Test de Castlevania Requiem(PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur, sur PS4.

Poil dans la main

Quand on est fan de la série des Castlevania, difficile de ne pas piailler d’impatience à l’idée de refaire Symphony of the Night et Rondo of Blood dans des versions remises aux goûts du jour. Logiquement avec ce Castlevania Requiem on s’attend donc à faire un bon dans le passé afin de retrouver ce plaisir que nous avaient procuré les deux épisodes en leur temps. L’écran de lancement fait assurément son petit effet au moment d’afficher les deux artworks. On y est, c’est le retour au « bon vieux temps » du metroidvania originel et on se précipite sur le bouton Start pour vite passer à la suite. Ce à quoi on ne s’attend pas c’est que cet écran de lancement est probablement la meilleure chose que propose cette compilation.

En allant dans les options on se rend rapidement compte de l’aspect minimaliste de ce portage. Il est possible de changer les contrôles pour Rondo of Blood, mais pas pour Symphony of the Night. On cherche à comprendre le pourquoi de cette décision, mais la vraie raison nous échappe encore. En filant ensuite sur les options d’affichage la déception ne fait que grandir puisque dans tous les cas il faudra se contenter d’un bon vieux 4:3, la seule possibilité étant de changer le format d’image d’ancien à plein. Optimiste comme on est, on s’est dit que le mode plein apporterait certainement un petit plus. Détrompez-vous, le seul apport est un flou absolument affreux qui rend le jeu parfaitement injouable. Pour les nostalgiques il reste la possibilité d’activer le mode scanlines permettant de simuler l’effet des bons vieux tubes cathodiques de la belle époque. Honnêtement même en jouant sur cet aspect là on a encore du mal à voir l’intérêt de cette option. On terminera tout de même sur une bonne note avec la possibilité de choisir entre les voix anglaises et japonaises. Ouf !

Une fois en jeu, la déception est encore plus grande parce que l’émulation est particulièrement mauvaise. Les couleurs bavent, les animations sont bancales (on a l’impression que tout est étiré) et le son résonne comme si on avait la tête dans un carton. On pourrait s’étendre sur la piètre qualité de ce portage mais pour la faire simple c’est probablement la remasterisation la plus fainéante qu’il nous ait été donnée de tester. Les améliorations annoncées telle qu’une meilleure résolution ou une interface remaniée ne sont même pas implémentées.

Ce à quoi on ne s’attend pas c’est que cet écran de lancement est probablement la meilleure chose que propose cette compilation.

Il reste évidemment la question de savoir à qui s’adresse cette compilation. On va vous la faire simple : à personne. Les collectionneurs y verront peut-être l’occasion de posséder un exemplaire supplémentaire. Soit. Mais pour le reste, il est inutile de dépenser 20€ dans une version qui ne se donne aucun mal. Pas de contenu supplémentaire, pas d’artwork à admirer, pas de bande originale à écouter, c’est le néant total. Notez bien que l’on ne remet pas en question tout le bien que l’on peut penser de Symphony of the Night et Rondo of Blood et de tout ce qu’ils ont apporté au genre. Mais si vraiment vous voulez (re) découvrir ces deux hits, cherchez ailleurs. Castlevania Requiem ne mérite pas que l’on s’y attarde.

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