Test (dont vous êtes le héros) de Detroit : Become Human (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4 Pro.

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1.

On pourra reprocher tout ce qu’on veut à David Cage, y compris ses talents en gestion de personnel, il n’empêche que le bonhomme a fait des « jeux narratifs » (quelle barbarie) sa plus grande spécialité. Après Fahrenheit, Heavy Rain et Beyond, David et son studio Quantic Dream sont de retour avec de l’anticipation pur jus, alors que le joueur est propulsé en 2038 dans la ville de Detroit aux Etats-Unis, berceau de l’industrie automobile et futur bastion de l’industrie robotique. On y suit le destin de trois androïdes, Kara, Markus et Conno, dans la grande tradition des œuvres dites « chorales ». Trois histoires qui semblent ne pas avoir grand-chose à voir entre-elles mais finissent par se croiser pour trouver leur résolution dans une grande séquence finale commune. Au cinéma, ce genre n’est pas le plus prisé, majoritairement représenté par les films de Paul Thomas Anderson ou Alejandro González Iñárritu (entre autres). Inutile de préciser que lorsqu’on parle de jeux vidéo, ce constat n’est qu’amplifié.

Quantic Dream oblige, le jeu adopte la même forme que leurs précédents titres.

A : Si vous n’avez jamais joué à Heavy Rain ou Beyond…
…alors Detroit : Become Human fera une parfaite porte d’entrée. Le jeu enchaîne QTE, phases d’exploration (réduites, mais tout de même), enquête et dialogues à choix multiples, de manière assez rythmée. Les commandes n’ont rien de bien sorcier mais contrairement à certains jeux du genre auxquels on reproche facilement le manque de gameplay, Detroit multiplie les phases de jeu et surtout sait varier les plaisirs. Le titre tire très habilement profit de son contexte futuriste pour créer quelques variantes de gameplay intéressantes autour des actions contextuelles, sans pour autant trop hacher l’aventure. Surtout, c’est cette impression de dérouler une aventure soi-même qui fascine le plus. Chaque ligne de dialogue, chaque manipulation semblent faire avancer l’histoire dans une direction cohérente, alors que les possibilités sont multiples. Chaque fin de chapitre est d’ailleurs ponctuée par l’apparition d’un arbre de décisions et de conséquences, comme si David Cage vous donnait un coup de coude en murmurant « Regarde comme notre concept marche bien ». Un bien bel ajout pour se rendre compte de l’ampleur du travail réalisé par le studio parisien. Quantic Dream montre une parfaite maîtrise de ses ambitions narratives au cœur du gameplay. (rendez-vous en 2)
B : Si vous avez déjà joué à Heavy Rain ou Beyond et apprécié l’expérience…
…alors l’expérience sera familière. Pas déplaisante, loin de là. Quantic Dream, plus en forme que jamais, met tout en œuvre pour améliorer des mécaniques vieillissantes. Et ça marche. Mieux découpé que ses prédécesseurs, Detroit ajoute de l’impact à la moindre interaction, décuplant ainsi l’enjeu derrière le gameplay. L’ensemble se veut plus organique, moins machinal. Dès lors, on regrettera juste cette idée d’arbre de décisions présent après chaque niveau. Certes, il est intéressant de voir à quel point l’étendue des choix est vaste, mais cet ajout vient perturber un tantinet le déroulement de l’aventure. Il le ralentit, fait baisser la tension qui peut régner lors de certaines phases, juste pour que le studio puisse parader pendant quelques secondes. Ça plaira probablement aux complétistes ou pour ceux qui souhaitent « calculer » leur aventure. Les autres auraient pu s’en passer, afin de profiter de l’histoire sans accroc. (rendez-vous en 2)
C : Si vous avez déjà joué à Heavy Rain ou Beyond, mais pas apprécié l’expérience…
…alors Detroit : Become Human ne changera pas la donne. La formule est exactement la même, avec toutes ses qualités et ses défauts. Oui, Detroit sait créer de la tension, donner un poids aux actions du joueur, mais à quel prix ? Toujours aussi superficielles, les mécaniques paraissent encore plus lourdes ici. Comme partout ailleurs, il y a toujours ce passage où notre personnage se retrouve confronté à deux PNJ dont la vision est opposée. Comme partout ailleurs, on retrouve ces mêmes noms qui apparaissent en haut à droite de votre écran pour bien souligner qu’un personnage nous aime plus ou moins en fonction de nos décisions. Et comme partout ailleurs, on vous martèle qu’il faut choisir et que notre choix a de l’importance. Habile ? Non, juste extrêmement lourd. Même au quatrième jeu, Quantic Dream continue de prendre les joueurs pour des idiots, préférant souligner le moindre changement par une grosse indication visuelle ou sonore. On aurait pu réserver ce surplus d’informations au mode débutant, mais non. « Expérimenté » n’apporte que très peu de variations et surtout pas celles qui pourraient avoir du sens. En résulte un jeu que l’on parcourt la main attachée à un guide. (rendez-vous en 2)
2.

