Impressions sur Rage 2 (PC, PS4, Xbox One)

Cet aperçu a été rédigé après une session jouable sur PC.

“J’ai 20 secondes pour vous dire qu’avec la Neutronite…”

Cette démo jouable sur PC (mais manette en mains comme pratiquement tous les jeux de cette gamescom) permettait de se familiariser, pendant 20 petites minutes, avec le héros et ses nouvelles capacités offertes par la Neutronite. Sans aucune explication scénaristique sur le pourquoi du comment de notre présence sur les lieux, ni sur l’origine des pouvoirs de notre avatar, le jeu nous propulsait à l’assaut d’une base ennemie composée d’une casse emplie de voitures, d’un bâtiment sur 3 niveaux et puis c’est à peu près tout. Un flingue, une mitraillette et quelques pas plus tard le boomerang tranchant/explosif et enfin le shotgun pour dézinguer des ennemis arrivant par vagues et à l’IA franchement pas exceptionnelle. C’est sympa mais globalement les sensations de combats sont mitigées.

Le feeling des armes et notamment du pompe est bon. On a vraiment l’impression de manier des pétoires semi-artisanales et bricolées avec des pièces ramassées par-ci par-là. Les pouvoirs permettent également de s’amuser de manière correcte même si leur originalité transpire l’inspiration extérieure : un coup de poing au sol permettant de déclencher une puissante onde de choc (coucou Crysis) ainsi qu’un force push à la Star Wars permettant d’éjecter les ennemis. Le tout se rechargeant au rythme d’un cooldown somme toute assez rapide. Une fois une barre remplie, il était également possible de déclencher un mode berserk boostant vitesse et puissance pour le plus grand plaisir des amateurs de tripailles éparpillées. Le dash qui permet au joueur d’avancer plus vite ou d’esquiver se transforme alors en arme mortelle de corps à corps sous l’effet de cette augmentation temporaire.

Too Rage 2

Et puisque l’on parle un peu de gore, Rage 2 ne fait pas dans la dentelle : démembrements et explosions de tête sont au programme, notamment grâce au boomerang qui se dote maintenant de la faculté de suivre les ennemis dans les angles morts à condition de le charger un peu avant de le lancer. Efficacité garantie sauf sur les adversaires les plus lourdement blindés. On reste néanmoins sur notre faim dans la mesure où les ennemis, trop peu variés dans cette démo, arrivent quasiment en file indienne et sont trop peu mobiles pour inquiéter. Par ailleurs, il y a une inertie assez gênante et difficilement descriptible qui donne le sentiment, une fois un pouvoir utilisé, que le personnage s’interrompt quelques millièmes de secondes avant de pouvoir repartir à l’assaut. Ce n’est sans doute trois fois rien mais ça coupe clairement l’action et nuit à la rapidité et à la fluidité des combats. Du coup, on a préféré jouer les bourrins au fusil à pompe qui offre les meilleures sensations de la partie qui nous était offerte.

On a vraiment l’impression de manier des pétoires semi-artisanales et bricolées avec des pièces ramassées par-ci par-là

Côté technique enfin, Rage 2 est fluide, agréable à l’œil mais n’est pas non plus une énorme claque. Comme le premier opus en somme. C’est joli malgré une direction artistique qui fait un peu penser à Borderlands tant la palette de couleurs utilisée pète les yeux et monte dans les tons fluos. Ne jamais abuser des champignons hallucinogènes devrait être une règle à respecter avant toute décision à prendre sur la direction artistique d’un jeu.

RAGE TO COME
On reste sur notre faim. Cette trop courte démo ne nous aura pas permis de vérifier les promesses des développeurs de parcourir de grandes étendues en voiture dans un open world sans temps de chargement. Connaissant le passé des deux studios associés pour le développement on ne peut qu’être confiant. En l’état et simplement sur la partie purement FPS, Rage 2 devrait avoir du mal à se démarquer de la concurrence si les combats restent en l’état.

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