Test de Crime Opera : The Butterfly Effect (Xbox, Switch)


Développeur : Ratalaika Games / Crime Opera Studios

Éditeur : Eastasiasoft

Sortie : 28/04/2021

Supports : Xbox One / Series X|S / Nintendo Switch

CONCLUSION

Sans attendre de Crime Opera : The Butterfly Effect qu'il révolutionne un genre bien difficile à bousculer, on attendait au moins qu'elle bouscule le petit monde du visual novel avec sa volonté de raconter un récit mature du point de vue d'enfants. C'est hélas peine perdue avec cette production présentée par Eastasiasoft où la soi-disant gravité de la narration cache en fait une incapacité à raconter correctement un récit mal ficelé. L'idée était pourtant bonne, sa réalisation beaucoup moins glorieuse. On a du mal à croire que Crime Opera Studios et Ratalaika Games iront au bout des 6 volets annoncés.

Curieux que nous sommes, on s’est laissé charmer par la présentation du roman visuel Crime Opera : The Butterfly Effect. Non pas parce que le jeu a été retoqué de Steam et que ce bannissement controversé a (un peu) fait parler de lui, mais plutôt parce qu’un visual novel qui propose une histoire autour de la mafia, en adoptant le point de vue d’enfants, c’est suffisamment intriguant pour s’y arrêter.

L’Opera sans voix…

crime opera screenshot test jeuxvideo24Crime Opera : The Butterfly Effect, c’est l’histoire de la famille Gallo. Une lignée italienne installée aux États-Unis où elle a développée son propre business, devenant une famille mafieuse de premier ordre. Menée d’une main de fer par la matriarche, la famille Gallo et ses activités illicites commencent à prendre du plomb dans l’aile lorsque naissent des accusations de trahison et que la vieille dame passe l’arme à gauche. Ce postulat, il est le point de départ des événements racontés dans le jeu d’Eastasiasoft, Crime Opera Studios et Ratalaika Games.

Vont alors s’enchaîner les points de vue de six enfants de la famille Gallo, différents âges et donc différentes manières d’interpréter les événements qui se déroulent. Sur le papier, suivre l’évolution d’une histoire mafieuse, avec ce qu’elle comporte de rebondissements, à travers les yeux d’enfants ayant une perception bien personnelle des choses, c’est plutôt attirant. Et effectivement, chaque enfant selon son âge, sa position dans la fratrie, témoigne d’un caractère bien différent et apporte un regard bien à lui sur les événements. Sur ce point, Crime Opera : The Butterfly Effect réussit son coup mais c’est à peu près tout ce qu’on peut lui louer.

… et le Crime sans arme

crime opera screenshot test jeuxvideo24Pour le reste, tout le reste, le jeu de Crime Opera Studios et Ratalaika Games est bien pauvre. En tant que visual novel tout d’abord, puisque les illustrations se comptent sur les doigts d’une main (on exagère, mais pas tant que ça) et que les dessins ne sont pas d’égale qualité. Difficile en effet de s’imprégner d’une situation tendue lorsque les protagonistes adoptent les mêmes postures que lorsqu’ils échangent des mots doux avec leurs proches. Et si on peut saluer les efforts sur la manière dont chaque enfant aborde l’histoire, difficile de ne pas y voir une somme de tout un tas de clichés. Pire, lorsque les sujets graves tombent, ils sont abordés soit trop succinctement, soit avec immaturité qui ne sied pas à la narration.

En tant que « jeu », Crime Opera : The Butterfly Effect ne réussit guère mieux à convaincre. Deux manières d’aborder l’histoire sont proposées, mais elles ne se différencient que par la présence de « fausses routes » narratives qui amènent à une fin prématurée de l’aventure. On a vu également bien mieux du côté de l’interface et de la présentation des textes dans d’autres jeux du genre, les menus étant ici très austères et la police des textes bien trop impersonnelle.

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox Series X.

Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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