Test de Brothers – A Tale of Two Sons (PC, PS3, Xbox 360)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox 360.

Once upon a time…

Brothers – A Tale of Two Sons, c’est l’histoire de deux frères qui embarquent dans une quête pour l’Élixir de vie, le seul breuvage capable de remettre sur pied leur père mourant. Il y a le Grand Frère, fort et protecteur, et le Petit Frère, malin et courageux. Ce voyage va tout d’abord les guider dans des lieux familiers avant de rapidement les mener vers des environnements inconnus, souvent hostiles et franchement surprenants. Difficile d’évoquer la trame du jeu de Starbreeze et Josef Fares sans en sacrifier les effets de surprise, mais il faut surtout retenir que les quatre bonnes heures nécessaires pour compléter l’intrigue offrent le genre de spectacle dont on a du mal à rester indifférent. Pourtant, on serait tenté de se désintéresser de cette aventure dont les premiers instants laissent dubitatifs avant d’attirer, doucement mais sûrement, la curiosité, pour ensuite laisser place à l’émerveillement. Tout simplement. Et si elle prend des allures d’un conte de fées, l’histoire de Brothers s’attaque en réalité à des sujets sincères et profonds qu’il nous est impossible d’évoquer pour, encore une fois, préserver le plaisir de la découverte.

Dommage cependant qu’il faille si peu de temps pour boucler notre périple. Brothers – A Tale of Two Sons a beau être affiché à « seulement » 1.200 MS Points/14,99 euros, on regrette que l’expérience ne soit plus longue. L’autre principal regret vient du gameplay, plus précisément la manière dont le challenge nous est proposé. Si l’on comprend rapidement que la jouabilité n’est pas la matière première du bébé de Starbreeze, on aurait tout de même souhaité que les puzzles à résoudre soient un peu plus complexes. Un brin de difficulté n’aurait pas fait de mal, c’est certain, mais il est difficile de reprocher à Brothers de ne pas faire les choses de manière intelligente. Tout est logique et tous les éléments sont en parfaite adéquation avec l’univers dans lequel nous sommes plongés. C’est ainsi que le concept de « coopération en solo » est exploité de belle manière. Le Grand Frère se contrôle via le stick gauche et ses actions sont à effectuer avec la gâchette gauche. Le Petit Frère se dirige quant à lui avec le stick droit alors que ses actions dépendent, ô surprise, de la gâchette droite. À partir de ce schéma-là, et sachant que l’on bouge les deux personnages en même temps, Brothers – A Tale of Two Sons propose des puzzles simples donc, mais toujours justes et bien calibrés.

Les liens du sang

Ouvrir une porte avec un personnage pendant que l’autre se faufile et cherche à son tour un moyen de faire progresser son frère, utiliser à tour de rôle l’un et l’autre frangin pour distraire un chien de garde ou faire de l’escalade en étant encordé, ou encore mettre à profit les deux frères en même temps pour activer un mécanisme, quelques exemples parmi les multiples actions que propose Brothers – A Tale of Two Sons tout au long de son aventure, sans jamais vraiment tomber dans la redite. Une très bonne chose, agrémentée de quelques passages face à des ennemis qu’il faut vaincre en usant de notre avantage numérique. Là encore, la mécanique est bien huilée et le jeu puise dans une logique implacable, à défaut d’imposer des affrontements acharnés ou de chercher à compliquer inutilement les choses. Et si l’absence d’un véritable mode coopération paraît logique au regard du titre, de ses puzzles et de son concept, on ne peut s’empêcher de penser que partager l’aventure avec un ami aurait finalement été une bonne idée. Laisser le choix au joueur aurait ainsi été appréciable, mais difficile de blâmer Starbreeze pour autant.

On préférera plutôt conclure en saluant le soin apporté par les développeurs à tout l’univers du soft. La bande-son est envoûtante et le monde dans lequel on évolue se révèle visuellement assez charmant, sans bien évidemment venir titiller d’autres productions autrement plus ambitieuses sur le plan technique. Ce qui marque les esprits, ce sont en fait ces petites interactions aussi inutiles que géniales que chacun des deux frères peut faire avec les PNJ et autres éléments de l’aventure. Ces petites scènes permettent d’ailleurs de cerner les caractères bien distincts de chaque frangin, de faire ressortir leurs ressentis, d’apprécier des moments « de la vie de tous les jours » et de prendre du bon temps en compagnie de nos héros. Une touche d’humanité qui traduit, de manière générale, le fort caractère émotionnel qui se dégage de Brothers – A Tale of Two Sons.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
RÉCIT DU COEUR
8
Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois. Râleur pro et gros consommateur du café.

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