Impressions sur The Dark Pictures Anthology – Man of Medan (PC, PS4, Xbox One)

Cet aperçu a été rédigé après une présentation du jeu puis une session jouable sur PlayStation 4.

Man of horror

Supermassive Games aime les expériences horrifiques et Until Dawn nous a déjà prouvé que l’équipe britannique avait un certain talent pour les jeux du genre. On n’est donc pas absolument pas surpris de retrouver le studio aux commandes de The Dark Pictures Anthology, projet pour lequel on nous annonce clairement que l’idée est de proposer des expériences courtes mais intenses, orientées horreur mais pas gores. Sans surprise, au moment d’introduire le premier jeu de la série, Man of Medan, notre interlocuteur nous garantit que tous les personnages (5, dans ce cas) peuvent mourir mais que tous peuvent également s’en tirer, cela en fonction des choix et des actions du joueur. Pas question pour autant de juger nos décisions insiste-t-il, Man of Medan tout comme les autres titres de The Dark Pictures Anthology n’auront pas de “bonne” ou de “mauvaise” fin, juste la conclusion qui correspondra au profil du joueur.

Au moment de découvrir le jeu manette dans les mains, on nous informe que la séquence jouée prend place à un certain stade de Man of Medan alors que les cinq protagonistes sont déjà à bord du mystérieux navire de la Seconde Guerre mondiale. On se retrouve dans la peau de Fliss, accompagnée de Brad et d’un troisième individu qui les menace avec une arme et les oblige à s’enfoncer dans les coursives étroites et obscures du vaisseau. Quelques minutes plus tard il disparaît sans demander son reste et nous laisse derrière lui, clamant à qui veut l’entendre que le navire est maudit et faisant tomber sa lampe-torche dans sa course désespérée.

Dès que l’on commence à diriger Fliss, à apprécier ses animations et à orienter le faisceau lumineux de la lampe dans la pénombre, on se rend compte des progrès de Supermassive Games depuis Until Dawn. On nous a martelé que The Dark Pictures Anthology voulait se rapprocher davantage d’un style cinématographique, cela semble très bien parti. Le ramassage d’objets, les angles de vue, les expressions faciales (quoique certaines nous ont paru un peu trop “surjouées”), les répliques, les déplacements, les autres gestes presque anodins, tout est au service du style que veulent imposer les développeurs.

On nous a martelé que les jeux du projet The Dark Pictures Anthology voulaient se rapprocher davantage d’un style cinématographique, cela semble très bien parti.

Le soin apporté aux animations et à la réalisation, au sens large, sert donc parfaitement à nous plonger dans un inconfort de jeu très grisant. Un sentiment renforcé quand les choses se gâtent plus, que des fantômes font leur apparition et tentent d’emporter avec eux nos pauvres héros. Pour s’en sortir, il faut réussir avec succès un QTE et pour aider un autre perso, c’est une décision cruciale qu’il faut prendre en quelques secondes. La pression monte, le cœur s’emballe, on se fait surprendre, on se fait peur, la démo s’arrête et on se sent tout con, comme si une panne de courant venait interrompre le visionnage d’un bon film du genre. C’est frustrant, mais assurément prometteur pour la suite.

HORROR BOAT
Ce n’est clairement pas la démo jouable la plus longue du salon et pourtant, cette première approche de The Dark Pictures Anthology ne nous a pas laissé indifférent. Certes, Supermassive Gaes nous avait déjà séduit avec Until Dawn et on est plutôt bien client pour ce genre d’expérience. Mais en optant pour un format qui lorgne davantage vers la fiction avec une approche qui devrait être plus immersive, l’équipe britannique prouve qu’elle peut encore nous surprendre tout en allant plus loin dans ses idées. Et nous apporter un bon lot de frissons, Man of Medan est en tout cas bien parti pour.

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