Néanmoins, un jeu Quantic Dream, ce n’est pas que du mitraillage de boutons et des choix qui pèsent, c’est avant tout un scénario, une expérience cinématographique. David Cage aura beau clamer qu’il ne s’agit pas de cinéma interactif, toujours est-il que dès la fin du générique, il est écrit « Ecrit et réalisé par David Cage ». A un moment, il faut assumer ! En découvrant le titre, on s’aperçoit qu’il a bien bossé ses classiques et comme…

A : …vous avez un faible bagage en termes de science-fiction…
Detroit vous séduira sans peine. Le monde dépeint par l’auteur est peaufiné dans ses moindres détails et apporte un vrai vent de fraîcheur dans le monde vidéoludique, encore tout jeune en matière de scénarisation. David Cage traite de nombreux sujets intéressants, comme la ségrégation ou encore la conscience robotique, et les intègre parfaitement dans un scénario bien ficelé et intéressant à suivre, servi par des acteurs qui jouent parfaitement le jeu de la motion capture. Ils apportent tous un vrai plus à leur personnage, une humanité bienvenue et absente de la plupart des autres jeux vidéo, peu intéressés par le drame de manière générale. Detroit sait parfaitement comment nous toucher et nous impliquer dans son scénario, à coups de scènes fortes (sublime passage dans la décharge) et de révélations intéressantes. Certes, sur son dernier tiers, Detroit abuse un peu trop des deus ex machinas, mais rien de bien alarmant en l’état. (rendez-vous en 3)
B : …vous avez été bercé par la science-fiction et vous aimez Blade Runner…
Detroit vous paraîtra un bon gros gloubi-boulga d’idées recyclées. Dans un monde où Philip K. Dick n’a jamais existé, Detroit serait roi. Dommage, ce n’est pas le cas. David Cage ressort tous les poncifs de science-fiction que le cinéma se traîne depuis près de 40 ans, de Blade Runner à I, Robot, en passant par District 9 et Terminator, aussi bien dans l’esthétique que dans les thèmes abordés. Bon sang, il faut dire que le bonhomme ressort quand même le coup des compartiments dédiés dans les bus et une célèbre réplique de Marthin Luther King. Plus balourde que jamais, l’écriture de David Cage suinte le déjà-vu. Pire encore, le titre surprend par son manque d’audace et ne surnage que parce que quasiment aucun jeu n’est capable d’offrir un drame de science-fiction aujourd’hui. Surnager par défaut, voilà quoi en est réduit Detroit, dont le scénario éculé ne fait que décliner au fur et à mesure de sa progression. (rendez-vous en 3)
C : …vous avez été biberonné à la science-fiction et vous aimez Demolition Man…
Detroit vous parlera pas mal. David Cage transmet ses références en matière de SF avec respect et si l’ensemble semble un peu réchauffé, il se veut extrêmement divertissant. Ici, la philosophie se veut minimaliste, bien que Detroit n’échappe pas à quelques échanges tout juste dignes d’un PMU. Ce qui intéresse le studio, c’est que l’ensemble des éléments de l’intrigue soit parfaitement digérable, sans temps mort. Pas contemplatif pour deux sous, Detroit se veut plus proche de la vision d’un Christopher Nolan que d’un Alex Garland, pour le plus grand bien du joueur. Ce n’est peut-être pas très fin, et alors ? On ne s’ennuie pas et ce n’est pas idiot pour autant, autant en profiter ! (rendez-vous en 3)
3.

