Test de Wreckfest (Xbox One, PS4, PC)

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, fournie par l’éditeur, sur PS4 Pro.

Faux départ

Mettons tout de suite les choses au clair : le premier contact que vous aurez avec Wreckfest devrait, logiquement, vous pousser à éteindre votre console, vous mettre en PLS sur votre canapé et pleurer en tenant fermement votre boite de Destruction Derby dans les mains. Un premier contact totalement loupé parce que chez Bugbear Entertainement on a pensé que c’était une bonne idée de forcer le joueur à débuter avec des parties inintéressantes d’auto-tamponneuse assis sur une tondeuse à gazon. Et les quelques courses qui suivent pour accéder au mode carrière auront bien du mal à vous faire changer d’avis tant elles manquent également cruellement d’intérêt.

Forcez-vous ! Car une fois le mode carrière accessible, les choses plaisantes commencent alors. Le joueur est invité à participer à différents types d’épreuve pour débloquer les championnats suivants, le tout permettant de mixer les genres avec une certaine réussite. Sans mauvais jeu de mot on n’a jamais vraiment l’impression de tourner en rond et la variété des compétitions fait que l’on se prend vite au jeu. Les amoureux des voitures seront en revanche certainement déçus de ne voir aucune licence officielle même si de nombreux bolides affichés à l’écran sont assez reconnaissables.

Ceci n’empêche pas Wreckfest d’offrir des options de personnalisation franchement appréciables, aussi bien au niveau de la mécanique que de l’esthétique pour toutes ces caisses à savon qui, il faut le souligner, offrent de vraies bonnes sensations de conduite dès lors que vous aurez pris soin de désactiver les aides à la conduite. Ici, contrairement aux jeux de course classiques, les aides ont tendance à rendre les voitures trop lourdes et empêchent de vraiment s’amuser. Et comme on n’est pas venu pour claquer des chronos, on préfère une voiture qui a un peu du mal à tenir la corde du moment qu’elle réagit au quart de tour quand on met un coup de volant pour bousculer son poursuivant.

Crash test dummies

Car évidemment tout le plaisir de Wreckfest est là : pouvoir froisser de la tôle sans remord, sans avoir un pilote qui vous hurle dans les oreilles parce que vous l’avez dévié de sa trajectoire de champion. Dans Wreckfest tous les coups sont permis. On pousse, on bouscule et on s’appuie dans les virages. Pour autant il ne faut pas croire que le plus bourrin l’emportera systématiquement. L’excellente gestion des dégâts rend le tout absolument grisant et il faut constamment mesurer le risque pris au moment d’aller embrasser la carrosserie de vos adversaires. Pour les plus pointus le mode réaliste offre même un challenge remarquable dans lequel le moindre crash un peu intense peut signifier la fin de votre course.

Image de Wreckfest sur PC, par jeuxvideo24

Une gestion des dégâts rendue encore plus folle par la qualité visuelle du moteur maison qui permet une déformation très réaliste des voitures. Les carrosseries se plient à chaque contact, les phares explosent au moindre choc et les roues s’arrachent avec un réalisme qui rend le tout totalement jouissif. On prend un malin plaisir à foncer dans ses adversaires en les regardant perdre un élément crucial les empêchant de terminer la course pendant que l’on file vers le drapeau à damiers.
Et si le jeu propose évidemment tout un tas de circuits différents (avec des surfaces variées qui impactent vraiment la conduite) notre préférence ira indiscutablement à ces tracés en huit où, quoique vous fassiez, les chocs deviennent vite inévitables.

Le délire visuel est alors total avec des roues et des capots qui volent en l’air dans des chocs à la violence visuellement inouïe. Les épaves de voiture s’entassent sur la piste et restent présentes pour toute la course donnant une petite touche de réalisme supplémentaire, en plus de rajouter de la difficulté pour terminer la course. Oubliées les courses sans intérêt où l’on nous demande de conduire des tondeuses, un bus ou même un canapé motorisé, l’esprit de Destruction Derby réside bel et bien dans ces courses déjantées où la quantité de tôle froissée suffit à nous faire frissonner.

BugStudio Entertainement

Malheureusement sur console ce plaisir à un coût technique que Bugbear Entertainement ne semble pas avoir réussi à gérer. Le frame rate est en effet tout juste acceptable en situation normale pour devenir complètement chaotique dès lors que la ferraille s’entasse sur la piste. Forcément pour tenter de grappiller de précieuses ressources le studio a fait l’impasse sur des choses comme l’anti-aliasing, des décors soignés ou encore une foule réaliste qui fait que en dehors des voitures le jeu est loin d’être une véritable claque visuelle.

Si la qualité de modélisation des véhicules et la gestion des dégâts excusent sans problème ces petits soucis, on a du mal en revanche à accepter ces temps de chargement d’une longueur infinie qui cassent complètement le rythme. Sans compter qu’il arrive (trop) souvent que le chargement en question plante laissant le joueur dans le doute de l’écran noir où plus rien ne se passe. Un problème supposé fixé depuis le jour du lancement mais qui reste malgré tout d’actualité. Soyez prévenus, pour profiter du plaisir que peut procurer Wreckfest une fois en action il faudra se montrer patient. Très patient !

LE VERDICT
Cabossé
6
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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