Ce test a été réalisé à partir d’une version achetée par nos soins.

Star Wars : Episode 3.5

Afin de ne pas révéler les principales lignes de l’intrigue de Star Wars : Le Pouvoir de la Force, seuls quelques éléments de l’histoire du jeu seront évoqués. Imaginé en collaboration avec George Lucas, le scénario mène le joueur de la Grande Purge Jedi aux premières apparitions de la Rébellion. Point fort du jeu, l’histoire ne se contente pas d’être parfaitement ancrée entre les deux trilogies puisque Le Pouvoir de la Force offre le luxe aux amateurs de la saga cinématographique de mieux saisir certains faits des films. Si les nombreux trailers diffusés avant son lancement semblaient nous en apprendre long sur le déroulement des événements du titre, il s’avère que les surprises à découvrir restent nombreuses, dont une bonne partie en guise de véritables clins d’œil aux trilogies. A titre d’exemple, le surnom de notre héros, Starkiller, interpellera très certainement les fans inconditionnels de Star Wars.

Les premières échauffourées se déroulent dans la peau de Dark Vador, traquant un Jedi retranché sur Kashyyyk, la planète des Wookies. Au cours du combat avec le Jedi, le Seigneur Noir tombe nez à nez avec le avec le fils de son opposant et détecte en lui une grande puissance. Le Sith ne s’y trompe pas puisqu’une poignée d’années plus tard, le petit garçon est devenu un puissant jeune apprenti. Caché aux yeux de l’Empereur, l’apprenti secret aura pour mission de s’allier avec son maître pour combattre et vaincre l’Empereur, afin de régner sur la galaxie. Avant le jour de la grande confrontation, notre jeune ami va devoir se soumettre à plusieurs épreuves imposées par son maître, parmi lesquelles la traque de plusieurs chevaliers Jedi. Pour l’aider dans sa quête, le jeune Sith peut compter sur Proxy, son fidèle mais dangereux droïde et sur Juno, une pilote chevronnée avec qui il tisse rapidement des liens. D’autres personnages sont bien évidemment de mise mais pour des raisons évidentes, nous ne le les dévoilerons pas. Comme évoqué plus haut, les événements inattendus sont de la partie dans Star Wars : Le Pouvoir de la Force, des éléments qui élèvent un peu plus le niveau de qualité de la trame scénaristique du titre de LucasArts Entertainment.

Tel est ton destin

Pour aborder cette aventure, le joueur peut choisir parmi quatre niveaux de difficulté dont le dernier, Maître Sith, est à débloquer. En difficulté moyenne, moins d’une dizaine d’heures sera nécessaire afin de boucler le jeu, tout en prenant soin de remplir les objectifs bonus et de chercher les deux types d’artefacts que sont les Holocrons Jedi et Sith. Les premiers renferment des Sphères, des Points de Force et des Cristaux pour le sabre laser. Les seconds attribuent temporairement des pouvoirs à notre personnage, à savoir l’invincibilité, une énergie illimitée, une aura qui absorbe la vie des adversaires ou même une autre qui permet d’infliger plus de dégâts. Si les Holocrons Sith influencent directement le jeu, les artefacts Jedi trouvent leur utilité dans le menu Améliorations de Force. Découpé en 3 parties, Combos de Force, Pouvoirs de la Force et Talents de Force, il consiste à attribuer des points de Force, préalablement gagnés, à une caractéristique précise, soit pour l’activer, soit pour augmenter sa puissance. Un système qui n’est pas sans rappeler Jedi Knight et qui permet donc d’améliorer ses capacités ou d’apprendre les combos à réaliser avec ses pouvoirs. Tout comme dans Jedi Knight, encore une fois, il est possible de changer la couleur de son sabre laser. Seulement, dans Le Pouvoir de la Force, ce changement n’est pas seulement esthétique puisque votre lame aura une caractéristique de combat propre à chacun des cristaux dits de puissance. A noter la présence d’un cristal spécial de couleur, de toute beauté.

