Test de Dead or Alive 6 (PC, PS4, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur Xbox One X.

Welcome NiCO

Parmi les petits nouveaux qui garnissent le casting des 24 personnages de Dead or Alive 6, NiCO est sans conteste celle qui retient le plus l’attention. D’une part parce que le jeu de Tecmo Koei ne propose que 2 combattants inédits, le tour est donc vite fait, d’autre part parce que la jeune scientifique est au cœur du mode histoire du jeu de la Team Ninja. Côté gameplay, le style historique Pencak Silat de la demoiselle combiné à des attaques utilisant un champ électromagnétique fait des étincelles. Pas de quoi nous détourner de celle dont on use et abuse depuis tant d’années lors des soirées Dead or Alive, à savoir Christie, mais cet ajout a de quoi trouver ses adeptes.

Si NiCO fait une entrée intéressante, ce n’est en tout cas pas grâce au scénario toujours aussi poussif que l’on nous propose. Un principal arc narratif brouillon que les courtes cinématiques n’aident pas toujours à appréhender, du coup on se désintéresse rapidement de l’histoire que la Team Ninja tente de raconter. Tout juste apprécie-t-on de pouvoir découvrir, au fil des chapitres débloqués, d’autres petits bouts scénaristiques dédiés à un combattant bien précis. Pas de quoi nous garder en haleine bien longtemps, on préfère largement partir à la quête du mode Quête, justement, et ses quelques 120 défis parfois assez relevés.

Pour le reste, on est un peu sceptique devant la pauvreté du jeu en ligne qui se contente de parties classées avec un minimum d’options. Koei Tecmo avait promis de mettre en place des lobbies courant mars, ils se font encore attendre à l’heure où ces lignes sont écrites. Côté local, le Versus répond évidemment présent alors que les amateurs d’action en solitaire passeront le temps en Contre-la-montre ou en Survie, entre autres habituelles joyeusetés.

Diego, libre dans sa tête et avec ses poings

Si les combattants de Dead or Alive 6, les petits nouveaux comme les anciens, ont un point commun, c’est leur accessibilité. A quelques exceptions près, n’importe quel néophyte, après un passage par les excellents tutoriels du jeu, est capable de s’en sortir la tête haute dans un affrontement face à un autre joueur ou une IA relevée. Coups de pied/de poing, (de base ou spéciaux, avec des raccourcis placés sur les gâchettes pour ces derniers), projection de l’adversaire et contre, trois piliers à assimiler pour un système triangulaire à varier et à combiner, la plupart du temps, avec l’ajout d’une touche multidirectionnelle pour varier les attaques et multiplier les plaisirs. Le titre de la Team Ninja est aussi accessible qu’il semble l’être.

Facile à prendre en main, Dead or Alive 6 l’est relativement mais la maîtrise demande clairement davantage d’heures de jeu. N’importe qui peut espérer s’en sortir, oui, mais pour briller il faut se donner la peine d’être familier avec des systèmes un poil plus complexes. Avec la Break Gauge qui se remplit au fil des coups donnés/reçus, il devient ainsi possible de placer un contre salvateur en se retrouvant derrière son adversaire (c’est le Break Hold) ou encore de littéralement briser un coup ennemi pour lui retourner un coup assez stylé (le Break Blow).

La petite mort

Attention, l’apprentissage des techniques plus poussées du jeu a un double intérêt : celui de faire mal à n’importe quel autre joueur mais aussi être capable de rembarrer les joueurs qui ne jurent que par l’abus des coups de base. Du rush basique mais efficace pour peu que l’enchaînement soit fait avec un certain respect timing, de quoi agacer et donner envie d’apprendre tout ce qu’il est possible de savoir sur les contres…

Il faut ajouter aux subtilités de gameplay du jeu des arènes de combat aux interactions multiples qui peuvent augmenter les dégâts d’un combo fraîchement lâché sur son opposant. Environnements destructibles (échafaudages qui s’écroulent, rambardes qui tombent, voitures qui explosent., etc.), invités surprises (PNJ en bord d’arène, dinosaures -!-, etc.) et autres choses du genre font des stages de Dead or Alive 6 des aires de jeu qui arrivent toujours à surprendre. On a toujours apprécié la licence de la Team Ninja pour cet aspect-là et cet épisode ne fait pas défaut, bien au contraire.

So Alive

Si Dead or Alive a toujours fait parler de lui à cause de la plastique de ses combattantes mais aussi, plus récemment, via la politique adoptée pour les DLC, force est de constater que l’on retient de cet épisode sa réalisation généreuse et soignée. On ne parle pas seulement de la foule d’effets visuels, des détails et des mises en scène qui font de chaque combat une fête de la baston, mais l’ambiance de manière générale est assurément un point fort de cet épisode 6.

LE VERDICT
SERIOUS CHALLENGER
7
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

2 Commentaires

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