Test de Beyond Blue (PC, PS4, Xbox One)

CONCLUSION

On peut lui louer toutes les bonnes intentions du monde, et elles sont réelles, cela n'excuse pas Beyond Blue d'être aussi décevant dans ce qu'il propose. Ludique avec ses (trop courtes) vidéos à débloquer et contemplatif, voire relaxant, le titre de E-Line Media oublie toutefois de rendre sa courte promenade sous-marine intéressante à jouer. On tourne très rapidement en rond, un peu comme la faune aquatique du jeu qui se comporte comme si elle évoluait dans un aquarium. L'OST est en revanche sélectionnée avec soin et l'ambiance sonore est remarquable, mais sa technique pas irréprochable par moment, son manque d'interactivité, de vie, et son scénario à oublier relèguent définitivement Beyond Blue au second plan.

Après avoir livré Never Alone, E-Line Media s’est associé à BBC Studios pour proposer Beyond Blue. Inspirée par le documentaire Blue Planet II dont elle reprend même un peu de contenu vidéo, cette expérience prend les traits d’une aventure solo nous invitant à l’exploration « du cœur bleu battant de notre planète ». Le programme est alléchant et les promesses attrayantes, mais les bonnes intentions ne suffisent pas.

Quand Beyond Blue prend l’eau

beyond blue screenshot testDans Beyond Blue nous incarnons Mirai, jeune chercheuse qui explore l’océan en nageant dans sa combinaison futuriste qui ne lui impose quasi-aucune limite de temps. Pratique, même si un petit sous-marin nous sert de hub entre chaque plongée pour écouter de la musique (la bande-son est excellente), consulter les données récoltées, regarder les vidéos débloquées ou encore assister à des dialogues entre notre héroïne des temps modernes et ses acolytes restés à la surface.

Disons-le tout de suite, l’histoire que souhaite raconter Beyond Blue n’est pas digne d’intérêt, ficelée de manière grossière et surtout inintéressante au possible. La volonté de E-Line Media était apparemment de nous retranscrire ce que peuvent ressentir les chercheurs/scientifiques lors de telles explorations, on a au final l’impression d’assister à des échanges basiques, des conversations auxquelles on n’est pas vraiment invité et des privates jokes peu compréhensibles. On a aussi droit à des dialogues plus intimes racontant de manière bien succincte une histoire familiale forcément compliquée. Le genre de chose qui n’a pas vraiment sa place dans un tel jeu, surtout de cette manière-là.

beyond blue screenshot testMais revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos poissons, puisque Beyond Blue est avant tout un jeu d’exploration sous-marine. Découpée en plusieurs plongées dont la totalité se boucle en 3h voire 4h à peine, l’aventure nous propose comme fil rouge de suivre une famille de cachalots et plus particulièrement une mère et sa fille. Les missions sont à chaque fois structurées de la même façon : on se retrouve dans un (pas si) vaste environnement marin, on active une balise grâce à laquelle on repère plusieurs points d’intérêt puis on se rend sur ces points pour, au choix, scanner une créature, installer un capteur ou encore effectuer un prélèvement. Et c’est tout.

Le grand vide bleu

beyond blue screenshot testLe gros problème de Beyond Blue est de ne jamais se renouveler. Très rares sont les interactions en dehors de ce que les objectifs principaux nous imposent. Ainsi, si l’on souhaite nager tranquillement entre deux objectifs, il faut se contenter de la contemplation pure et simple. À la limite, on s’y adonnerait bien volontiers avec cette atmosphère relaxante mais le manque de vie sous-marine et le fait que les créatures nous ignorent totalement pour la plupart, agissant même comme des poissons dans un bocal en empruntant le même chemin à l’infini, mettent rapidement à mal notre enthousiasme. L’impression de vide est tout bonnement terrible et les joueurs qui se rappellent d’Endless Ocean en seront encore plus surpris.

 À retrouver également : Nos premières minutes en compagnie de Beyond Blue

Peu d’objectifs donc, mais surtout des objectifs pas franchement exaltants dont l’un mettant à profit le gadget préféré de Mirai : son scanner. En nageant, notre chercheuse peut en effet scanner toute vie qui croise son chemin et doit même le faire à chaque plongée puisque c’est ce que les missions lui imposent. On scanne à tout va, encore et encore, et jusqu’à épuisement pour peu que vous partiez en quêtes des Trophées/Succès. Seule satisfaction dans tout ça, deux environnements (dans les profondeurs) que l’on explore à la lueur de notre combinaison et qui offrent enfin de belles sensations et se permettent même de brefs apports dans le gameplay. Rassurez-vous toutefois, la folie du scanner n’est jamais très loin…

Quelles gratifications obtient-on au final ? On a parfois droit à des extraits sonores saisissants (jouez avec un casque, vous serez scotchés), on débloque une encyclopédie maritime basique mais complète et surtout on accède à des extraits vidéos en lien avec les éléments vus dans chaque mission du jeu. Ces vidéos sont la véritable (et la seule ) carotte valable de Beyond Blue, on se plaît sincèrement à regarder chaque séquence malgré leur très faible durée (3 min maximum par extrait). Dommage toutefois que pour une expérience qui se veut ludique, les enseignements ne soient finalement pas si nombreux.

Ce test a été réalisé à partir de versions dématérialisées, fournies par l’éditeur, sur PC et Xbox One.

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Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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