Cet aperçu a été réalisé à partir d’une version dématérialisée en accès anticipé sur PC (Steam).

Université invisible

Spellcaster University, comme tout bon jeu de gestion, propose en plus des parties plus ou moins rapides un mode Campagne. Dans celui-ci, étonnamment court à l’heure actuelle, le joueur est contraint de fuir à un rythme régulier les écoles qu’il construit, la faute à l’armée du Seigneur des Ténèbres qui avance sans relâche pour détruire ces bâtiments. Durant ce laps de temps, qui peut varier en fonction de certains événements, le directeur a pour objectif de développer au mieux son école et d’enseigner à un maximum d’élèves, tout en accomplissant des missions annexes. Des élèves qui, par la suite, se lancent dans des carrières variées en fonction de leurs aptitudes : Paysan, Fabricant de Golems, Diablotin, Inquisiteur, etc. En plus de rajouter un petit aspect sympa, ce système permet aussi de gagner différents bonus liés à chaque métier, ainsi que de la renommée pour l’école.

Rapidement, les joueurs découvrent un gameplay basé sur des decks de cartes. Six decks sont proposés, cinq d’entre eux étant liés à une sorte de magie (Lumière, Ombre, Arcanes, Alchimie, Nature) et le dernier étant plus généraliste. En échange d’une certaine quantité de mana – générée par les élèves – ou d’argent pour le deck généraliste, sachant que le prix augmente à chaque fois, on tire trois cartes au hasard et on en choisit une seule, forcément liée à son genre. Les cartes peuvent renfermer de nouvelles salles (Crypte pour l’Ombre, Salle des Potions pour l’Alchimie, etc), des améliorations diverses (entente avec telle ou telle faction, réduction de l’ennui, boost de magie…) ou encore le lancement d’une nouvelle maison. Comme dans un Harry Potter, plusieurs maisons peuvent être créées, le but étant d’axer chacune sur une ou plusieurs sortes de magie et de répartir au mieux les élèves.

La magie de l’école

La répartition des élèves représente un point essentiel de la gestion, chacun disposant de points forts et faibles, notamment concernant leurs aptitudes face à telle ou telle sorte de magie. Par exemple, affilier un élève  »Enfant de la Nature » dans une maison axée sur l’Ombre ne sera pas spécialement productif, à plus forte raison si ce dernier dispose d’un malus concernant cette magie. L’emploi des professeurs est également relativement important. A chaque nouvelle salle tournée vers l’apprentissage, le joueur a le choix entre deux enseignants, chacun disposant là encore de qualités et défauts, mais aussi d’un certain niveau de pédagogie. Certains sont mêmes syndiqués ! Bref, il faut là encore faire attention à celui que l’on choisit, histoire de garder un bon équilibre entre les bonus et les malus qu’ils provoquent à leur entourage.

Le système de jeu de Spellcaster University, certes pas aussi diversifié qu’un titre AAA, se montre vraiment plaisant à prendre en main et devient rapidement addictif.

En plus de tous les systèmes évoqués plus haut, il faut prendre garde à bien s’entendre avec les différentes factions qui sont présentes en jeu : Paysans, Inquisition, Orcs, et ainsi de suite. Il n’est pas rare que ces factions viennent demander quelque chose au joueur, en règle générale de l’argent, et il est important de pouvoir répondre à ces demandes pour ne pas que les relations se gâtent. Car si l’on atteint un point trop bas, on risque des malus plus ou moins graves, comme des attaques sur l’école. Évidemment, l’inverse est aussi vrai : entretenez de bonnes relations avec vos voisins et vous aurez droit à des cadeaux ici ou là. Et si vous ne pouvez répondre à une requête, pas de panique : il est possible à intervalles réguliers de juste aller faire un petit coucou, histoire de regagner quelques points de confiance.

I put a spell on you

Le système de jeu de Spellcaster University, s’il n’est certes pas aussi diversifié qu’un titre AAA avec notamment des cartes qui finissent forcément par revenir en boucle, se montre vraiment plaisant à prendre en main et devient rapidement addictif. Sneaky Yak Studio propose qui plus est une direction artistique vraiment très mignonne, une poignée de musiques d’ambiance globalement réussies ainsi que de l’humour omniprésent et appréciable.

Ceci étant dit, ce titre souffre encore de quelques petits points faibles, comme son contenu qui est appelé à s’étoffer, ses bugs plus ou moins importants liés à son statut d’alpha, son aspect forcément répétitif au bout de plusieurs heures de jeu ou encore quelques défauts venant entacher le confort du joueur. Autant de soucis qui seront, on l’espère, amoindris voire totalement supprimés d’ici la sortie définitive.

Encouragements
Les amateurs de jeux de gestion trouveront avec Spellcaster University un titre plaisant et addictif, reposant sur un concept de decks de cartes intéressant, et proposant en plus de l’humour et une direction artistique réussie. Néanmoins, il est important de garder en tête que le bébé de Sneaky Yak Studio est encore en alpha et qu’il souffre donc forcément de quelques soucis. En tête de liste, des bugs ou un contenu qui ne demande qu’à s’étoffer, histoire de pouvoir passer davantage d’heures à jouer sans trop vite tomber dans le côté répétitif.

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