Pour autant, le scénario n’est pas tout ce qui fait le sel d’un jeu qui se veut cinématographique. Quid de la réalisation de Detroit : Become Human ? Point de directeur de la photographie ici, juste des ambitions visuelles qui…

A : ...consommateur de séries avant tout que vous êtes…
…devraient vous scotcher à l’écran. Déjà parce que techniquement, Detroit : Become Human est sublime. C’est un fait. Modélisations, lumière, effets, la PS4 crache littéralement ses tripes. On en prend plein la vue, avec une mention spéciale pour les scènes dans l’obscurité, plus à l’avantage des différents acteurs. C’est bien simple, lors de certains passages, on pourrait confondre avec un vrai film. Quant à la réalisation en elle-même, on est sur de la série de luxe. Le montage nerveux colle parfaitement au rythme de l’aventure et on est des kilomètres au-dessus de ce qu’un Quantum Break peut proposer. La fréquence des révélations va parfaitement dans le sens de la réalisation, capable de souligner tous les moments dramatiques avec force violons et larmichettes. (rendez-vous en 4)
B : ...cinéphile avant tout que vous êtes…
…font à peu près autant plaisir à voir que Total Recall…le remake. A quoi bon servir une technique aussi aboutie si c’est pour l’accompagner d’une mise en scène aussi plate et générique que celle d’un John Moore ou d’un Len Wiseman ? Jamais Quantic Dream ne parvient à offrir de moments visuellement ébouriffants, la faute à des cadrages qui ne proposent rien de savoureux. Il n’y a pas de trouvailles cinématographiques ici, juste des ambitions télévisuelles indigne des moyens mis en œuvre. A titre de comparaison, Until Dawn savait faire du film d’horreur en reprenant des codes, certes usés, mais efficaces et surtout dignes d’une production ciné. Detroit n’en fait rien et préfère bouger sa caméra dans tous les sens pour offrir aux moins exigeants le divertissement qu’ils méritent. (rendez-vous en 4)
C : ...amateur de plaisirs coupables que vous êtes…
…sauront combler votre quota de série B. Plus proche d’un Transcendance que d’un Annihilation, Detroit est efficace. Juste efficace. Certains diront « il fait le taf » et ils auront raison. Beau à en crever, il séduit sans avoir besoin de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Sa caméra à l’épaule rappellera certains films d’action. Paul Greengrass serait fier ! (rendez-vous en 4)
4.

La conclusion approche. Vérifiez votre arbre de décisions et l’enchaînement de lettres avant le grand final.

Conclusion 1 : A-A-A
Detroit : Become Human a tout pour lui. Sa belle gueule, son gameplay parfaitement abouti et son scénario ambitieux en font l’une des toutes meilleures exclusivités de la PS4, et surtout une aventure que l’on vit réellement. Captivant et intense ! Reste à voir comment la formule Quantic Dream évoluera à l’avenir !

9/10

Conclusion 2 : A-A-B
Servi par un gameplay aux petits oignons, Detroit : Become Human raconte une histoire passionnante desservie par une réalisation indigne des ambitions du studio français. David Cage s’interdit toute fulgurance, préférant offrir les mêmes cadrages que des productions petit budget plutôt que d’apporter une véritable identité à son jeu. Néanmoins, pas de quoi tuer tout l’intérêt du titre, qui se révèle très solide sur tout le reste.

6/10

Conclusion 3 : A-A-C
Aussi prenant qu’une série B le samedi soir, Detroit : Become Human est une sorte de bon fast-food : ça marche parfaitement sur le coup et pour peu qu’on se prête au jeu, on y retourne avec plaisir !

8/10

Conclusion 4 : A-B-A
Ça s’aborde comme une série, ça ressemble à une série et visiblement c’est écrit comme une série (de la CW). Detroit : Become Human, malgré son image de titre haut de gamme, peine à offrir un récit original. Il s’embourbe dans les clichés. Dans un sens, c’est raccord avec la réalisation sans folies, mais convenable pour qui est plus client de télévision ou de jeux vidéo que de cinéma.

5/10

Conclusion 5 : A-B-B
Comment peut-on oser prétendre « écrire et réaliser » un jeu si c’est pour gâcher tout ce qu’il de plus cinématographique ? Si l’aspect cinématique interactive est probant, il faut réussir à passer outre la mise en scène bancale et l’écriture à dormir debout de David Cage. Ce qui n’est pas une mince affaire, on vous l’accorde !

3/10

Conclusion 6 : A-B-C
Correctement réalisé, Detroit : Become Human se traîne tout de même une écriture des plus lourdes. Un fardeau tout juste compensé par un gameplay parfaitement intégré et une mise en scène dynamique qui n’a rien à envier à toutes les séries B qui sortent chaque semaine en DVD et Blu-ray. On pourrait même dire que le scénario suit bien avec le reste, au final.