Les principaux pouvoirs de la Force, ceux qu’il sera possible de combiner tout au long de l’aventure, sont au nombre de six. Projection de Force, Eclairs de Force, Préhension de Force (pour attraper et projeter des ennemis et des objets), Répulsion de Force (puissante onde de choc), Lancer de Sabre et enfin Boucliers d’Eclairs (augmente votre défense et améliore temporairement les dégâts au sabre), tous peuvent être améliorés au fil des missions et des points de Force engrangés. Si les trois premiers sont tout de suite accessibles au joueur, les trois autres seront attribués au fil de votre progression. On se dit alors que les combos réalisables doivent être nombreux, permettant de varier allègrement la mise à mort de nos ennemis. Seulement voilà, parmi la petite trentaine de combos possibles, force est de constater que l’on en utilise seulement une poignée tout au long de l’aventure, ne serait-ce que pour des raisons pratiques. Bien sur, il faudra varier les attaques selon les types d’ennemis auxquels on fait face mais de manière générale, ce sont les mêmes combos qui reviennent le plus souvent sur la sellette. Pas de quoi comparer le tout à un Devil May Cry, donc.

Ne boudons pas pour autant, user de la Force relève ici du plaisir. Malgré une certaine redondance, on aime faire souffrir les Stormtroopers avec un Eclair de Force ou encore projeter les créatures de Felucia contre la luxuriante mais dangereuse végétation locale. Ce côté répétitif n’aurait pas été aussi poussé si les environnements du titre de LucasArts Entertainment avaient été un peu plus variés. Sans trop vouloir spoiler sur le contenu du jeu, on se rend rapidement compte que notre héros est voué à visiter des endroits similaires à plusieurs reprises, dommage.

La Force du gameplay ?

Les premiers ébats dans l’univers de Star Wars : Le Pouvoir de la Force suffisent pour se rendre compte d’un problème qui va suivre le joueur du début jusqu’à la fin de l’aventure : la caméra. Capricieuse car peu maniable, souvent mal placée et parfois même avec une vue drôlement imposée, la possibilité de la recentrer via le stick droit ne suffit pas à régler ces soucis. Ainsi, on se surprend de nombreuses fois à mal apprécier un saut ou même la distance qui nous sépare d’un ennemi. Lors des combats face à des protagonistes clés de l’intrigue, la caméra devient fixe et se contente de zoomer/dézoomer sur l’action. Encore une fois, ce choix n’aide absolument pas à bien se repérer dans l’espace et cause quelques soucis d’appréhension de ce qui est en train de se passer à l’écran.

Un problème qui n’est malheureusement pas aidé par d’autres soucis de jouabilité. Premier coupable, le système de ciblage. Imprécis lors des affrontements avec une horde d’ennemis, il devient même parfois utile de s’en passer pour espérer atteindre la cible voulue. Lors des combats individuels, le lock devient plus efficace même si pas indispensable. Les sauts ne sont pas en reste et on en vient presque à regretter l’utilisation de la Force pour effectuer ces derniers, nous donnant l’impression de ne jamais trop savoir où l’on va atterrir. Un manque de précision qui se retrouve également dans la Projection de Force qui demande alors un minimum d’exercice et de perspicacité avant de pouvoir projeter les objets et/ou ennemis dans la direction souhaitée. A ce sujet, un menu entraînement est disponible et permet d’aborder l’ensemble des éléments du titre de manière plus intime, sous la direction de notre droïde Proxy. Enfin, il faut noter que la difficulté du jeu est parfois mal équilibrée, passant d’une phase relativement facile dans un espace clos à un passage des plus délicats où le joueur est attaqué sur tous les fronts. Malgré les pouvoirs de notre ami, on se retrouvera plusieurs fois dans des situations plutôt délicates où la frustration et l’impuissance gagnent assez vite le joueur.

