Impressions sur Pokémon Épée / Bouclier (Nintendo Switch)

Cet aperçu a été rédigé après une session jouable sur Nintendo Switch, à l’occasion d’un événement organisé par Nintendo.

Le meilleur dresseur, un jour, je serai

Identique à celle proposée lors de l’E3 2019, cette démonstration avait pour but de nous donner un avant goût du système de combat à travers lequel nous avons pu découvrir des Pokémon exclusifs à cette génération, mais pas seulement. Limité à l’arène de la championne Nessa, notre aperçu n’aura par conséquent pas pour objectif d’aborder la partie voyage et exploration que réserve la nouvelle région Galar. Néanmoins, nous avons pu voir non seulement en action nos familiers mais aussi participer à une petite phase d’énigmes. Loin d’être un parcours du combattant, notre premier contact s’est fait aux côtés d’une équipe de Pokémon à la fois complète et surentraînée. En effet, ceux qui composaient cette dernière étaient tous de niveau 50 et se complétaient par leur type. Feu, eau, plante, électrique, acier ou même ténèbre, toutes les catégories élémentaires étaient plus ou moins représentées afin de nous permettre d’aller jusqu’au bout de la démo.

D’un point de vue visuel, Épée et Bouclier se veut très proche de Let’s Go Pikachu / Evoli. La différence se situe dans l’exploitation du cell shading qui, dans cette huitième génération, se montre légèrement plus prononcé. Les contours sont plus marquées, les contrastes moins accentués et les jeux d’ombres plus sobres pour un rendu qui rappelle la mini-série animée sur nos petits monstres préférés, sous-titrée Les Origines. Si, depuis 2018, l’aspect esthétique a gagné en expérience et grimpé de quelques niveaux, cela ne permet pas à cette génération 2019 de marquer une réelle évolution. Les choses devraient davantage se jouer à l’intérieur des zones ouvertes proposées par Galar, qui seront désormais à découvrir à travers une caméra libre.

Si une part des joueurs pense encore que cet épisode a pour ambition d’opérer un changement majeur dans la manière d’aborder un affrontement, la réponse est bien évidemment non. La structure en tour par tour qui définit l’identité de la série depuis 1999, demeure la même. Les dresseurs disposent d’une tream de maximum six Pokémon, avec lesquels ils doivent composer à tour de rôle face à un adversaire dans le but de lui voler la victoire. Telle une partie de feuille – papier – ciseaux, les matchs fonctionnent à travers un système de contre-élément. Dotés chacun de 4 techniques principales, les Pokémon ont la particularité d’appartenir à un ou plusieurs type d’éléments comme roche, vent ou psy. Sachant que chaque catégorie se veut vulnérable à un autre élément, la bataille sera remportée par celui qui saura le mieux gérer le type faible de son concurrent ; le feu remportant sur les plantes, l’eau sur le feu, l’électricité sur l’eau, etc.

Si une part des joueurs pense encore que cet épisode a pour ambition d’opérer un changement majeur dans la manière d’aborder un affrontement, la réponse est bien évidemment non. La structure en tour par tour qui définit l’identité de la série demeure la même.

Godzilla dans une Pokéball

L’une des principales nouveautés mise en avant par cette génération Épée / Bouclier est sans aucun doute la fameuse nouvelle forme pouvant être atteinte par nos mignonnes créatures de compagnie : la Dynamax. Ce phénomène lié à la région de Galar a pour particularité de permettre à notre Pokémon de devenir un Kaiju le temps de trois tours. En soi, leur apparence ne change pas d’un chouilla. Mais leur taille quant à elle, fait désormais presque la moitié de l’arène de combat, ce qui a bien évidemment pour effet de modifier leurs statistiques et notamment leur force en conséquence. Au même titre que les méga-évolutions introduites dans les Pokémon X et Y, la Dynamax s’insère comme une nouvelle manière d’aborder les affrontements. Leur utilisation qui se limite à une fois par match (uniquement lors des Raids et contre les boss d’arène), ne manque pas de redistribuer les cartes lorsque la situation devient tendue, et cela aussi bien du côté adverse que du nôtre.

Il ne faut pas confondre cette transformation avec la Gigamax. Comme le montre le dernier trailer en date (ci-dessous), cette autre évolution spéciale modifie à la fois, la taille du pokémon et ses statistiques, mais aussi son apparence. Plus explicitement, cette transformation est un type particulier de Dynamax qui touche uniquement des espèces rares de la région Galar. Elle confère à notre créature gigamaxée la possibilité d’effectuer une attaque spéciale qui peut être lancé certes, une fois par match mais à n’importe quel moment. De cette manière, que ce soit la Dynamax ou la Gigamax, le fait de ne pas savoir quand notre concurrent va lancer son joker rend les batailles encore plus intenses et rythmées.

Et ce ne sera pas la mise en scène qui dira le contraire. Les animations ont en effet gagné en puissance depuis les remakes Let’s Go Pikachu et Evoli. Plus d’un joueur aura sans doute le souffle coupé la première fois qu’il verra son Pokémon dynamaxé ou gigamaxé. La différence d’échelle entre le maître et son compagnon offre un spectacle des plus impressionnants. Mais c’est lorsque les échanges de coups commencent que les choses deviennent plus poignantes. La chorégraphie et l’impact des attaques dégagent enfin de véritables sensations. Qui plus est, la caméra couvre les rencontres de manière plus dynamique, ce qui intensifie grandement l’immersion. Pour ainsi dire, les développeurs de Game Freak ne sont pas allés de main morte afin de rebooster les combats et plus particulièrement l’aspect tactique dans Pokémon. Que ce soit en local ou en ligne, Pokémon Epée et Bouclier devrait offrir de belles rencontres.

Gamera Freak
Une immense région et un large contenu restent encore à découvrir à travers ce Pokémon Epée et Bouclier. Néanmoins, le badge dont il peut d’ores et déjà se targuer d’avoir est celui d’être un bon premier épisode de la série sur Switch. En tout cas, les prérequis semblent réunis du côté de son système de combat qui se veut toujours aussi bien huilé. L’introduction de la Dynamax / Gigamax met un coup de fouet à la dimension stratégique de la saga. Si on ajoute à cela, des parties de capture plus intuitives avec notamment un cycle jour / nuit et une météo dynamique, ainsi que des raids en multijoueur, cette huitième génération ne devrait avoir aucun souci à combler le coeur des fans, des amateurs de JRPG et de chasse aux monstres.

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