Test d’Astroneer (PC, Xbox One)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur PC.

SPACESHIP !!!!!!!!!!!

Difficile de faire plus simple au moment de décrire Astroneer. Un jeu dans lequel vous prenez les contrôles d’un astronaute et devez survivre sur la planète où vous venez de vous écraser. Récolter, construire et surtout, respirer seront les seules choses à faire pour survivre dans un environnement qui n’a finalement pas grand-chose à offrir. Le jeu propose tout un tas de composants naturels à récolter, avec le Gun-Tool dont on est équipé dès le début, pour fabriquer des modules, de l’équipement ou même des composants d’une nouvelle nature. Accroché à sa rallonge à oxygène, notre astronaute rondouillard passe donc la majeure partie de son temps à explorer des planètes sans vie, à creuser des galeries sans fin et à fabriquer des objets en tout genre.

A l’aide d’imprimantes (qu’il faudra construire) et de matériaux le joueur peut ainsi fabriquer des modules qui apportent tous une fonctionnalité bien spécifique. Un four et un laboratoire chimique pour fabriquer des éléments plus élaborés, un convertisseur pour transformer la terre brute en éléments simples, mais aussi des véhicules pour explorer toujours plus loin, voire même des navettes pour aller visiter d’autres planètes. Un catalogue complet est mis à la disposition du joueur qui va, au fur et à mesure de sa progression, se construire une base faite de modules qu’il faudra alimenter en énergie. Éoliennes, panneaux solaires, générateurs à combustible, il y a, là encore, de multiples possibilités pour réussir à avoir une base opérationnelle.

Si, au premier contact, il se dégage une impression de simplicité avec Astroneer il ne faut en réalité pas bien longtemps pour se rendre compte de la richesse du jeu. Il y a beaucoup de choses à construire, avec de nombreuses interdépendances, et les possibilités de transformation des éléments donnent le tournis dès que l’on essaie d’appréhender tout ça dans les premières heures de jeu. Mais c’est là une des grandes forces d’Astroneer à savoir que tout repose sur l’expérimentation et la recherche. La mort étant assez rare et surtout très peu pénalisante, le jeu pousse à l’exploration sauvage sans la moindre retenue et aux expérimentations en tout genre qui, dans le pire des cas, n’aboutiront qu’au gaspillage des ressources utilisées. De toute manière il faut s’y faire, puisque en dehors de cette totale liberté Astroneer ne vous dira jamais ce que vous avez à faire.

Seul au monde, ou presque

Astroneer n’offre absolument aucun but ! Voilà, c’est dit. Pas de mission, pas d’objectif, pas de quête, rien ! Si vous voulez rester plantés là à ne rien faire d’autre que de pomper l’oxygène de votre abris principal, libre à vous. Pour les autres, ceux qui aiment explorer et fouiller, Astroneer est sans limite. Les planètes s’offrent à vous sans aucune retenue et chacun pourra laisser libre cours à son imagination. Car il faut avant tout être curieux pour réussir à apprécier Astroneer, le jeu ne prenant absolument pas les joueurs par la main (ce qui peut être frustrant parfois).

En revanche, dès que l’on décide de comprendre ses mécaniques et d’explorer ses possibilités, on découvre un jeu totalement surprenant. Si les arbres de constructions ne sont pas toujours très cohérents (il est plus simple de construire une navette spatiale qu’un labo chimique par exemple), tout pousse à la curiosité. Et si jamais vous vous sentez vraiment trop perdus, vous pourrez toujours demander de l’aide à deux partenaires pour qu’ils viennent vous donner un coup de main dans votre session. Attention toutefois, en optant pour cette solution vous perdrez un peu de cette sensation de solitude qui, selon nous, est une des grandes qualités d’Astroneer.

Une recette d’apparence simpliste donc, mais qui fonctionne à merveille. Une autre raison derrière ce succès réside dans la satisfaction qui se dégage de la moindre prise d’initiative réussie. Se coincer sur une planète et réussir à retourner à sa base initiale en partant de rien, se perdre au fond d’une caverne et réussir à retrouver la surface, passer des heures à chercher un composant et tomber sur un filon inépuisable après 3h d’exploration sont autant de situations qui font que l’on se sent véritablement vivant lorsque l’on joue à Astroneer. Cette façon que le jeu a de laisser le joueur se débrouiller seul, mais avec tout un tas d’outils fascinants à utiliser rend les choses particulièrement satisfaisantes à chaque instant.

Pour les autres, ceux qui aiment explorer et fouiller, Astroneer est totalement sans limite

Tout ceci en profitant d’une ambiance réussie avec un moteur qui sait parfaitement utiliser les jeux d’ombres et de lumières pour nous imposer un sentiment de solitude totalement fascinant. Si vous avez du mal à vous endormir le soir on ne peut d’ailleurs que vous conseiller une petite session d’une heure ou deux avant d’aller vous coucher. Astroneer est également un vrai remède contre le stress.

LE VERDICT
LUNAIRE
7
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

1 COMMENTAIRE

  1. Personnellement j’ai beaucoup aimé le jeu. On est bien loin du lancement raté de no man’s sky (qui se sont rattrapé depuis). Du contenu régulier et un gameplay attrayant, voilà ce qui fait un bon jeu !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

dix-huit − six =