Test de Catherine : Full Body (Nintendo Switch)

CONCLUSION

Malgré une arrivée tardive sur Nintendo Switch, Catherine se montre toujours aussi plaisant à parcourir. On apprécie son histoire abordant des thématiques assez peu vues dans le jeu vidéo, ses personnages volontairement caricaturaux ainsi que ses puzzles, aussi addictifs qu'agaçants. Quant à cette version Full Body déjà fortement appréciée sur PS4, elle permet de voir l'histoire sous un nouvel angle et rajoute suffisamment de contenu pour succomber. Une fois encore. Bref une version qui n'a pas à rougir des autres et qui ouvre le jeu d'Atlus à un public toujours plus large bien qu'averti.

Sorti en 2012 dans nos contrées, le Catherine d’Atlus avait marqué les joueurs par son histoire optant pour des sujets rarement abordés dans le jeu vidéo, mais aussi par son gameplay aussi retors qu’addictif. Un titre qui a eu le droit à une seconde jeunesse l’année dernière dans une version Catherine : Full Body évidemment plus riche et désormais à la portée des joueurs Nintendo Switch.

Ce qu'il faut savoir sur cette version Switch

Avant de vous laisser en compagnie de notre test complet de Catherine Full Body publié en septembre 2019 à l’occasion de la sortie du jeu sur PS4, attardons-nous sur les principaux éléments de cette nouvelle version Switch.

Le tour du propriétaire va finalement être rapide puisque nous sommes en présence d’une édition similaire à celle de 2019. Le contenu est conséquent, boosté par la présence (certes timide) d’une petite nouvelle, Rin, mais aussi par la possibilité de se frotter aux puzzles en mode Remix ou encore de découvrir d’autres personnages jouables. D’ailleurs, les voix nippones sont aussi de la partie sur Switch avec en plus trois nouvelles options de voix avec des doublages assurés par des doubleurs de Persona.

Côté gameplay, Catherine Full Body version Switch ne s’aborde pas différemment des autres moutures et les Joy-cons assurent le job sans particularité aucune. L’ergonomie est au rendez-vous, en mode TV ou tablette, avec les qualités et défauts déjà repérés auparavant. Sur le plan technique en revanche, la machine de Nintendo a un peu plus de mal avec les scènes de vie (principalement en mode portable) mais remplit largement son contrat lors des puzzles. Bref, une version de qualité et une excellente occasion (encore une) de découvrir ce titre assurément à part.

K, C & Q

catherine full body nintendo switch screenshotPrésenté à l’époque comme un OVNI vidéoludique, Catherine proposait de suivre les aventures de Vincent, jeune trentenaire rebuté à l’idée de s’engager officiellement avec sa petite amie de longue date, Katherine. Et comme si la chose n’était pas déjà assez compliquée pour lui, Vincent commet l’erreur de ramener une jeune femme chez lui, une certaine Catherine rencontrée au Stray Sheep, le bar où il passe le plus clair de son temps avec ses amis.

S’ensuivront par la suite des nuits de cauchemars dans lesquels le jeune homme devra grimper des tours géantes composées de blocs à déplacer s’il ne veut pas passer l’arme à gauche… Quant à ses journées, elles ne sont guère mieux : alterner entre Katherine et Catherine est fatiguant, d’autant plus qu’il s’enfonce toujours plus dans le mensonge. Bref, autant dire que la santé mentale de Vincent va en prendre un sacré coup.

Via le personnage de Vincent Brooks, Catherine traite ainsi de la peur du mariage, de l’infidélité ou encore de maternité : autant de thématiques assez peu traitées dans le jeu vidéo, même si le titre d’Atlus tombe régulièrement dans la caricature (volontaire). Cela se ressent par exemple dans la forme que prennent les boss, pas bien subtils, ou même tout simplement par les personnalités des deux Catherine.

Celle avec un K semble ne penser qu’au mariage et aux bébés, là où celle avec un C veut simplement s’amuser sans se mettre en couple. Un fait qui est toutefois un peu contrebalancé par la nouvelle Qatherine – ou Rin – qui fait son apparition dans cette version Full Body. Un peu plus nuancée, la jeune femme vient arrondir les angles et montrer que rien n’est tout noir ou tout blanc. Une bonne chose, même si son apparition aurait pu être mieux réalisée.

Belle et rebelle

Image de Catherine Full BodySi Rin apparaît très rapidement dans le scénario, il faudra un moment avant qu’elle n’y prenne une réelle importance. La plupart du temps, la jeune femme est là sans l’être tout à fait, restant en arrière-plan, et ce même si elle débarque avec son lot de nouvelles cinématiques ainsi qu’une poignée de nouvelles fins (qui étaient déjà relativement nombreuses à la base). Difficile toutefois de blâmer les développeurs : l’histoire de base étant déjà bien écrite et très complète, il aurait été compliqué de faire mieux en rajoutant une troisième protagoniste aussi importante que les autres. Rin se montre en revanche bien utile durant les phases de cauchemar puisqu’elle aide directement Vincent, notamment en ralentissant la chute des blocs. Un fait franchement salvateur au vu de la difficulté du titre.

Si le Catherine de base se montrait déjà particulièrement retors, cette version Full Body ne fait rien pour alléger le problème, en tout cas dans la difficulté Normale. Pire, le joueur a désormais la possibilité d’activer l’apparition de blocs aux formes et tailles variées via le mode Remix, venant encore plus envenimer la situation. Une fois n’est pas coutume, il est franchement recommandé de basculer en Facile (voire en Sans Risque) pour profiter de l’histoire sans s’arracher les cheveux durant chaque cauchemar.

Les plus téméraires pourront par ailleurs se lancer dans des modes multijoueur, indépendants du scénario, qui proposent de gravir de nouveaux escaliers, seul ou à plusieurs, puis de partager ses scores avec le monde entier. De nombreuses heures de crises de nerfs en perspective… Mais aussi de puzzles totalement addictifs malgré une maniabilité pas toujours au top.

Seconde jeunesse

Image de Catherine Full Body sur PS4, jeuxvideo24Sorti sur la précédente génération de consoles, Catherine a eu droit à un petit coup de make-up. Direction artistique aidant grandement, le bébé d’Atlus a plutôt bien vieilli et l’on se retrouve en règle générale face à des environnements remasterisés avec soin, même si l’on n’échappe tout de même pas à quelques éléments plus grossiers que d’autres. Un vrai travail a par ailleurs été effectué sur les lumières, ainsi que sur l’aliasing qui a quasiment totalement disparu dans cette mouture Full Body (sauf en mode portable, moins clinquant).

Quant à la bande-son, elle vient s’enrichir de nouvelles pistes de qualité ainsi que d’un doublage entièrement en japonais, ce qui manquait cruellement à l’époque, même si les voix anglaises restent de bonne facture.

Ce test a été réalisé à partir d’une version physique, sur Nintendo Switch, fournie par l’éditeur.

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