Ce test a été réalisé à partir d’une version physique fournie par l’éditeur sur Nintendo Switch.

Deathastre édition ? Pas vraiment.

En 2020, cette guerre qui oppose anges et démons, séraphin et légion, et les gardiens des cieux contre les soldats des ténèbres soufflera ses dix ans. Histoire de préparer convenablement cet événement, Gunfirme Games offre aux joueurs Switch la possibilité de rencontrer la Mort avec Darksiders II Deathinitive Edition . Sous ce jeu de mots bien trouvé, se présente le portage de Darksiders 2 dans une édition qui inclut en plus du jeu d’origine, un affinage graphique, l’intégralité des 13 DLC sortis à ce jour ainsi qu’un mode de difficulté supplémentaire baptisé tout bonnement “Deathinitive”.

Pas d’inquiétude concernant le contenu, THQ Nordic ne joue pas ici le coup d’une “édition essentielle” en soustrayant certains éléments. Tout est bel et bien réuni en une seule cartouche. Plus de 60 heures de jeu attendent les joueurs en quête d’une aventure mélangeant des composantes de RPG avec des mécaniques de hack’n slash et de Zelda-like. Pouvoir emmener Death n’importe où est un vrai plus offert par cette version.

Malheureusement, ce portage Switch n’atteint pas la finesse esthétique et la stabilité technique de ses sœurs sur PS4 et Xbox One. Pourtant, quatre années se sont tout de même écoulées entre temps. Si la Warmastered Edition du premier volet avait la particularité de laisser le joueur choisir entre un mode vidéo axé sur la performance et un autre sur la qualité, cette Deathinitive Edition a décidé de couper la poire en deux en misant sur un moteur adaptatif.

En clair, afin de préserver une résolution de 1080p et un framerate à 30 fps, le traitement de l’image s’ajuste en fonction du nombre de personnage à l’écran et de la grandeur du lieu où se déroule l’action. En espace fermé, rien n’est à signaler. Les textures, les jeux d’ombres et de lumières, et les reflets gardent leur superbe. Mais les choses deviennent légèrement plus compliquées lorsqu’il est question d’aborder des environnements ouverts. En effet, une fois à l’extérieur, un léger flou vient se greffer en arrière plan et une poignée d’éléments du décor manquent de détails, certains laissant même apparaître leurs points d’ancrage.

Le côté obscur

Au-delà de ces quelques rabais visuels, le rendu global reste de bonne facture. Mais cela est sans compter les tares déjà présentes dans les anciennes versions (PS4 et Xbox One comprises) auxquelles le joueur doit faire face. En effet, les bugs de collisions et les soucis de caméra sont toujours de la partie. Certains passages où l’affluence d’ennemis devient important manquent grandement de lisibilité, surtout en nomade.

En soi, les défauts de cette nouvelle version de Darksiders 2 sont peu nombreux et n’altèrent pas le plaisir de jeu. Néanmoins, leur présence mérite d’être soulignée sachant qu’aucune correction ne leur a été apportée depuis la sortie du jeu en 2012. Qui plus est, des temps de chargement viennent régulièrement s’interposer notamment lorsqu’il s’agit de passer d’un couloir à un autre, ou d’une zone et à une autre. Mais c’est la contrepartie à accepter afin de voir Death se balader avec fluidité au dos de son destrier, cheveux au vent, sur les plaines, certes,peu fleuries, des Terres de la Forge.

Joy-con en mains, Darksiders 2 conserve toute la nervosité et les qualités de son gameplay. Les coups balancés par notre héros masqué n’ont clairement pas perdu de leur cruauté. Il est toujours aussi plaisant de découper des Abominations à coups de faux ou de leur loger une balle dans le crâne via Redemption, l’un des revolvers de Strife. Pourvu d’une grande richesse, notamment grâce à un arbre de compétences fort généreux, le gameplay de ce second épisode est savoureux à commander mais est loin d’être parfait.

Il est par exemple assez difficile de placer des enchaînements qui nécessitent la touche L, tout en maintenant notre cible verrouillée avec ZL, surtout lorsque les Joy-Con sont reliés à l’écran. Tenter une telle manœuvre lors d’une phase très mouvementée peut facilement nous faire perdre le fil de notre combo. Mais hormis cette mauvaise ergonomie et une visée quelque peu laborieuse, le voyage en compagnie de Death dans le monde des Fondateurs demeure captivant avec ses donjons chargés d’énigmes et de phases de plateforme.

LE VERDICT
DEMI-MORTEL
6
Mr.J
Aucun super-pouvoir, gameplay limité, fait partie du comité de protection des licornes. Recherche en vain cet alter ego qui lui permettra de mener à bien sa vendetta - "The monster you created has returned to kill you"

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