Ce test a été réalisé sur PC à partir d’une copie fournie par l’éditeur (la configuration PC fut la suivante : i7-9700K, RTX2060 et 16Go RAM) et d’une version Xbox One X achetée par nos soins.

Bureau Fédéral (In)explicable

Comme dans tous les jeux développés par Remedy, le scénario est l’une des pièces maîtresses de l’expérience. On va essayer de raconter un peu le pitch de base sans trop en dire : on contrôle Jesse qui cherche des réponses quant à certaines questions personnelles. Sa recherche l’amène directement au FBC : le Bureau Fédéral de Control, une agence secrète qui s’occupe des événements anormaux aux Etats-Unis.

On n’en dira pas plus sur le développement du scénario, mais les premières minutes sont quelque peu déroutantes car peu de choses sont expliquées au début de l’aventure et les informations sont fournies au compte-goutte durant tout le début de notre progression. Une grosse partie devra d’ailleurs être découverte grâce à l’effort du joueur par le biais des nombreux documents qui traînent ça et là dans l’environnement. Néanmoins, le personnage, plutôt froid, s’avère attachant grâce à la qualité d’écriture entre les différents personnages secondaires (Ahti <3) et du fait que l’on entend constamment ses pensées, même durant les cut-scenes. Une manière très intéressante d’impliquer encore plus le joueur dans la quête de Jesse.

No gods or kings. Only dimensionals.

On récupère donc notre protagoniste pile au moment où elle pousse les portes d’entrée de cet énorme bâtiment et toute la progression se fera exclusivement à l’intérieur de celui-ci. Dire cela est peut-être péjoratif car ça peut donner une impression de répétitivité dans l’environnement, notamment avec cette direction artistique très géométrique. Mais c’est sans compter le talent de Remedy pour nous proposer des pièces toutes différentes les unes des autres, et avec des environnements qui jouent parfois avec le contexte paranormal de l’histoire. Une pièce “infectée” par les entités à combattre sera teintée de rouge avec des formes cubiques ayant poussé sur les murs, rendant par la même occasion l’environnement assez étroit. Mais “purifier” la zone (qui deviendra un point de contrôle où l’on pourra se téléporter) dévoile bien souvent un espace avec une hauteur de plafond gigantesque et des zones de déplacement extrêmement larges dans lesquelles on peut respirer.

Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’applaudir des deux mains la direction artistique qui fera sans doute date. Rendre un environnement tropical qui en jette est toujours plus facile qu’un environnement grisâtre d’un bâtiment comme Control. Pourtant on prend un très grand plaisir à parcourir les quatre secteurs du soft. Il faut savoir que le titre de Remedy n’est pas véritablement linéaire mais ressemble peu ou prou à celui de BioShock : un environnement semi-ouvert qui nous permet d’accéder aux différentes zones d’un secteur. Une idée qui permet d’implanter des quêtes secondaires scénarisées ou à temps limité (plus du bonus) afin de gagner de l’expérience et des mods pour nos armes.

On ne peut qu’applaudir des deux mains la direction artistique de Control qui fera sans doute date.

Maximum Power

Il n’y a pas d’arsenal dans Control. Seule une arme est proposée, mais elle a la capacité de se modifier pour proposer des modes de tir différent. On passe ainsi d’un pistolet classique à un pompe en passant à une forme de sniper qui charge des tirs. Les sensations sont quoi qu’il en soit excellentes, comme toujours chez eux dira-t-on, et on prend un malin plaisir de viser la tête aux entités qui nous pourchassent. Néanmoins tout comme BioShock, une fois encore, Jesse possède des pouvoirs lui permettant de varier ses attaques et d’ajouter un peu plus de possibilités au combat, à l’instar de la projection qui permet de balancer des objets plus ou moins gros sur la tête de nos ennemis (l’effet sonore lié à la projection est d’ailleurs dantesque).

Les pouvoirs ne sont pas très nombreux puisqu’ils se limitent, à part la projection donc, à protéger notre personnage avec un mur de pierre, à prendre le contrôle d’une entité pour qu’elle combatte à nos côtés ou encore à léviter pendant plusieurs secondes. Pas beaucoup en soi, mais cela permet d’avoir une ergonomie parfaite à la manette et de ne pas casser le rythme avec une possible roue de pouvoirs ou autre combinaison de touches.

D’un point de vue technique, Control en jette bien comme il faut. L’interaction du décor durant les combats crée un chaos que peu de jeux peuvent offrir. Une salle d’une dizaine de bureaux présentant écran, chaise et autres délimitations sera complètement ravagée après notre passage. Les poutres explosent lorsque l’on souhaite arracher un pan de carrelage pour le projeter contre un ennemi, ou s’émiette petit à petit lorsque l’on se protège eux. Du très impressionnant, qui est complété sur PC par un Ray Tracing qui apporte exactement ce qu’il faut comme reflets pour rendre cet environnement encore plus crédible. Sans doute la meilleure utilisation de cette technologie depuis son apparition.

Mais tout cela à prix avec une optimisation un peu dans les choux et des retards, par moments, de chargements de texture. Avec un i7-9700K, une RTX 2060 et 16Go Ram, Control peut parfois tomber en-dessous des 20 FPS dès lors qu’il y a de gros grabuges. Si cela ne vous dérange pas, il faudra compter une douzaine d’heures pour arriver au bout du tunnel.

LE VERDICT
BRILLANT
8
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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