Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par Frogwares, sur Nintendo Switch.

Version Switch : entre concessions, efforts et déceptions

On ne va pas revenir sur tout ce qui fait The Sinking City, non. Cela, notre test complet des autres versions le fait très bien et l’on préfère ici vous parler de tout ce qui caractérise cette version. Un portage pris en charge de A à Z par Frogwares d’ailleurs, Bigben n’étant plus dans la danse pour cette mouture Switch uniquement vendue sur l’eShop.

Première chose que l’on remarque avec l’arrivée de The Sinking City sur Switch, le feeling des combats a été ajusté. Oui, l’ami Charles Reed paraît un peu moins pataud qu’auparavant mais on est loin d’avoir des scènes d’action dignes de ce nom. Ici ce sont les enquêtes qui priment et comme sur PC/PS4/Xbox One, combattre dans le jeu est plus contraignant qu’autre chose. Le gameplay Joy-Con vissés à la console n’aide franchement à avoir des sensations correctes, les contrôles restent encore et toujours balourds quand il s’agit d’affronter des ennemis une arme dans les mains. Quant au monde ouvert dont on regrettait déjà l’utilisation dans la version d’origine, aucun miracle ici et on se demande toujours pourquoi Frogwares a opté pour ce format plutôt que de trouver un moyen plus gratifiant de mettre en scène les très bonnes phases d’investigation où on reste clairement livré à nous-même.

Mener l’enquête avec The Sinking City sur Switch offre d’ailleurs un rythme assez particulier mais finalement plutôt adapté au schéma de Frogwares : on se surprend en effet à jouer à petite dose, quête après quête, quelques minutes par-ci par-là le temps de glaner un indice, de fouiller un lieu de fond en comble ou de questionner un individu. Cela suffit pour ne pas décrocher de l’histoire du jeu tout en profitant de moindre temps libre de la journée pour progresser. Bien sûr, la technique est moins clinquante que sur PC et autres consoles : le frame-rate fait ce qu’il peut pour tenir les 30 images par seconde mais pour le reste c’est bien moins folichon. Frogwares dit avoir ajouté de nouveaux effets visuels, on remarque surtout que les détails sont grossiers et les textures peu reluisantes.

Enfin, dommage de ne pas pouvoir compter sur le contenu supplémentaire de The Sinking City sans avoir à repasser à la caisse. La sortie de cette version Switch est certes relativement proche de celle sur PC/PS4/One, on aurait tout de même apprécié que les joueurs Nintendo se voient offrir au moins une partie de ces DLC voire quelques quêtes inédites.

LE VERDICT
TOUJOURS AUSSI MITIGÉ
5
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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