrise son sujet. Cela ne baisse pas d’un iota au niveau du frame rate, c’est extrêmement détaillé et les animations n’ont jamais semblé aussi fluides dans un beat them all. Les effets, nombreux, sont loin de surcharger l’écran et permettent d’apprécier où se trouve notre personnage lors d’une confrontation. Seule la caméra peut nous embêter à de très rares occasions mais cela reste tout de même assez anecdotique.

Pour terminer ce tour d’horizon, notons la présence d’un semblant de coopération en ligne. Il ne sera pas rare de tomber sur un autre joueur, au hasard, permettant de progresser dans l’aventure. Malheureusement, les affrontements peuvent parfois en pâtir si la connexion n’est pas stable, avec des ennemis qui ne sentent pas les coups ou s’avèrent figer en l’air. Un petit malus qui ne gâche en rien l’énorme plaisir que procure ce Devil May Cry 5.

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LE VERDICT
MAESTRIA
9
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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