Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One X..

Le ciel nous tombe sur la tête

Pour accompagner la sortie du trente-huitième album d’Astérix, une BD assez plaisante et divertissante soit-dit en passant, c’est donc un nouvel épisode XXL que Microids et OSome Studios nous servent. Ici, il n’est pas question de la fille de Vercingétorix mais plutôt d’un mystérieux menhir et d’une prêtresse, amie de Panoramix, qui requiert l’aide de son vieux complice. Débute alors une aventure charmante bien que peu originale, les répliques bien senties et l’atmosphère globalement soignée aidant à trouver un certain attrait à ce que le jeu nous raconte.

Pas forcément ultra brillant, XXL 2 avait profité d’une certaine popularité au point, qu’avec le temps, on avait fini pour en oublier les carences. Pour XXL 3, la formule a été repensée et nous voilà en présence d’un titre qui mise davantage sur l’action que son prédécesseur. Au point d’occulter l’une des nouveautés du jeu d’ailleurs, la coopération. Astérix et Obélix XXL 3 introduit en effet le jeu à deux, réclamé par les fans et absent du remaster du second volet, avec du drop-in drop-out (un second joueur peut intégrer la partie quand bon lui semble). Seulement voilà, alors qu’on espérait que cela apporterait son lot de de mécaniques coopérative, il n’en est rien.

Certes, Astérix & Obélix XXL3 : Le Menhir de Cristal propose quelque fois des puzzles obligeant à agir avec un personnage pendant que l’autre effectue une autre action. Mais ces séquences sont à la fois trop rares et trop creuses pour réellement rendre la coop utile. Non, l’argument principal du jeu d’OSome Studios n’est pas là. C’est bel et bien du côté du fameux menhir qu’il faut chercher l’intérêt du jeu. De base, Astérix et Obélix disposent de quatre coups que l’on peut faire évoluer au fil des casques romains récoltés (la monnaie du jeu).

À ces attaques primaires s’ajoute, pour Astérix uniquement, la fameuse potion magique qui octroie une force temporaire à notre petit gaulois. Que reste-il à Obélix ? Le fameux Menhir de Cristal par Toutatis ! Au fil de l’aventure, on récolte 4 éclats qui apportent des pouvoirs élémentaires au caillou : la terre, la glace, le feu et le magnétisme. On brûle les fesses des romains, on les gèle pour mieux les envoyer valser, on les attire pour les baffer avec amour et on fait trembler le sol pour tout casser. Simple, brut mais plutôt efficace.

En manque de potion magique

Une histoire qui se laisse suivre dans une atmosphère charmante, de la coop pas foncièrement mauvaise mais clairement sous-exploitée, des pouvoir amusants à mettre en pratique, alors qu’est-ce qui cloche vraiment avec Astérix & Obélix XXL3 : Le Menhir de Cristal ? Tout le reste, en fait. L’univers du jeu, revenons-y. Oui, OSome Studios multiplie les références, use (et abuse) des jeux de mots qui pullulent déjà bien assez dans les BD de ces dernières années, propose des environnements qui ne sont pas si vilains que ça.

Mais l’ambiance dans tout ça ? Il n’y en a pas. La musique, reléguée au second plan voire carrément en sourdine par moments, accompagne bien trop mollement l’action. Les niveaux, s’ils jouissent d’un certain cachet, sont malheureusement souvent bien vides et subissent une réalisation d’un autre âge. Tout juste-t-on peut-on se satisfaire des animations de nos gaulois et des romains malmenés, mais c’est bien trop faiblard techniquement à l’aube de 2020. Surtout quand il faut en plus se coltiner des ralentissements, des problèmes d’animations lors des scènes de dialogues et des freezes qui entraînent un reboot du jeu.

Gameplay de cristal

Au-delà de ces considérations esthétiques et techniques, c’est la jouabilité même d’Astérix et Obélix XXL 3 qui nous laisse perplexe. On en parlait déjà lors de notre preview, l’absence de saut nous laisse un goût amer dans cette version finale. Nos persos ne peuvent pas sauter, seuls une roulade (pour Astérix) et un dash (pour Obélix) permettent ainsi d’atteindre une plateforme un peu éloignée. Seulement voilà, l’architecture de certains passages est telle que ces actions bien trop imprécises agacent, frustrent, laissent un sentiment d’incompréhension et pénalisent inutilement la progression. Ajoutez à cela des coups à la portée parfois douteuse, une vue gérée automatiquement pas toujours pertinente et vous obtenez un jeu qui devient très pénible à jouer par moments.

Enfin, le dernier gros problème d’Astérix & Obélix XXL3 : Le Menhir de Cristal est sa progression sans originalité aucune. On se répète, rien n’est spécialement fait pour mettre en avant la coopération. La plupart du temps il s’agit d’avancer bêtement en tapant sur les innombrables romains qui se dressent sur notre passage. Parfois l’action est centrée sur l’exploitation (et le nettoyage) d’un camp romain, des phases répétitives qui n’apportent hélas pas cette touche de magie cherchée, en vain, tout au long de la petite dizaine d’heures de jeu. Un mot tout de même sur la difficulté relative du titre, c’est-à-dire que le jeu n’est pas compliqué en soit mais que la mécanique permettant de récupérer de la vie est suffisamment mal mise en œuvre pour entraîner quelques Game Over bien frustrants. Quand ça ne veut pas…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

dix-sept + 3 =