Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, achetée par nos soins, sur PC.

In a forest, far far away

On retrouve donc notre petit esprit là où on l’avait laissé cinq ans auparavant. Accompagné de ses amis Naru et Gumo, il veille sur l’œuf arraché à Kuro, l’ancien ennemi de la forêt de Nibel. Si vous n’avez pas fait le premier opus ne vous inquiétez pas quant à la facilité pour suivre ces nouvelles aventures puisque la nouvelle production de Moon Studios se suffit à elle-même sans problème. Sans surprise on retrouve ainsi les thèmes chers au studio (respect de la nature, cycle de la vie) le tout bercé par une poésie aussi touchante que bien écrite.

La vraie nouveauté vient en réalité du lieu puisque rapidement notre petit protagoniste va se retrouver, à son insu, bien loin de chez lui. Après une chouette séquence, Ori se retrouve dans la région de Niwen où la nature semble mise en péril par un mal ancien qui la ronge de l’intérieur. Classique, l’histoire de Ori and the Will of the Wisps n’est clairement pas ce que l’on en retiendra en premier lieu même si, il faut bien l’avouer, Moon Studios sait y faire quand il s’agit de nous faire vibrer. Mention spéciale pour les séquences post affrontement avec un boss : sublimes tout simplement !

La narration reprend exactement le même schéma que le premier opus (ndlr : grosse voix caverneuse et petites cinématiques) et se veut relativement généreuse en séquences riches en émotion. Sans pour autant tirer inutilement aux larmes les aventures d’Ori et de ses compagnons sauront clairement vous émouvoir à plus d’une reprise. Encore plus joli que son prédécesseur avec des couleurs et des contrastes à vous péter la rétine, des arrières plans absolument remarquables et une bande son encore plus soignée, Ori and the Will of the Wisps c’est, artistiquement, Monsieur Plus et Monsieur Propre réunis dans un même jeu.

Captain hook

La plus grosse surprise vient probablement du gameplay. Déjà très bon dans Ori and the Blind Forest, il atteint ici une maturité exemplaire. Entre le dash, le double (voire triple) saut et la propulsion Ori ne s’arrête jamais de bondir, sauter, virevolter dans tous les sens. Il est également possible d’utiliser différentes armes (un marteau, une sentinelle, un arc ou encore une épée) et de booster les capacités de notre petit protagoniste avec des aptitudes passives offensives et défensives.

Tout ce petit monde peut bien évidemment être amélioré soit auprès des différents PNJs (au design absolument adorable) soit en réussissant des challenges de force pour récupérer davantage de slot pour équiper plus de passifs. Bref, c’est classique mais ça fonctionne parfaitement bien. On se prend vite au jeu à courir dans tous les sens pour débloquer un maximum de possibilités et, surtout, on récupère un Ori capable de se déplacer tel un électron libre dans toutes les directions.

Niveau feeling, c’est un vrai festival. Ori répond au doigt et à l’œil dans toutes les situations et le rythme de l’ensemble est complètement fou, voire dantesque à partir du moment où l’on commence à améliorer ses différentes compétences.

Les développeurs de Moon Studios en ont évidemment profité pour réutiliser ces séquences de fuite en avant, boostées par l’apparition d’un grappin qui permet à Ori de s’accrocher un peu partout. Même sentiment en ce qui concerne les boss qu’il faudra affronter. De grande taille, ils seront l’occasion d’affrontements épiques, au rythme effréné sans la moindre pause. Et si on n’en ressort pas aussi épuisé qu’après avoir affronté un boss de Sekiro (parce qu’il est possible de se soigner et parce que les hitbox sont très permissives), le sentiment d’avoir franchi un cap est bien réel, permettant ainsi de bien jalonner la progression tout au long de l’aventure.

Challenge me

Cette montée en puissance a cependant un inconvénient puisqu’il ne faut pas s’attendre à en baver pour avancer dans Ori. Attention, en aucun cas cela ne signifie que le plaisir n’est pas présent, bien au contraire. Dire que l’on s’est ennuyé sur Ori and the Will of the Wisps serait un pur mensonge. Mais il faut bien reconnaitre que le jeu se consomme sans résistance. On avance, sans jamais se poser de question. Les checks point sont placés de telle façon qu’il n’y a jamais beaucoup à refaire en cas de mort et on repart très vite là où on avait échoué.

Ori and the Will of the Wisps c’est, artistiquement, Monsieur Plus et Monsieur Propre réunis dans un même jeu.

On ne se pose jamais de question quand il est question de repartir en arrière, récupérer un objet caché, ou terminer une quête secondaire car on sait inlassablement que tout va se faire très vite. Surtout que la carte du monde, trois fois plus grande que celle du premier opus, est jonchée de point de téléportation qui permettent de grandement réduire les distances. Bref, dans Ori and the Will of the Wisps on va vite, très vite, ce qui fait qu’en une petite douzaine d’heures on en arrive au bout.

Il en faudra un tout petit peu plus si vous comptez terminer le jeu à 100%, mais l’ensemble ne dépassera probablement pas les 20 heures en tout. Encore une fois, ça n’est en rien problématique tant ces heures se dégustent de la première à la dernier minute, mais en fin gourmet que l’on est on aurait vraiment aimé que le gâteau dure un peu plus longtemps.

LE VERDICT
Masterpiece
8
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Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

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