6/10

Conclusion 7 : A-C-A
Detroit : Become Human est littéralement comparable à Altered Carbon. Le scénario intriguant part complètement en sucette à la moitié du jeu alors que les révélations maintiennent l’intérêt et la mise en scène multiplie les effets de style dans le vide. Au final, il ne manque que les scènes de sexe avec Joel Kinnaman. Efficace, ni plus ni moins.

7/10

Conclusion 8 : A-C-B
Prenez le film Dredd, rajoutez quelques QTE, enlevez le style et vous obtenez Detroit : Become Human, une production sympathique entachée par une réalisation plus que passable. Encore un petit effort et on aura peut-être enfin un très bon jeu !

6/10

Conclusion 9 : A-C-C
Detroit : Become Human est une parfaite série B. Malgré quelques pointes de prétention dans l’écriture, l’ensemble ne vole pas très haut et il est possible de s’en contenter. Il aurait été inutile de vouloir en faire trop sur les thèmes les plus sensibles, et même en en faisant peu, Quantic Dream parvient à offrir de très beaux moments de jeu vidéo. Pourquoi en demander plus ?

7/10

Conclusion 10 : B-A-A
Detroit : Become Human est l’aboutissement d’un long chemin pour Quantic Dream. Depuis Fahrenheit en 2005, le studio parisien ne cesse d’enrichir une formule de plus en plus séduisante, ici au service d’un scénario particulièrement prenant et d’une réalisation de haute volée. Après un Beyond en demi-teinte, David Cage et ses compères atteignent des sommets d’émotion que peu de développeurs peuvent ne serait-ce qu’envisager. Grandiose !

8/10

Conclusion 11 : B-A-B
Detroit : Become Human est un pur jeu de David Cage. Avec un scénario solide sur lequel viennent se greffer des mécaniques de gameplay éprouvées, l’auteur signe là une œuvre forte, gangrénée par une réalisation qui stagne. Encore une fois, la pluie et la neige sont omniprésentes. Encore une fois, on voit des personnages faire la vaisselle avec les mêmes cadrages qu’avant. Il serait temps de faire évoluer la mise en scène quand même !

7/10

Conclusion 12 : B-A-C
La formule de Quantic Dream est enfin arrivée à maturité. Mieux construit, plus interactif sans être moins cinématographique, le studio de David Cage prouve qu’il peut encore nous surprendre plus de 10 ans après Farhenheit. Detroit : Become Human est clairement l’un des immanquables de cette année 2018.

9/10

Conclusion 13 : B-B-A
Moins bien écrit que n’importe quelle chanson de disco (vraiment), Detroit : Become Human se rattrape sur ses mécaniques bien huilées et une réalisation tape-à-l’œil des plus efficaces. Même s’il n’est qu’un clone de toute œuvre de SF existante, il n’en reste pas moins plaisant à jouer et surtout à regarder. Anecdotique, mais pas inintéressant !

6/10

Conclusion 14 : B-B-B
Malgré l’effort consenti sur l’intégration des phases de gameplay à la narration, Quantic Dream se perd en route et ne parvient pas à délivrer l’aventure que les joueurs étaient en droit d’attente. Trop générique, trop complaisant, Detroit : Become Human souffre d’une certaine concurrence cinématographique. Il reste tout de même quelques instants de grâce trop rares pour sauver totalement le jeu. Dommage.

4/10

Conclusion 15 : B-B-C
N’est pas Ridley Scott ou Alex Proyas qui veut. Oui, Detroit : Become Human est un peu con. Il se démène pour offrir une histoire touchante, mais est-ce bien raisonnable de parler d’émotion quand les personnages ne sont que des stéréotypes ambulants ? Parfait pour un samedi soir avec bières et pizzas, mais guère plus.

5/10

Conclusion 16 : B-C-A
Jouer à Detroit : Become Human, c’est un peu comme un rêve de gosse. L’immersion dans le monde conçu par Quantic Dream est parfaite et on a vite l’impression de prendre part à une véritable aventure. Du jeu narratif grand spectacle parfaitement calibré, haut de gamme serait-on tenté de dire. On a hâte de voir vers quoi David Cage se dirige maintenant !

8/10

Conclusion 17 : B-C-B
Quand on joue la carte de l’expérience cinématographique, il faut avoir les épaules pour le supporter. Detroit : Become Human offre les mêmes qualités et souffre des mêmes défauts que Heavy Rain avant lui : un gameplay séduisant pour une mise en scène passable. De la cinématique interactive plutôt que du film interactif donc, même si l’univers a bénéficié d’un soin tout particulier. Un peu plus d’inspiration ne ferait pas de mal !

