Test de 9 Monkeys of Shaolin (PC, PS4, One, Switch)

CONCLUSION

Est-ce que 9 Monkeys of Shaolin fait mieux que Redeemer ? Oui. Est-ce pour autant une réussite ? Pas vraiment. Si le précédent jeu de Sobaka Studio s'était révélé comme un brawler lourd et redondant, ce nouvel essai se présente comme un beat'em up sans saveur particulière aux choix de conception douteux. Il y a bien quelques environnements capables de dégager une charmante atmosphère, mais c'est trop peu pour sortir ce 9 Monkeys of Shaolin d'une monotonie dans laquelle il s'installe assez rapidement. Avis aux amoureux du genre en réel manque de castagne, mais pour les autres...

Bien qu’il ne nous ait pas laissé un souvenir impérissable, loin de là, Redeemer a su fédérer une communauté de fans suffisamment forte pour que Sobaka Studio fasse le plein de confiance. Avec 9 Monkeys of Shaolin, le studio russe livre donc un nouvel hommage au beat’em up en s’attaquant cette fois à la Chine médiévake. Avec plus de réussite ? Place au test.

Wei Cheng, le pêcheur sachant savater

9 monkeys of shaolin screenshot trailer 2Lorsque Wei Cheng, jeune pêcheur chinois, subit l’assaut d’un groupe de pirates dans son village natale, sa vie s’en retrouve bouleversée. Recueilli par des moins Shaolin, notre héros va troquer sa canne contre un bâton de bambou (mais pas que) et se lancer dans une quête de vengeance digne d’un épisode de la série Kung-Fu : La Légende Continue. Oui, le scénario du jeu ne vole pas très haut et on ne se passionne pas vraiment pour les dialogues qui se glissent entre chaque mission mais reconnaissons tout de même sa volonté de proposer une approche sérieuse, presque mature, de la mésaventure que vivent Wei Cheng et les siens.

Découpé en quatre chapitres, avec quelques niveaux supplémentaires pour boucler l’aventure, 9 Monkeys of Shaolin ne cherche malheureusement pas à varier les plaisirs dans les niveaux qu’il propose. S’il essaye de faire illusion en laissant le joueur choisir l’ordre dans lequel s’attaquer aux missions, le jeu ne se montre en réalité pas capable (ou alors trop peu souvent) de proposer autre chose qu’un classique, très classique, défilement horizontal pour aller d’un point A à un point B, sans réelle conclusion dans les niveaux (à l’exception des boss dans chaque chapitre).

 À découvrir également : Les Premières Minutes de 9 Monkeys of Shaolin en vidéo

Comment égayer la progression alors ? Avec un système d’expérience, par exemple. En terminant une mission, le joueur se voit octroyer un certain nombre de points à attribuer ensuite à diverses compétences. Entre les coups classiques, les coups spéciaux et les attaques imprégnée de magie (ou de spiritualité, appelez ça comme vous voulez), le titre de Sobaka Studio offre de quoi réaliser des combos plutôt exaltants avec des combats agréables à mener. On ne peut pas en dire autant des éléments cosmétiques à débloquer, censés personnaliser certaines caractéristiques mais dont l’effet est trop peu impactant.

Malin comme un singe ?

9 Monkeys of Shaolin screenshotDes combats amusants à pratiquer, oui, mais 9 Monkeys of Shaolin se prend les pieds dans le tapis au fil des heures (2 à 3 heures à peine, d’ailleurs). En effet une fois les capacités spéciales débloquées et améliorées, Wei Cheng traverse les niveaux sans le moindre mal et le jeu incite à spammer encore et encore les mêmes attaques sans vraiment réussir (ni même essayer) à nous faire jouer autrement. C’est dommage, et il faut d’ailleurs mieux opter pour les difficultés supérieures dès le départ pour ne pas voir apparaître trop tôt le générique de fin.

Si le beat’em up est un genre capable d’offrir une bonne replay value, 9 Monkeys of Shaolin s’en montre clairement incapable. Parce qu’il est commun, vite redondant et sans surprise, le soft n’invite pas à la rejouabilité et ce ne sont pas les quelques secrets dissimulés ici et là (des statuettes à dénicher dans le décor, afin d’activer quelques codes triches/bonus) qui nous font changer d’avis. La coopération non plus n’est pas au beau fixe, avec des choix douteux au programme comme cette caméra centrée par moments sur le joueur principal, cette satanée manie de redémarrer une scène si un seul des deux joueurs tombe dans le vide ou encore une lisibilité bien mise à mal.

9 Monkeys of Shaolin arrive toutefois à se montrer charmant, voire dépaysant, avec les environnements qu’il propose. Dans un style artistique qui sied bien à l’atmosphère du titre, on compose avec des décors parfois joliment détaillés et dotés d’une remarquable palette de couleurs. C’est loin d’être le cas pour tous les niveaux du jeu, certes, mais ne boudons pas notre plaisir pour autant. Tout comme on ne nie pas notre agacement devant les bugs qui plombent l’expérience, que ce soit des freezes qui redémarre la console, des scripts qui ne se déclenchent pas ou des ennemis au comportement douteux.

 À découvrir également : La fin de 9 Monkeys of Shaolin en vidéo

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One X.

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Jerem
Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois mais avec coquilles quand même. Râleur pro et caféinoname.

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