Ace Combat 7 : Skies Unknown (PC, Xbox One, PS4)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur, sur PlayStation 4.

On s’en blc de ton histoire, frère !

Beaucoup d’épreuves attendaient les équipes de développement de ce nouvel Ace Combat. Premier titre à sortir sur cette génération et surtout nouveau moteur graphique avec l’utilisation de l’Unreal Engine 4, déjà exploité dans d’autres productions Bandai Namco à l’instar de SoulCalibur VI, cet épisode affublé d’un « 7 » a mis un long moment à sortir. Pour autant, on reprend très vite nos marques dès que l’on arrive dans les menus, à tel point que l’on sent que les équipes ont été très fébriles en restant sur les valeurs sures de la licence. La campagne est ainsi parsemée de différentes cinématiques qui narrent une histoire extérieure à notre escouade, on a à chaque fois un état de la situation et des objectifs à atteindre avant chaque mission, ces dernières sont parfois découpées par des atterrissages ou des ravitaillements, et chaque fin de mission est enregistrée par un ralenti et un debriefing avec un historique visuel de nos faits et gestes. En gros, tous les anciens joueurs d’Ace Combat retrouveront leur marque, ce qui s’avère déjà un bon point.

Néanmoins, si la scène d’introduction donne l’impression de rejoindre la narration d’Ace Combat 5 (la meilleure de la saga), le masque tombe très rapidement lorsque l’on s’aperçoit qu’il n’y a aucun focus sur notre escouade. Impossible de s’attacher aux personnages qui nous entourent malgré leur omniprésence durant les missions à la radio. Et une simple photo d’eux sur le côté lors de leur prise de parole n’arrange finalement rien à ce manque d’empathie flagrant. Qui plus est les cinématiques pour mettre en place l’action ou une situation s’avèrent assez rares. Et les explications dans la salle de débriefing sur les raisons d’une attaque ou la défense d’un « point stratégique » sont parfois totalement absentes. Bref, même si cela n’est pas aussi inintéressant que les personnages de Fires of Liberation ou à l’histoire ratée d’un Assault Horizon, l’univers fictif de ce nouveau volet reste trop impersonnel pour que l’on arrive à accrocher autant qu’à l’histoire de Squadron Leader ou encore à celle de Distant Thunder.

Powered by clouds

Les missions s’avèrent également très classiques. Du dogfight, de la protection, des petites missions dans des ravins ou se faufiler entre la couverture radar. C’est bien mis en scène et l’on a toujours cette sensation à la fin de la mission d’être un as des airs. Malheureusement, il manque ce petit soupçon d’originalité et de laisser-aller pour rendre cette campagne inoubliable. Qui plus est, on aura toujours ces situations frustrantes, apparues depuis le 6, avec ces boss qui possèdent des trajectoires improbables et qui ne peuvent être touchés tant que le jeu ne l’a pas décidé. On se voit ainsi tournoyer pendant des minutes entières à attendre que le jeu souhaite enfin qu’un missile accroche pour de bon les tuyères de l’antagoniste en question. Lourdingue. D’ailleurs autre petite critique au niveau des checkpoints puisqu’ils sont parfois très mal placés. On peut prendre exemple sur les missions durant lesquelles on doit marquer un certain nombre de points pour terminer la mission. Si l’on se plante après 15 minutes de destruction, il faut hélas tout recommencer.

En gros, tous les anciens joueurs d’Ace Combat retrouveront leur marque, ce qui s’avère déjà un bon point.

Alors on enchaîne les défauts sur le titre depuis quasiment le début de ce test, et l’on pourrait continuer en critiquant cet arbre de progression discutable hérité d’Ace Combat Infinity (le F2P) pour débloquer des avions ainsi que des améliorations, ou encore sur son multijoueur archi-classique malgré un système d’équilibrage entre avions plutôt bien pensé. Néanmoins, cet Ace Combat 7 permet de repartir sur de bonnes bases. Si par exemple cet épisode n’a pas gardé des features déjà apparues dans d’autres Ace Combat (le système d’ordre de Squadron Leader, encore lui), il en crée des nouvelles grâce à l’apport de l’Unreal Engine. L’ajout des nuages dans les mécaniques de jeu est clairement une bonne trouvaille. Que ce soit des nuages en basse altitude alors que le terrain est vallonné, l’apparition de l’orage qui nous fera griller quelques instants notre HUD, une tempête de sable empêchant d’apercevoir les unités au sol, ou bien voir notre avion perdre ses instruments de mesure à cause du froid présent dans les nuages sont plein de petits ajouts tactiques extrêmement fun qui, rajoutés à l’ambiance d’un Ace Combat, rendent les situations souvent grisantes.

Qui plus est, même si le titre reste fébrile, cela veut aussi dire qu’il garde aussi toutes les qualités connues des précédents Ace Combat. Que ce soit la modélisation des avions toujours aussi propres (malgré une sensation de vitesse moins forte et quelques petits ralentissements), le gameplay arcade pas dénué de profondeur, une bande-son qui fait mouche, une difficulté bien dosée et justement ces échanges radios réussis entre alliés et ennemis, on est véritablement en terrain conquis. En outre, la maniabilité simple ou plus technique est toujours de la partie pour satisfaire les nouveaux arrivants ou les habitués de la série. Enfin, les développeurs ont intégré certains terrains de jeu déjà vus dans les Ace Combat qui feront plaisir aux fans (on ne détaille pas pour laisser la surprise). Du tout bon ou presque pour faire plaisir à un large panel de joueurs. Enfin petit mot sur la VR. Le jeu ne propose pas toute la campagne dans ce mode mais seulement 3 missions inédites. Là encore on fait dans le classique mais elles permettent de constater que l’accessoire est parfait pour ce genre de jeu.

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LE VERDICT
Planant
7
Nonag
Ex-achievement whore, redditor, petit trolleur et grand amateur de courses automobiles.

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