Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

Guardians of the Borderlands

La fin de Borderlands 2 ne laissait plus aucun doute : les arches sont disséminées un peu partout dans la galaxie. Une occasion rêvée pour Gearbox de changer un peu d’air et de varier les plaisirs avec de nouveaux environnements qui n’ont plus rien à voir avec la planète désertique de Pandore. On se voit ainsi rapidement envoyé sur différentes planètes allant de la mégalopole à un site religieux en passant par une forêt à la limite du bayou. Cela fait donc plaisir à voir et c’est pour ainsi dire la seule nouveauté importante que l’on peut apprécier dans ce troisième volet.

Bien évidemment, il y a quelques subtilités supplémentaires dans le gameplay. Dès que l’on commence l’aventure, on a le choix de rendre le loot commun si l’on veut épicer les parties, ou bien de le rendre personnel histoire de récupérer tranquillement son loot qui lui est destiné. Un second choix que l’on préférera, histoire de ne pas prendre toutes les parts du gâteau tel un bon gros actionnaire des familles. Une des autres petites nouveautés vient des armes qui possèdent maintenant un tir alternatif. Un fusil d’assaut pourra avoir un pompe ou lance-grenades comme second choix, ou un sniper pourra être équipé tantôt de balles incendiaires que de balles électriques. Pas de quoi chambouler le gameplay mais cela rend les actions un peu plus fluides, à l’image de ces mouvements qui permettent de glisser ou de monter des obstacles avec aisance.

Comme dans tous les Borderlands , on a quatre personnages que l’on peut sélectionner avec des capacités totalement différentes : Zane est une sorte d’assassin qui a développé des tactiques de contournement et peut faire apparaître des droïdes/hologrammes pouvant l’aider au combat. Moze est la bourrine du groupe avec l’apparition de son gros mécha surarmé. Amara est la nouvelle sirène qui balance de bons gros pouvoirs psychiques en combat rapproché pour s’en sortir. Et enfin Fl4k se sert de ses familiers et de sa longue distance pour repousser les forces ennemies. Ce groupe de trois personnages (Zane reste bien trop en retrait) se marie plutôt bien dans les combats sans pour autant, là encore, changer la donne dans les mécaniques de jeu.

Les missions se révèlent en effet classiques dans l’ensemble mais suffisamment bien narrées pour que l’on suive l’histoire sans que cela devienne une peine. En revanche, les dialogues tombent bien trop souvent dans le pipi-caca-sexe. Ce qui est véritablement dommage tant Tales from the Borderlands avait su montrer, d’une façon plus réfléchie, comment narrer un univers complètement déjanté. En parlant de déjantés, on peut vite faire un petit détour du côté des jumeaux Calypso, les nouveaux antagonistes, qui ne sont clairement pas à la hauteur et s’avèrent de banals méchants cyniques comme on a déjà pu en voir des centaines par le passé.

Une jolie déception, accompagnée également par le peu de nouveaux personnages secondaires véritablement marquants, Borderlands 3 s’appuyant pour beaucoup des précédents personnages créés dans la licence. Là encore, c’est quelque peu décevant même si l’on peut espérer tenir une cinquantaine d’heures avec un seul personnage, quête principale, quêtes secondaires et les quelques activités end-game (comme les cercles de massacre compris et la difficulté X3) à se farcir.

lol hack & slash cé pa un opeun weurlde

Borderlands 3 reprend au poil près les mécaniques des précédents volets sans quasiment rien toucher. Une fébrilité qui se sent notamment dans le game-design avec ces niveaux segmentés qui commencent légèrement à dater. Cela se voit surtout au début de l’aventure alors que les niveaux suivants se composent d’un seul secteur ou s’avèrent bien plus grands que d’habitude. Certains dépassant le quintal préfèrent charger rapidement plusieurs fois. D’autres, comme celui qui est écrit ces lignes, auraient préféré que les trois-quatre secteurs qui composent les planètes de Borderlands 3 soient chargés en une seule fois, quitte à doubler voire tripler le temps du premier chargement, pour ne plus avoir un quelconque loading lorsqu’il est nécessaire de revenir en arrière. C’est plus immersif, pratique et quelque peu dans l’air du temps si on réfléchit un minimum.

Ce qui nous fait enchaîner sur ce menu pour se téléporter et qui manque bien souvent de praticité : on doit dézoomer d’une vue d’un secteur à une vue orbitale pour voir tous les précédents secteurs, puis ensuite rezoomer sur le secteur choisi pour voir les points de téléportation apparaître. Une plaie qui aurait pu être réglée, là encore, par ces secteurs unifiés. Continuons d’ailleurs avec l’inventaire qui n’a pas bougé d’un iota. On aurait pu penser à une mise à jour plus ergonomique du menu ou bien à des ajouts notables comme l’intégration d’un recyclage d’armes, permettant de créer nous-mêmes les nôtres (un peu comme dans Warhammer Vermintide). Rien de tout cela : on reprend peu ou prou le même type d’arbres de compétences, le même inventaire assez bordélique dès que l’on dépasse les 10 items et une apparition des fenêtres qui prend toujours quelques secondes à s’afficher.

 « La cible cay le PAYCAY »

Avec sept années qui séparent Borderlands 2 du 3, il y a clairement eu un gap technique entre ces deux volets. Ce troisième opus est davantage détaillé et fourni que le précédent volet et l’on sent qu’un effort a été fait sur la physique lorsque les corps ennemis s’envolent après un bonne grosse bastos dans les hanches ou que le véhicule rebondit de manière bien plus cohérente sur le sol (cela ne veut pas dire que la conduite est bien). Les attaques de nos personnages, plus rapides, affichent aussi de jolis effets pyrotechniques qui foutent par moments un bordel monstre à l’écran pour le plus grand plaisir de notre rétine. Et on n’oublie pas non plus la bande-son extrêmement satisfaisante, accompagnée d’une VF obligatoire tout à fait honorable.

Néanmoins, ce n’est pas non plus la claque avec des animations pas tout le temps aux petits oignons, que ce soit au niveau des visages peu expressifs, de la démarche des PNJs avec une tête qui rebondit comme si elle n’avait quasiment aucune accroche au cou ou bien lors d’un sprint coupé d’un virage à 90° qui force le PNJ à s’arrêter, tourner robotiquement sur lui-même pour enfin reprendre sa course. Mais le pire est sans aucun doute cette optimisation bancale qui ne fera pas des heureux. Loin des saccades de Control, on arrive tout de même à un frame rate chancelant alors que le titre n’affiche rien de bien folichon et malgré un PC loin d’être dépassé.

C’est une plus mauvaise histoire sur certaines consoles avec un frame rate à 30 FPS qui a du mal à rester stable, même sur la PS4 Pro en mode « performance ». Pour une licence qui a vendu plus de la moitié de ses copies sur consoles, c’est un peu ballot. Bref, heureusement que Borderlands ne sort pas tous les deux ans car ces stagnations et autres couacs auraient clairement atteint la patience du joueur et donc, détruit l’expérience de jeu.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
ENOUGH JACK
7
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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