6/10

Conclusion 18 : B-C-C
A l’heure où les jeux ont toujours du mal à offrir des histoires dignes de ce nom, l’implication que provoque Detroit : Become Human est un véritable bonheur. On incarne une poignée de personnages forts, certes très archétypaux dans leur construction, mais immédiatement attachants. Quand en plus la réalisation technique suit et que l’aventure tient parfaitement la durée, on ne peut que saluer le travail colossal de David Cage et son équipe !

8/10

Conclusion 19 : C-A-A
Finies les inspirations Fincheriennes de Heavy Rain et le « on-ne-sait-trop-quoi » de Beyond, David Cage passe dans une toute autre dimension faite d’anticipation, de robotique et de privation de libertés. Plus ambitieux (et plus humble), Detroit : Become Human intègre mieux ses mécaniques pour une formule déjà vue, mais peut-être plus séduisante pour qui n’avait pas accroché aux précédentes productions Quantic Dream.

7/10

Conclusion 20 : C-A-B
Le syndrome Heavy Rain se répète. Même mise en scène, mêmes QTE parfois inutiles (et parfois hasardeux), Detroit : Become Human profite juste d’un nouveau scénario. Un bien maigre compensation pour une formule qui s’essouffle, s’essouffle et en silence finira bien par mourir.

3/10

Conclusion 21 : C-A-C
Jouer à Detroit : Become Human, c’est comme jouer à Heavy Rain, mais avec un vrai scénario. En 10 ans, peu de choses ont changé, si ce n’est la capacité de David Cage à se faire plus humble dans l’écriture. Prenant et vraiment joli, Detroit ne marque pas suffisamment sa différence avec les précédents titres de Quantic Dream. Peut-être au prochain essai !

5/10

Conclusion 22 : C-B-A
Vous trouviez Heavy Rain indigeste ? Attendez de découvrir Detroit : Become Human et ses problématiques raciales. Loin de traiter la ségrégation et l’Apartheid aussi finement qu’un Neil Blomkamp des beaux jours, David Cage se vautre dans les facilités scénaristiques pour une aventure cousue de fil blanc. Cependant, le moteur est joli. Il fallait au moins ça…

3/10

Conclusion 23 : C-B-B
On se demande quand est-ce que Quantic Dream comprendra que leur recette ne fonctionne pas. Heavy Rain et Beyond relevaient déjà de la torture, il fallait que David Cage se mette à philosopher. Ça ne pouvait pas marcher. La réalisation sans inventivité accompagne un scénario idiot comme pas deux et un gameplay tellement assisté qu’on se demande à qui finalement se destine Detroit : Become Human. A la poubelle, visiblement.

2/10

Conclusion 24 : C-B-C
Imaginez un film Asylum, mais jouable. C’est ce à quoi Detroit : Become Human ressemble le plus, avec son scénario improbable, bardé de répliques indécemment prévisibles et ses situations ubuesques (le chant de Markus, absolument hilarant). Faut-il le sauver pour son côté nanardesque ? On ne sait pas. En tout cas, on ne va pas se mouiller !

5/10

Conclusion 25 : C-C-A
Avec Detroit : Become Human, Quantic Dream ajoute un élément manquant à leurs précédents productions : le fun. Le plaisir. De l’intérêt, dans un sens. Plus intéressant à jouer (tout en étant parfois plus pompeux), Detroit corrige en partie le tir en livrant une aventure prenante, menée tambour battant par un studio qui apprend de ses erreurs.

7/10

Conclusion 26 : C-C-B
Un peu moins pénible à jouer que ses prédécesseurs, Detroit : Become Human séduit par son ambition et son scénario correctement écrit. On s’amuse à définir le destin des trois personnages principaux et de leurs alliés, conscients que la moindre décision peut renverser le cours de l’histoire. L’illusion est presque parfaite ! Manque plus qu’un vrai metteur en scène et on pourra dire que la formule a atteint son apogée !

6/10

Conclusion 27 : C-C-C
Detroit : Become Human corrige le plus gros défaut de tout un genre : l’impression d’être floué. Floué par de faux choix et des conséquences factices. Quantic Dream contourne admirablement cette problématique avec son arbre de décisions, ajout sympathique qui permet de prendre conscience de l’ampleur des variations dans la narration. Pour le reste, le studio ne réinvente pas sa formule et ne fait que la peaufiner. Les détesteurs détesteront, les autres se régaleront.

7/10

LE VERDICT
FIN SECRÈTE
8
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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