Test de Armored Warfare (PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée avec un “Pack Fondateur” sur PlayStation 4, fournie par l’éditeur.

L’art de la guerre moderne

De par leur approche similaire, on ne peut réellement s’empêcher de comparer le titre de My.com à celui de Wargaming. Mais il ne faut pas aller bien loin pour trouver ce qui différencie notre nouveau guerrier PS4 de son concurrent, puisque l’une de ses particularités est de transporter le joueur dans un contexte de conflit actuel. En effet, Armored Warfare se présente comme un jeu de guerre dont le but est de progresser au coeur de batailles qui font appel à la technologie et aux outils de notre époque. Dès lors, le joueur a le choix de rejoindre deux principaux modes de jeux : la campagne en PvE et les parties en PvP. Alors que le premier mode pourrait être une simple mise en bouche du second, le challenge et l’évolution que présentent ses missions se montrent, de prime abord, bien plus complexes qu’elles pourraient le laisser penser. Propulsé sur des terrains inédits à ceux disponibles dans le mode multi compétitif, le joueur devra tout d’abord apprendre à s’adapter à des environnements variés : villes assiégées, montagnes enneigées, déserts arides, plaines pluvieuses. Face à une prise en main accessible et une conduite efficace, l’impression d’être à bord d’un véritable blindé se fait rapidement sentir. Pour exemple, les zones marécageuses ralentissent notre véhicule et les perturbations météorologiques peuvent gêner la visibilité : de petits détails qui, sur le terrain, rendent les combats bien prenants.

Moteur standard doté d’un carburant hybride

Si les missions en coopération jusqu’à quatre se montrent au début comme une bonne alternative au multi en PvP de par leur durée (pouvant aller jusqu’à 20 minutes par session) et la diversité des décors, la répétitivité ne tarde pas à montrer le bout de son nez. L’effet de découverte passé, les objectifs se suivent et se ressemblent sans changer de rythme. Le déroulement d’une expédition se tient essentiellement à la sécurisation de zones, à la destruction d’équipements ennemis et aux combats de mini-boss. De plus, il aurait été agréable d’avoir davantage une scénarisation et un contexte à l’action qui, dans le cas présent, se contente seulement d’afficher les tâches à couvrir.

De manière générale, Armored Warfare ne brille pas par le nombre de ses modes de jeu. Néanmoins, on peut saluer l’intention des développeurs à vouloir innover avec un mode de jeu mélangeant à la fois du PvE et du PvP. Baptisé “Opérations Globales”, ce mode invite le joueur à rencontrer des adversaire connectés, dans des batailles qui évoluent en imbriquant au fur et à mesure divers objectifs à travers lesquels des bots interviennent. Les cartes proposées sont alors plus grandes et intègrent leur assortiment de variantes, comme par exemple la venue d’une tempête de sables en plein désert qui prend soin de brouiller le champ de vision. Même si l’équilibrage et la gestion des deux formes ne sont pas encore au point, le titre de My.com tente des chemins inconnus sur console, ce qui n’est pas pour déplaire.

Sans pour autant nous faire décoller de notre siège, cette version PS4 d’Armored Warfare est suffisamment bien travaillée pour rendre les parties immersives.

La chenille qui devient papillon

Malgré son statut de free-to-play Armored Warfare surprend, notamment en affichant des graphismes fins aussi bien du côté de ses environnements que de ses véhicules. Ces derniers se montrent soigneusement modélisés tandis que les décors ne manquent pas de dynamisme. Rien n’est figé à l’écran. Il faut s’attendre à du mouvement, de l’animation et surtout des éléments entièrement destructibles. Le joueur peut d’ailleurs utiliser ce principe comme atout à l’intérieur de sa stratégie de combat. Sans pour autant nous faire décoller de notre siège, cette version PS4 est suffisamment bien travaillée pour rendre les parties immersives. Là où un effort supplémentaire aurait été appréciable, c’est au niveau de la bande-son qui se veut peu entraînante et sans réelle couleur. Notons des bruitages réussis : échanges radio, déchargement du canon, ronflement du moteur, claquements des chenilles, etc., autant d’exemples qui participent efficacement à l’ambiance sonore du titre. D’ailleurs, l’un des aspects intéressants du jeu est qu’il donne le sentiment d’avoir constamment du soutien autour de soi grâce à la présence d’un véritable crew à bord du blindé. En effet, en tant que commandant, le joueur doit non seulement manager mais aussi apprendre à se fier à tout un équipage de soldats. De manière générale, la réalisation d’Armored Warfare se défend plus que bien, au point de pouvoir faire rougir certaines expériences à plus haut budget sur la machine de Sony.

Acheter au son des canons et vendre au son des violons

Alors qu’il aurait pu se contenter de miser tout sur son aspect esthétique, Armored Warfare offre également un contenu bien complet qui surtout, ne demande pas forcément de sortir le portefeuille. Point central du jeu, ce n’est pas moins d’une centaine de chars que celui-ci expose à travers cinq classes différentes : char lourd (ou char d’assaut principal), char léger, chasseur de chars, VCB (Véhicule de Combat Blindé) et le Canon Automoteur (uniquement disponible en PvE). Comme tout jeu du genre qui se respecte, notre nouveau tank shooter game console intègre une progression en expérience qui se développe sous la forme d’un système de réputation. Chaque bataille effectuée sera en quelque sorte une victoire puisqu’elle récompensera le joueur avec son lot d’accessoires (types de canon, blindages, armements, etc.), de crédits et de RP. Ces éléments auront bien évidemment, pour effet, de faire évoluer notre véhicule qui, une fois sa barre d’évolution remplie, donnera accès à un nouveau modèle. Dès lors, les possibilités de customisation sont considérables et demanderont surtout beaucoup de temps, ce qui se traduit par une durée de vie quasi sans fin. Toutefois, Armored Warfare devrait quelque peu revoir son interface pour cette mouture au pad car que ce soit en combat ou au garage, l’organisation des données affichées manque de compréhension. Certains devront sûrement se réserver un temps d’adaptation face à tout ce qu’il faut gérer, mais mieux vaut être bien préparé avant de passer à l’attaque car “la guerre est sans pitié”.

LE VERDICT
CANON EN RÉ MAJEUR
7
Mr.J
Aucun super-pouvoir, gameplay limité, fait partie du comité de protection des licornes. Recherche en vain cet alter ego qui lui permettra de mener à bien sa vendetta - "The monster you created has returned to kill you"

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