Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Nintendo Switch.

Old school

Sortis ils y a donc plusieurs dizaines d’années, ces deux titres proposent des histoires très classiques, parfois clichés mais en tout cas déjà vues et revues. Dans le premier épisode, le prince Ledin se voit contraint de fuir son château face à l’invasion d’un empire ennemi. En plus de tenter de reconquérir ce qui lui appartient de droit, il devra en plus faire attention à ce que le Kaiser ne mette pas les mains sur l’épée sacrée Langrisser.

Le second opus propose pour sa part de suivre les aventures d’Elwin, un voyageur qui va venir en aide à une prêtresse de la lumière et rejoindra les rangs d’une rébellion. L’enjeu ? Empêcher l’empire de Rayguard de faire main basse sur l’épée sacrée. Si l’on n’est jamais vraiment étonnés face à ces scénarios, on apprécie en revanche la présence de routes alternatives, surtout avec Langrisser II qui impose des choix pouvant réellement influer sur le reste de l’aventure et déboucher sur plusieurs fins possibles.

Langrisser I & II, via cette compilation remake, ont droit à une véritable refonte visuelle. Les illustrations des personnages principaux ont été totalement revues et rajeunies afin de mieux coller aux codes de notre époque, même si les nostalgiques des années 90 pourront toujours basculer sur les versions MegaDrive et leur charme bien particulier. Les maps, elles-aussi, ont été retravaillées, même si l’on reste bien plus circonspects concernant ces dernières qui pourraient très bien être tirées d’un jeu mobile récent (Langrisser a aussi eu droit à un épisode iOS et Android, ceci expliquant donc peut-être cela).

Forcément, la bande-son a aussi eu droit à un petit coup de plumeau et là encore il y a du bon et du moins bon : on apprécie les voix japonaises mais les musiques tournent hélas bien vite en rond, surtout sur le premier épisode…

Avancer, frapper, recommencer

Sur le gameplay en revanche, cette compilation reste assez ancrée dans le passé, même si les développeurs ont adouci la difficulté de l’époque (on a le droit à un easy start si on le désire) et ont rendu le tout plus accessible (sauf pour ceux qui ne parlent pas anglais, bien entendu).

Langrisser I & II ont droit à une véritable refonte visuelle. Sur le gameplay en revanche, cette compilation reste assez ancrée dans le passé.

Le joueur incarne différents personnages, se déplace sur une map divisée en cases, peut améliorer ses commandants et son équipement, attaquer ou encore utiliser de la magie. La seule originalité provient en fait du système de commandants : chaque personnage important peut recruter avant un affrontement des mercenaires de différents types (harpies, cavaliers, mages, etc). Il est évidemment possible de contrôler les mercenaires un par un, mais on peut aussi leur assigner un ordre basique et ils répondront alors automatiquement en conséquence, même s’ils resteront la plupart du temps collés à leur meneur pour le protéger, la mort de ce dernier signifiant le retrait de l’escouade entière. Ce qui est d’ailleurs aussi vrai pour les unités adverses.

Si, sur le papier, ce principe ouvre la porte à tout un tas de tactiques différentes, dans les faits il n’en est rien. Trop faciles, les combats de ces remakes de Langrisser I & II peuvent être la plupart du temps passés sans trop d’efforts, en éliminant chaque soldat un à un ou en se concentrant simplement sur les meneurs ennemis.

Finalement, le seul élément important à garder en tête est le recrutement des mercenaires : chaque commandant a le droit à plusieurs types de soldats, mais ces derniers sont tellement mal équilibrés que l’on se contentera de ceux qui ont la meilleur attaque. Certains, comme les mages par exemple, sont totalement inutiles tant ils sont faibles… Les moins patients opteront pour leur part pour des unités volantes ou à cheval, histoire de se déplacer plus loin plus rapidement, ce qui n’est pas superflu tant les maps peuvent être vastes et les escarmouches longuettes.

Désévolution

Une fois un combat terminé, chaque personnage récupère un certain nombre de CP en fonction de la quantité d’unités qu’il a réussi à battre. Des CP qui sont ensuite à utiliser pour le faire évoluer vers une classe supérieure, avec évidemment la promesse d’être plus puissant et d’opter pour un style de combat plus précis. En tout cas sur le papier car, une fois de plus, on ne ressent finalement que très peu les changements, sauf lorsqu’un commandant à pied évolue vers une classe dotée d’une monture.

Bref, tous ces éléments rendent la progression dans Langrisser I & II assez peu intéressante et forcément hyper répétitive, les escarmouches finissant par toutes se ressembler, la faute à un gameplay trop peu varié et une IA trop stupide pour poser problème au joueur.

LE VERDICT
CONCLUSION
5
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