Les phases de QTE, présentes lorsqu’il s’agit de terminer le combat contre un boss, un véhicule lourd ou une grosse créature du style des Rancors, sont quant à elles bien intégrées dans le titre et augmentent en difficulté selon le niveau dans lequel on évolue. Le reste de la jouabilité de Star Wars : Le Pouvoir de la Force n’a de cesse de rappeler que notre jeune Starkiller a avant tout été formé comme un Sith, les pouvoirs de la Force donnant ainsi l’impression au joueur de détenir un potentiel qui ne demande qu’à exploser. Plutôt facile de prise en main, outre les quelques soucis évoqués plus haut, le jeu de LucasArts Entertainment mise tout sur cette impression du puissance. Envoyer valdinguer objets et hommes dans le vide, soulever d’énormes pierres, pousser un adversaire une centaine de mètres plus loin, électrocuter un groupe d’ennemis insouciants, couper en deux un TR-TT avec un sabre laser ou même tordre à tout-va chaque porte qui se dresse sur le passage, jamais aucune de ces actions n’a semblé aussi jouissive et excitante à réaliser dans un titre estampillé Star Wars. Si les Jedi ont une utilisation limitée des pouvoirs de la Force, en tout cas à des fins de protection et de service de l’ordre, les Sith quant à eux se fichent bien de cette règle de conduite. Le Pouvoir de la Force en est le parfait exemple.

Une technique de Padawan

Visuellement parlant, on serait tenté de dire que le jeu de LucasArts Entertainment est impressionnant. Des environnements hauts en couleur, des textures plaisantes et surtout un moteur graphique capable de révéler la vraie nature de la Force, le constat aurait pu être des plus positifs. C’était sans compter sur la présence de certains bugs visuels et autres problèmes d’affichages. Il est ainsi courant de se retrouver face à des problèmes de collisions, qu’il s’agisse du héros qui reste figé dans un décor, obligeant à redémarrer une partie, rien que ça, ou des ennemis qui se retrouvent à marcher dans le vide, bloqués dans un mur ou devant un objet. Le clipping est malheureusement de la partie dans certains niveaux extérieurs de Star Wars : Le Pouvoir de la Force, plutôt désagréable pour un jeu de cette génération. Outre les ralentissements causés par les sauvegardes par checkpoints en plein jeu, quelques chutes de frame rate viennent parfois entacher un passage. La copie de cet opus Star Wars n’est donc pas exempt de soucis techniques et c’est bien dommage. L’intelligence artificielle y va également de sa propre bêtise dans certaines situations. Pour ne citer qu’un exemple, évoquons les ennemis qui ne traquent que dans leur zone prédéfinie. Ainsi, pour peu que le joueur possède la faculté de lancer assez loin son sabre laser, on pourra décimer quelques adversaires sans que ces derniers ne daignent atteindre votre position. Cette situation est surtout valable pour les affrontements avec les véhicules lourds ou les Rancors.

Mais s’il y a bien un élément pour redonner du baume au cœur de tous les fans, faire oublier ces quelques problèmes pour pleinement profiter des qualités du titre, c’est bien la bande-son. Les thèmes inoubliables et cultes de John Williams opèrent toujours de leur magie et ne font que renforcer un peu plus l’aventure dans la saga Star Wars. Les mythiques sons du sabre laser sont tout aussi agréables à l’écoute, tout comme les gémissements des Stormtroopers ou encore le crépitement de l’Eclair de la Force. Les voix françaises, bien que pas toujours bien synchronisées avec les lèvres des protagonistes, ne sont finalement pas aussi ridicules qu’il n’y paraît et les expressions des persos ressortent plutôt bien. Un fait que l’on doit davantage à la bonne mise en scène des cut-scenes que, par exemple, au doublage de Dark Vador qui pour le coup ne fait pas réellement peur. Ceux qui n’auraient pas eu assez de leur dose de Force peuvent même se tourner du côté des bonus où cinématiques, artworks et autres se visionnent indéfiniment.

C'est trop long votre test... Il faut retenir quoi en fait ?
    + Véritable ballet visuel des mouvements et des pouvoirs
    + L’utilisation globale de la Force
    + Scénario crédible et intense
    + Environnements dignes de la saga
    + Bonne ambiance sonore
    – Un système de ciblage à la ramasse
    – Des imprécisions dans le gameplay
    – Quelques soucis techniques
    – Finalement rébarbatif
LE VERDICT
CONCLUSION
7
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Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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