Test de Bloodstained: Ritual of the Night (PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, sur Xbox One X.

Disorder of Ecclesia

Maître Igarashi ne s’en est jamais caché : son objectif avec Bloodstained était de réaliser une suite spirituelle à Symphony of the Night, sa rampe de lancement pour une carrière prolifique centrée autour de Castlevania. On peut dire que le bonhomme ne mentait pas sur la marchandise, Bloodstained transpire cette licence par toutes les pores. Cependant, pour s’en rendre compte, il faut passer outre sa seule véritable tare, à savoir son enrobage. Les développeurs ont beau avoir revu entièrement leur copie en cours de production, Bloodstained est juste passé de “extrêmement laid” à “très laid”. Difficile de déterminer ce qui cloche le plus quand tout est bancal, de la technique grossière et essoufflée à la direction artistique criarde et détraquée.

Rien ne va, et pourtant ce n’est pas grave. Parce qu’une fois les larmes de sang séchées, Bloodstained commence à dévoiler tous ses secrets. Les habitués de Castlevania façon Igarashi (“Igavania” disent-ils) évoluent en terrain connu. On retrouve cet éternel château labyrinthique que l’on explore petit à petit en déverrouillant des compétences, ici nommées “shards”. Ces éclats s’obtiennent en exécutant des ennemis, à la manière de ce qui se faisait dans le dyptique Aria / Dawn of Sorrow. Le joueur tue l’ennemi, l’ennemi lâche un pouvoir, le joueur récupère le pouvoir. Simple comme bonjour. Néanmoins, la récupération n’est pas systématique et est soumise au hasard, ce qui peut poser certains problèmes.

En effet, les shards se découpent en cinq catégories : effet, direction, familier, action et enchantement. Si ne pas récupérer un pouvoir offensif n’aura pas d’impact majeur sur la progression, bloquer sur la compétence permettant de se balader sous l’eau sera un peu plus frustrant. Ce cas est rarissime et au pire, il suffira de farmer quelques minutes pour trouver le précieux sésame. Cette division permet de varier les plaisirs, d’autant plus que les éclats sont présents en très grand nombre, de toutes les formes possibles et imaginables. Projectiles, invocations, augmentation des statistiques, Bloodstained brasse suffisamment large pour permettre au joueur de se créer la petite build qui lui correspond le plus, et surtout correspond le plus à chaque situation.

Castletroid ?

La personnalisation ne se limite pas aux compétences puisque le joueur dispose aussi de quelques emplacements d’équipement. Chapeau, armes et accessoires peuvent être ramassés ici et là pour créer un personnage absolument unique. Une fois encore, le choix est imposant, avec de nombreux objets à récupérer ou à crafter. Parce qu’il existe un système de fabrication, proche de ce qui existe dans un Monster Hunter par exemple. Chaque arme peut être améliorée d’une façon ou d’une autre et se voir conférer d’autres propriétés et un tout nouveau look. Cette course à la puissance encourage constamment le joueur à ne pas se contenter de la route principale, à prendre des chemins de traverse pour être plus à même d’occire des ennemis toujours plus puissants.

Il faut dire que les opposants, ce n’est pas ce qui manque dans Bloodstained. Les épées flottantes côtoient les ninjas, les grenouilles géantes ou encore les dragons. Si la taille ne fait pas tout, il n’est jamais très agréable de tomber face à une horde de chauve-souris géantes après avoir passé une innocente porte, quand il ne s’agit pas tout simplement d’un des nombreux boss du jeu. Il est possible de “finir” le titre en affrontant son boss final après environ 6 heures de jeu. Mais ce serait passer à côté de la partie immergée de Bloodstained, composée de boss massifs, de niveaux secrets, d’une poignée de belles surprises à destination des fans ou encore d’un mode New Game + (en attendant tous les DLC gratuits à venir).

D’ailleurs, inutile d’espérer quelque chose du mode de difficulté “normal”, n’importe quel joueur un peu aguerri roulera dessus sans peine et n’aura de frissons que face à un ou deux adversaires plus corsés que la moyenne. On préférera le mode “difficile”, moins accessible et plus gratifiant, d’autant plus que le mode choisi influe sur les patterns des boss. À ne pas négliger donc !

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
ÉCLATANT
8
Kurutchin
Adulescent bienheureux, tantôt compagnon d'infortune de dieux Nordiques, tantôt jardinier attitré pour des Piñatas furieuses. Dans les deux cas, c'est avec le sourire et au trot !

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