Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

« A little bit of the bubbly ! »

Ryza, Lent et Tao sont trois amis d’enfance ayant grandi sur l’île de Kuken, qui reste relativement fermée sur elle-même. De quoi frustrer la jeune femme : si ses parents aimeraient qu’elle se tienne tranquille et reprenne le travail de son père, elle préférerait vivre de grandes aventures. Elle n’hésite donc pas à embarquer ses comparses avec elle lorsqu’elle découvre une barque abandonnée, prête à les emmener sur le continent… Seulement voilà, à peine le trio a-t-il mis les pieds dans la première forêt venue qu’ils se retrouvent nez à nez avec des monstres bien trop puissants pour eux. Heureusement, un duo d’alchimistes se baladait par là et sauve Ryza et ses amis. Fascinée, la demoiselle va rapidement se mettre à étudier l’alchimie, ce qui l’entraînera dans les fameuses aventures qu’elle désirait tant vivre.

Le scénario n’a jamais été le point fort des Atelier et Atelier Ryza continue (hélas) brillamment sur cette lancée. Sur une première (trop) grosse partie, on ne peut que constater avec stupeur que les développeurs ont opté pour des échanges enfantins et puérils ainsi que sur des problématiques franchement peu passionnantes, à quelques exceptions près, d’autant plus que cet épisode se montre moins drôle que ses aînés. Après un certain nombre d’heures, heureusement, le tout se modifie, avec des sujets plus matures et plus intéressants, dont des réflexions sur l’écologie.

Dans un sens, Atelier Ryza suit le chemin tracé par Atelier Lulua, qui tentait (souvent assez maladroitement) de se lancer dans des sujets plus complexes, mais sans y parvenir beaucoup mieux. Dommage, d’autant plus que ce trop long départ n’aide pas à s’impliquer dans les quêtes proposées, ce qui était pourtant indispensable tant cet épisode se montre plus dirigiste que d’autres.

Euryza !

Heureusement, Gust propose du gameplay de meilleure qualité, avec des changements en profondeur effectués sur l’alchimie et les combats. L’alchimie, tout d’abord, repose désormais sur un système inédit : une sortie de chemin composé de cases et dont les embranchements se débloquent au fur et à mesure des ingrédients choisis par le joueur, sachant que chaque case nécessite un ingrédient bien particulier pour débloquer celle d’après et que les cases disposent toutes d’un bonus particulier (comme l’attribution d’une capacité ou encore l’amélioration de la qualité de l’objet créé). Évidemment, chaque objet dispose de son propre chemin, et il est rapidement conseillé de débloquer un maximum de cases pour améliorer la qualité et la puissance de l’objet en question. Un système qui paraît un peu complexe au premier abord, mais qui se montre finalement étonnamment facile d’accès, surtout pour les néophytes qui voudraient démarrer la série avec cet épisode.

Dans Atelier Ryza, Gust propose du gameplay de meilleure qualité, avec des changements en profondeur effectués sur l’alchimie et les combats.

Comme sur les derniers opus, on prend donc rapidement le pli et on passe des heures au-dessus du chaudron de Ryza à tester tel ou tel ingrédient (d’autre plus que cela permet aussi d’obtenir de nouvelles recettes) afin de voir ce qu’il peut apporter à l’objet que l’on désire créer. Ou recréer, car cet Atelier Ryza propose par ailleurs de reprendre un item déjà confectionné pour en revoir sa recette et l’améliorer, en débloquant des cases qui ne l’avaient pas été lors de la première alchimie. Une option qui n’est toutefois pas gratuite : il faut posséder des gemmes, gemmes qui s’obtiennent en recyclant des objets en trop dans l’inventaire. Là encore, il s’agit d’une très bonne idée qui permet de mettre à profit tous les items venant s’empiler dans la réserve de la jeune femme et qui permet de revoir un peu sa manière de jouer à ce niveau, notamment en ce qui concerne les équipements.

Witches of Kuken Island

Si, sur d’autres épisodes, on devait par exemple se rendre au forgeron pour se faire créer une nouvelle armure ou une épée plus puissante, Atelier Ryza bouscule cette habitude avec ce nouveau système. Le joueur est ainsi invité, dès qu’il le peut, à retravailler une arme, par exemple, afin de faire grimper son niveau maximum ou de lui attribuer une nouvelle capacité. De la sorte, on peut créer un élément bien plus personnalisé que par le passé, ce qui permet par ailleurs d’appréhender les affrontements de manière différente. Car, là encore, les développeurs ont innové, en laissant tomber le tour par tour classique pour quelque chose de plus dynamique. Les combats se déroulent toujours dans des arènes, mais cette fois-ci avec un semi-temps réel régi par une jauge d’action : il faut attendre quelques secondes avant de pouvoir attaquer, sachant que l’affrontement ne se met pas en pause pendant que le joueur réfléchit à ce qu’il convient de faire. Et, mine de rien, ça change tout, car les décisions doivent souvent se prendre dans la précipitation, les ennemis n’hésitant pas à attaquer.

Ryza (mais il est aussi possible de switcher à la volée sur n’importe quel autre personnage, sans quoi ceux-ci sont contrôlés par l’IA) a ainsi la possibilité de lancer une attaque basique venant petit à petit faire grimper une jauge de “Tactics”, le but étant alors de faire grimper les dégâts infligés aux ennemis, mais aussi récolter des “AP”, points nécessaires pour lancer des skills plus puissants. Un système finalement assez stratégique, car les niveaux de Tactics doivent être augmentés manuellement si l’on veut débloquer de plus en plus d’AP : ainsi, un Tactics de niveau 1 offre seulement 10 AP, là où un Tactics niveau 2 permet de monter jusqu’à 20… Mais passer d’un niveau à l’autre réinitialise totalement les AP. Un élément à prendre en compte dans les combats plus délicats afin de ne pas se retrouver à sec. Enfin, à cela vient s’ajouter l’attribution de rôles pour les combattants (support, défense, etc), rôles influencés par l’équipement dont ils disposent, d’où l’importance de les peaufiner autant que possible.

Magical girl

Toujours relativement en retard techniquement, cet Atelier Ryza propose tout de même une certaine amélioration graphique par rapport aux épisodes précédents. Les décors sont plus fouillés, les textures plus fines et les villes sont un peu plus vivantes : un vrai bond en avant pour la série, même si, une fois de plus, cela reste en dessous des titres du moment. Côté modélisation, il n’y a toujours rien à redire en ce qui concerne les personnages principaux, qui ont toujours eu droit à un travail soigné, mais les PNJ restent un peu deçà, comme bien souvent dans un titre de niche de ce genre. On aurait également aimé que les développeurs se cassent un peu plus la tête en ce qui concerne le bestiaire, qui se trouve très limité dans cet épisode, Ryza et ses amis affrontant encore et toujours les mêmes monstres qui reviennent en boucle…

LE VERDICT
BEST OF 3
6
Shauni
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